Les beaux jours sont là ! Profitez-en avec les enfants, en toute sécurité !

La plupart des accidents domestiques peuvent être évités par la prévention et l’éducation. Quelques conseils du Service des Urgences Pédiatriques de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola.

La prévention consiste tout d’abord à observer son environnement domestique afin de déceler les situations qui peuvent être dangereuses. Celles-ci dépendent de l’âge de l’enfant, de son développement psychomoteur, de sa personnalité… Il est important d’apprendre à votre enfant à reconnaître lui-même ces situations dangereuses, lui montrer comment réagir face au risque, lui expliquer le sens des interdits et le laisser agir tout en l’accompagnant.

Il fait beau, tous au jardin !
Les enfants ont envie de faire comme papa et maman : jardiner, tondre, bricoler… Proposez-leur des outils en plastique, adaptés à leur taille pour qu’ils puissent vous imiter en toute sécurité. Gardez tous les produits et outils dangereux hors de leur portée et éloignez vos enfants lorsque vous les utilisez. Veillez à toujours fermer le garage et la voiture à clé. Veillez également à bien fermer les portes menant à la terrasse ou au balcon, qui doivent être équipés de garde-corps hauts et bien fixés. Et dans le jardin, attention aux plantes dont beaucoup sont toxiques. Bref, même au jardin, ouvrez l’œil !

Ceux qui ont la chance d’avoir un trampoline chez eux : veillez à bien respecter les notices d’installation et à installer un filet. Il est troué ? Remplacez-le ! Un conseil aux enfants ? Rebondir, s’amuser, oui ! Mais toujours retomber sur ses pieds pour pouvoir continuer à jouer !

S’amuser en ville ?
Rester sur le trottoir, regarder avant de traverser,… En ville comme à la campagne, profitez de chaque sortie pour apprendre à vos enfants à anticiper les dangers liés à la circulation. Que ce soit à vélo ou en trottinette, pensez au casque, genouillère et coudières. Au parc, les toboggans, c’est pieds en avant ! Sortie piscine en vue? Les jeux d’eau, c’est encore mieux sous le regard bienveillant d’un adulte. Une glissade est vite arrivée… Et si vous vous rendez dans un lieu fort fréquenté, voici une astuce : équipez votre enfant d’un bracelet reprenant vos coordonnées !

C’est l’heure du goûter, préparez un gâteau ensemble !
Retour à la maison pour l’heure du goûter ! Associez les enfants à la préparation des repas pour les familiariser avec les dangers et leur expliquer comment manier les ustensiles en toute sécurité. Toujours sous la supervision d’un adulte, la cuisine reste une zone dangereuse : brûlures, coupures,… C’est notre responsabilité d’adulte de bien sécuriser cette pièce, d’expliquer les dangers et d’imposer des règles.

Barbecue entre amis ! Qui surveille les enfants ?
Lors d’un apéritif ou d’un dîner entre amis, on pense souvent que vu le nombre d’adultes présents, tout le monde surveille les enfants, mais au final personne n’est vraiment attentif aux petits qui se servent des chips, ceux qui courent autour de la piscine ou qui jouent au ballon à proximité du barbecue. Notre conseil ? Désignez des adultes qui, à tour de rôle, surveilleront activement les enfants.

A partir de quel âge commencer la prévention ?
Les enfants ne perçoivent pas les risques comme les adultes. À partir de 18 mois, ils peuvent néanmoins les comprendre avec des explications simples. Ensuite, vers 2-3 ans, ils entrent dans une phase d’autonomie et d’affirmation : statistiquement, c’est l’âge auquel ils sont le plus exposés au danger. En Europe, on estime que les accidents domestiques sont la cause principale de décès chez les enfants de 0 à 5 ans.

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Trop tard ? Ayez les bons réflexes !

Dr Franck est chirurgienne en pédiatrie, spécialisée en chirurgie reconstructrice et esthétique : ses conseils pour les brûlures

 

A lire et voir aussi : nos conseils sur le Webdoc de l’ONE « Air de Famille » !

Le sucre, ça se déguste !

Le sucre est partout ! Mais il ne faut pas le bannir complètement de notre alimentation. Comment distinguer les « bons » et les « mauvais » sucres ? Sylviane Podlubnai, responsable du service de diététique à l’Hôpital des Enfants, vous a préparé un condensé d’informations sous forme de questions-réponses et de conseils pratiques.

Quels sont les différents types de sucres ?

Les sucres, aussi appelés glucides, se distinguent en 2 sources par leur composition chimique.

Quels sont les bons sucres ?

Il faut essayer de privilégier les glucides naturellement présents dans les aliments, qu’ils soient complexes ou simples et limiter au maximum la consommation de sucres ajoutés. Les sucres ajoutés n’ont que peu d’intérêt nutritionnel pour la santé et sont la plupart du temps présent dans des aliments apportant beaucoup de calories et de graisses.

Pourquoi a-t-on besoin de glucides ?

Les glucides sont sources d’énergie et représentent effectivement le « carburant » de notre corps. C’est le cas des amidons (donc les féculents, les céréales, les tubercules,… dont on parlait plus haut). De plus, ils sont également présents dans des aliments qui apportent également d’autres nutriments bénéfiques pour la santé, tel que les fibres alimentaires, les vitamines comme la vitamine C et les minéraux comme le calcium. C’est le cas des fruits, légumes, lait,…

Mauvais sucre : y a t-il une limite à ne pas dépasser ?

L’Organisation Mondiale de la Santé et le Conseil Supérieur de la Santé recommandent de ne pas dépasser 10% de l’apport énergétique total sous forme de sucres ajoutés. Mais on y est vite ! À titre d’exemple, chez un enfant de 5 ans, on y parvient avec 1 canette de soda ou 2 cookies et 1 berlingot de jus.

Surpoids, obésité… y a-t-il d’autres risques si on mange trop de sucres ajoutés ?

Les risques d’une consommation abusive de sucres ajoutés sont de mener l’enfant au surpoids et à l’obésité effectivement. Ce qui à long terme augmente le risque de développer des maladies cardio-vasculaires, de l’hypertension artérielle, du diabète, des troubles hépatiques, orthopédiques, psychologiques et sociaux. Un autre problème non négligeable est le développement des caries dentaires. Les dents doivent donc être brossées après chaque consommation de produits sucrés ce qui en pratique n’est pas souvent le cas.

Des conseils pratiques ?

Sensibilisez votre enfant dès le plus jeune âge, surtout dans un objectif préventif. Proposez par exemple de l’eau plutôt que des boissons sucrées et privilégiez des collations saines telles que les fruits et les produits laitiers naturels. Apprenez à modérer la consommation de sucres ajoutés en les limitant aux moments les plus festifs par exemple.

Prendre le temps de faire soi-même un gâteau, plutôt que d’en acheter dans le commerce, c’est aussi plus de plaisir, surtout si vous le cuisinez avec votre enfant ! Et là aussi, il est possible d’adapter vos recettes pour remplacer le sucre par du miel par exemple.

Inspiration

Un peu d’inspiration ? La Clinique du Poids Junior propose régulièrement des recettes sympas sur sa page Facebook. https://www.facebook.com/cliniquedupoidsjunior/

Education thérapeutique // Apprendre à choisir et à modérer sa consommation de glucides

C’était l’objectif que les diététiciens s’étaient donnés lors de la Journée des Diététiciens 2019.  

Chaque année depuis 14 ans, l’UPDLF[1] invite les diététiciens à se mobiliser durant une semaine pour promouvoir au sein de la population une alimentation saine et équilibrée. Durant la semaine du 18 au 24 mars 2019, de nombreuses activités de sensibilisation ont eu lieu pour informer le public sur la bonne consommation des glucides.

Dans ce cadre, une animation organisée par les diététiciens du service diététique et de la Clinique du Poids Junior de l’HUDERF a eu lieu le mercredi 20 mars dans le hall de l’hôpital. Cette animation visait à informer les enfants et leurs parents sur ce que sont les glucides et à les aider à bien les choisir et à limiter leur consommation. Différents jeux ont été présentés tels que l’estimation du nombre de morceaux de sucre dans les aliments, un memory, des devinettes ainsi que l’apprentissage de la lecture des étiquetages nutritionnels. Les enfants hospitalisés ont pu eux aussi profiter de certaines de ces activités par le biais de petits jeux présent sur leurs plateaux repas.

[1] Union Professionnelle des Diététiciens de Langue Française


Contacter le service diététique de l’HUDERF

Blog // La diététique en images 

« Au coeur de l’Hôpital des Enfants »

Avez-vous suivi les épisodes de «Au coeur de l’Hôpital des Enfants» sur RTL-TVI ces dernières semaines ? Vous posez-vous des questions sur le comment ou le pourquoi de cette émission, qui met en lumière la vie quotidienne de trois de ses médecins, les Drs Franck, Demanet et Luyckx? Découvrez l’envers du décor….

Qui a décidé de tourner cette série, l’hôpital ou RTL-TVI?

L’histoire a commencé par un dîner entre amis, lors duquel les Drs Franck et Luyckx discutaient de leur travail. Le producteur de l’émission a trouvé les sujets passionnants et leur a proposé une série, à laquelle ils ont également convié leur collègue Dr Demanet. Les chirurgiens et le producteur sont allés à la rencontre des directions et du service de communication et les ont convaincus. Il a été décidé d’organiser le tournage d’un épisode pilote pour que les producteurs approchent une chaîne de télévision d’une part, mais aussi pour illustrer la philosophie de la série auprès des parents des patients. Ce pilote a d’ailleurs fait l’objet d’une projection en avantpremière à tout le personnel de l’HUDERF.

L’hôpital a-t-il imposé des règles à l’équipe de tournage?

Il y a des règles liées au contexte particulier de l’environnement hospitalier. Un accompagnement spécifique était prévu pour l’équipe de tournage, pour baliser les contacts initiaux, aussi pour veiller à obtenir le consentement de ceux qui apparaissaient à l’image. La communication avec les patients restait du ressort de l’hôpital. Du côté des thématiques, la discussion a été élargie à ce qui caractérise notre hôpital: la pluridisciplinarité, l’accompagnement des familles, la prise en charge de la douleur, le caractère universitaire, l’éducation thérapeutique, la prévention. Certaines histoires se sont imposées, comme celle de Zélia et de son papa, qui ont permis d’aborder la thématique du don d’organe et de la greffe rénale de A à Z. L’équipe porteuse du projet a aussi été impliquée par RTL TVI lors du montage et de la promotion.

Est-ce que la chaîne RTV-TVI a payé l’hôpital? Ou est-ce l’hôpital qui a payé RTL-TVI?

Ni l’un ni l’autre. Les médecins, les équipes, les patients qui ont participé l’ont fait sur base volontaire, dans l’échange et le respect.

Quel était l’objectif de l’hôpital en autorisant le tournage de cette série?

Il a été clair depuis le début que la série ne serait pas une téléréalité. La volonté de la chaîne était de mettre l’accent sur des messages d’espoir. L’objectif de l’HUDERF était également de rendre hommage à son personnel pour son investissement de tous les jours. Il se dit que l’équipe de tournage a été particulièrement touchée par la bienveillance et le professionnalisme des équipes après avoir passé plus de deux ans à tourner.

Quelles leçons l’hôpital a-t-il tiré de cette expérience?

D’abord, qu’un tel projet demande un gros investissement en temps et en énergie ! Deuxièmement, que le projet de l’hôpital bénéficie du soutien d’une grande communauté. L’émission a provoqué une avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux. Le fait que 400.000 personnes en moyenne ont regardé chaque épisode prouve que beaucoup de Belges ont envie de savoir ce qui se passe dans un hôpital! Continuer à démystifier l’hôpital, à mettre des visages sur les équipes et à ouvrir ses portes est important pour contribuer à réduire l’anxiété encore souvent associée au monde hospitalier.

 


Source: Iris&You n°33 – avril 2019

Une maladie infectieuse ne s’arrête pas à la frontière linguistique

Rencontre avec les Professeurs Pierre Smeesters et Pierre Van Damme

Le premier est pédiatre et chef de service à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola et francophone, le second est professeur en vaccination et maladies infectieuses à l’Université d’Anvers et néerlandophone. Parce qu’une maladie infectieuse ne s’arrête pas à la frontière linguistique et parce que certaines maladies presque disparues en Belgique refont leur apparition, nous avons rencontré deux spécialistes de la vaccination qui ont décidé de s’unir pour élaborer ensemble un plan d’action à leur échelle, et partager leurs expériences individuelles.

Que disent les chiffres ?

Récemment encore, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tirait la sonnette d’alarme à propos de la rougeole. En 2016, l’Europe a recensé 5.000 cas de rougeole. En 2018, le compteur est monté jusqu’à 82.000 cas. Aujourd’hui, pour le premier trimestre de l’année 2019, le nombre de cas de rougeole a triplé au niveau mondial (112.000 personnes touchées).

Rien que dans notre pays, la couverture vaccinale pour la rougeole est différente en Wallonie et en Flandre :

Flandre en 2016

96,2 % pour la première dose
93,4 % pour la seconde dose

Wallonie en 2016

96 % pour la première dose
75 % pour la seconde dose

Comment peut-on expliquer cette différence de couverture vaccinale ?

Pierre Smeesters (PSM) : « En Wallonie, on constate une grande influence de la France où la population est sceptique envers la vaccination. De manière générale et pour l’ensemble de la Belgique, la diminution du taux de vaccination à la seconde dose peut s’expliquer par nos vies chargées qui font que certains parents oublient parfois la seconde dose. Une autre constatation est que certains médecins ne sont pas suffisamment informés sur le sujet et rencontrent des difficultés pour répondre aux questions des parents.»

Pierre Van Damme (PVD) : «  Nous remarquons que de plus en plus, les parents ont des questions techniques sur la vaccination. C’est une évolution positive et cela veut dire que les parents souhaitent être informés afin de prendre la meilleure décision. »

Comment peut-on augmenter la couverture vaccinale en Belgique ?

PSM : « L’immense majorité des parents ont des questions sur la vaccination. C’est normal puisqu’il s’agit de la santé et d’un acte médical posé sur leur(s) enfant(s). Nous constatons que si nous prenons le temps de répondre à leurs questions, on finit par vacciner leur(s) enfant(s). Comme le disait Pierre, les parents ont des questions très pratiques et si les professionnels ne peuvent pas y répondre, ils vont chercher les réponses sur internet et tombent sur les arguments des anti-vaccination. »

PVD : « Les parents actuels ont entre 20 et 40 ans. Ils prennent moins le temps d’aller chez le médecin pour eux-mêmes et peuvent oublier la seconde dose de certains vaccins pour leurs enfants. Il est donc important que nous multipliions les contacts avec eux et cela peut se faire aussi par des articles de qualité dans la presse. »

Comment les professionnels du secteur de la santé en Belgique se forment-ils ?

Un récente étude de l’Université d’Anvers, conduite entre autres par Pierre Van Damme, montre que 30% des jeunes médecins en Europe sortent de leurs études sans aucune formation sur la vaccination.

PVD : « La vaccination est un sujet très dynamique, c’est une matière en constante évolution. C’est pourquoi nous devons constamment informer les professionnels de notre secteur. »

En Flandre, à l’Université d’Anvers, les étudiants en médecine suivent un module sur la vaccination. Ce module d’une semaine aborde des sujets tels que la communication sur la vaccination, les effets secondaires de la vaccination et son évolution. Les pharmaciens bénéficient également d’un cours de 12 heures et prochainement un module pour les étudiants infirmiers sera développé.

En Wallonie, un certificat interuniversitaire est en cours de création. Il sera donné dans les trois grandes universités francophones (ULB, UCL, ULg). Il s’agira d’un cours en ligne accessible à un large public tel que médecins, infirmières, pharmaciens, journalistes, sages-femmes, …

PVD : «  En Flandre, cela fait 18 ans que nous organisons un congrès basé sur les questions des professionnels du secteur des soins de santé. La dernière édition a rassemblé pas moins de 500 personnes. Le but est que chacun reparte avec les réponses à ses questions. »

PSM : « Avec l’aide de Pierre Van Damme et du GIEV (Groupe Interuniversitaire d’experts en vaccinologie), nous avons organisé cette année le premier congrès du même genre pour la partie francophone de Belgique. Plus de 250 professionnels y étaient présents et pas moins de 107 questions ont été abordées. »

Pour les deux experts, il est donc important d’unir les forces et de fédérer toutes les parties concernées que ce soient les professionnels de la santé ou les parents. Pour augmenter la couverture vaccinale dans notre pays et protéger les plus faibles des maladies encore mortelles aujourd’hui.


 

Des questions sur la vaccination ? S’informer auprès de sources fiables est essentiel !

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste ou le pédiatre de votre enfant.

Vous avez entre 30 et 50 ans ? Il est temps de vérifier vos vaccinations

Si vous avez entre 30 et 50 ans, que vous ayez des enfants ou non vous-même, ou des naissances dans votre entourage : ceci vous concerne ! En tant qu’adulte, si vous n’êtes bien souvent pas correctement protégé contre certaines maladies, vous prenez le risque de la développer vous-même et de la transmettre aux plus jeunes. La population de trente et quarante ans est notamment susceptible d’avoir la coqueluche aujourd’hui.

La rougeole ne concerne pas seulement les enfants

Prenons le cas de la rougeole pour lequel le vaccin se donne en deux doses, une première à l’âge de 12 mois et une seconde à l’âge de 10 ans. Avant 12 mois, les jeunes enfants ne sont donc pas protégés contre cette maladie. C’est pourquoi, il est important que l’entourage de ces enfants soit correctement vacciné pour éviter de leur transmettre cette maladie extrêmement contagieuse et fort dangereuse pour eux.

Si vous êtes dans la tranche d’âge concernée, vérifiez votre carnet de vaccination ou en cas de doute parlez-en à votre médecin traitant. Si vous venez d’avoir un enfant ou que vous êtes sur le point de devenir parent, demandez à vos amis et à votre famille de vérifier leur situation vaccinale afin de protéger au maximum votre enfant. Si vos enfants sont plus grands, contrôlez leur carnet de vaccination et ne perdez pas de vue que la seconde dose du vaccin contre la rougeole s’administre aux alentours de 10 ans. Il s’agit de protéger vos propres enfants, mais aussi ceux des autres !

De plus en plus de trentenaires et de quarantenaires touchés par la coqueluche

Vers l’âge de 8 semaines, nous avons tous été vaccinés contre la coqueluche, cette maladie respiratoire infectieuse. Aujourd’hui, les chercheurs se sont rendu compte que la durée de protection du vaccin contre la coqueluche est moindre. Cela veut dire que la population de trente et quarante ans est aujourd’hui susceptible d’avoir la coqueluche.

Si cette maladie n’est pas mortelle pour l’adulte, elle peut l’être pour les enfants de moins de 3 mois qui ne sont pas protégés !

Si vous projetez d’avoir un enfant ou si vous êtes enceinte, vous pouvez protéger votre futur bébé en vous faisant vacciner lors du second trimestre de votre grossesse.

Votre enfant recevra alors des anticorps passifs via le placenta et ensuite le lait maternel qui le protégeront durant les 3-4 premiers mois de sa vie. Moment où il sera en âge de se faire vacciner contre la coqueluche.

Témoignage : Jacques et Véronique, les parents d’Augustin, décédé de la coqueluche à six semaines de vie

Jacques et Véronique se sont rendus à la consultation de l’ONE pour faire les premiers vaccins d’Augustin (2 mois). Ce jour-là, le petit garçon présentait de la fièvre et il n’a pas pu être vacciné. Sur les conseils du médecin de l’ONE, les parents se sont rendus chez leur médecin traitant.

Malheureusement, l’état de santé d’Augustin s’est rapidement dégradé. Il avait contracté la coqueluche et n’a malheureusement pas pu se battre contre la bactérie. Cette maladie est souvent sévère et atypique chez les nourrissons, elle se développe silencieusement dans l’organisme.

« Pour Augustin, c’était trop tard. Mais pour les autres, on peut les protéger ! Lorsque l’on rencontre des parents, on leur dit toujours : tant que votre enfant n’est pas vacciné, n’allez pas l’exposer à des sources de contamination », explique Jacques, le papa d’Augustin.

« Dans notre famille, tout le monde est maintenant vacciné, car tout le monde a été touché par le décès d’Augustin », confie Véronique.

>> Retrouvez d’autres témoignages de parents à propos de la vaccination


En résumé, 5 actions concrètes pour les 30 et 50 ans :

  • Vérifier votre carnet de vaccination et vous faire vacciner pour vous protéger et protéger les autres ;
  • Vérifier le carnet de vaccination de vos enfants et ne pas oublier la seconde dose du vaccin contre la rougeole ;
  • En cas de doute, en parler à votre médecin traitant et éviter tout contact avec des nouveau-nés et enfants en bas âge ;
  • Si vous êtes enceinte, faire le vaccin contre la coqueluche pour protéger votre bébé;
  • Si vous venez d’avoir un bébé, sensibiliser votre entourage au retour de la coqueluche et à l’importance de la vaccination.

Sources :

Des questions sur la vaccination ? N’hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste ou votre pédiatre.

Retrouvez tous les articles de blog sur la vaccination en un clic http://www.huderf30.be/tag/vaccination

Doit-on forcément être un expert pour prendre position sur la vaccination ?

Vous vous sentez concernés par la recrudescence du mouvement anti-vaccin et des maladies qu’on croyait disparues ? Cet article pourrait vous intéresser.

Deux chercheuses australiennes du Murdoch Children’s Research Institute se sont penchées sur le rôle que chacun peut jouer à son niveau dans le débat des vaccins. Dans leur article publié sur Theconversation.com, elles estiment que, moyennant quelques connaissances de bases en matière de vaccination, quelques techniques de communication par la preuve, et surtout des qualités humaines d’écoute et d’empathie, tout le monde peut communiquer efficacement sur le sujet de la vaccination dans son propre réseau. Encore mieux : vous aurez probablement plus d’influence sur les personnes hésitantes que tout expert en la matière, car les comportements sont surtout formés sous l’influence des normes d’un groupe. Le sujet de la vaccination polarise. Vous positionner en tant qu’expert ou communiquer de façon trop abrupte n’aura aucun effet positif, bien au contraire.

Ne pas labelliser tout le monde d’antivax

D’abord, ce n’est pas parce que vous n’avez pas (encore) fait vacciner votre enfant que vous êtes contre la vaccination. Il se peut que vous ayez face à vous une personne peu ou pas informée, une personne qui, dans le doute, a reporté la vaccination ou quelqu’un qui, pour une raison ou une autre, n’a pas pu accéder à la vaccination, tout simplement.

Choisir vos interlocuteurs

Deuxièmement, il est peu probable que vous réussissiez à convaincre une personne qui refuse fermement la vaccination. Par contre, les personnes qui se posent des questions ou qui ont des doutes sont davantage ouvertes au dialogue et la probabilité que vous puissiez avoir une conversation positive qui contribuera in fine à orienter vers une vaccination est plus importante.

La façon dont on communique est aussi importante que ce que l’on communique

Allez de front à l’encontre de croyances et c’est un retour de flammes garanti ! Adopter un ton agressif ou moralisateur est non seulement inefficace, c’est aussi contreproductif. Avoir un dialogue ouvert, constructif, respectueux avec une personne en qui on a confiance a bien plus de chance d’encourager un parent hésitant vers la vaccination.

Ecouter au lieu de noyer sous les faits

Simplement énoncer des faits ne suffit pas. Simplement contredire des arguments non plus. Demandez à votre interlocuteur ce qui le tracasse et é-cou-tez ! Les sources de son inquiétude seront peut-être liées à la sécurité, l’efficacité ou les effets secondaires, par exemple. La personne en face de vous est hésitante mais il est important de garder à l’esprit que personne ne souhaite que son enfant (ou les autres d’ailleurs) tombe malade pour autant. Faire preuve d’empathie et de compréhension, dire qu’on comprend bien cette inquiétude, qui trouve peut-être sa source dans une expérience vécue ou rapportée, permet d’établir un lien et une confiance qui sera bénéfique pour la suite de la discussion.

Partager des informations et des expériences

En écoutant, vous identifiez les inquiétudes. Partagez des informations qui répondent à ces inquiétudes ou ces doutes. Expliquez ce que vous savez, en faisant référence à des sources fiables. Partagez vos propres expériences également, les histoires ont d’ailleurs souvent plus d’impact que les faits. Parler par exemple de ce pédiatre qui chantait quand vous avez fait vacciner vos enfants est efficace. Evoquer la maladie d’un proche qu’on aurait pu prévenir avec la vaccination aura de l’impact car c’est une situation vécue. Les histoires laissent des traces dans la mémoire.

Devenir une personne de référence

Vous aussi, quand vous hésitez à propos de quelque chose, vous en parlez à plusieurs reprises, avec plusieurs personnes avant de prendre votre décision et d’agir ? La personne en face de vous fera probablement la même chose. Sans avoir émis de jugement, vous devenez une personne ressource vers qui on peut se tourner en cas de question ou de doute. S’il se sent jugé, votre interlocuteur ne reviendra plus vers vous pour discuter de la vaccination. Si par contre votre discussion initiale l’a mis en confiance, qu’il s’est senti écouté, il fera de vous sa personne de référence. La décision n’est pas forcément immédiate : ce qui compte c’est que cette décision soit réfléchie et qu’elle soit la sienne.

Viser le public des réfractaires

Face à une personne en refus total, ces techniques de communication ne fonctionneront pas. Mais dans le cas où vous vous trouvez dans une discussion publique, en groupe, votre audience n’est pas la personne anti-vaccination que vous avez en face de vous, mais bien le public qui assiste au débat. Cette audience compte peut-être des personnes hésitantes. Si vous pensez avoir un bagage de connaissances assez fourni, osez vous lancer dans le débat pour ne pas laisser la personne monopoliser la conversation et semer davantage le doute. Les techniques utilisées par les ‘antivax’ sont du registre de la conspiration, des faux experts, des preuves sélectives ou non –représentatives ou d’attentes impossibles (comme atteindre 100% de sécurité par exemple). Bien identifier le registre et corriger le contenu de façon systématique, sur base de sources fiables, est efficace. Moins téméraire ? Rien ne vous empêche de simplement observer le débat et d’en rediscuter ensuite, en aparté.


Tout le monde peut participer à contrer la circulation des fausses informations, dans tous les domaines.

Depuis que notre hôpital a commencé à prendre position sur la vaccination, de nombreuses personnes sont entrées en contact avec nous et ont manifesté leur souhait de se former, de s’informer, de participer. Nous relayons leurs messages sur notre blog www.huderf30.be, à l’occasion de la Semaine Européenne de la Vaccination.

Vous souhaitez aussi agir face aux fake-news ? Utilisez des sources d’information fiables !

Pour s’informer sur internet sur la vaccination :

Mais aussi…

Des questions ? N’hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste ou votre pédiatre.

Retrouvez tous les articles de blog sur la vaccination en un clic http://www.huderf30.be/tag/vaccination

Le retour de la rougeole à tout âge : une vaccination maximale et complète comme seul remède

A l’occasion de la Semaine Européenne de la vaccination, le Dr Charlotte Martin du CHU Saint-Pierre signe un blog pour illustrer concrètement le retour de la rougeole : une maladie loin d’être bénigne, et qui touche autant les adultes que les enfants ! Bonne lecture…

La rougeole, contrairement aux idées reçues, n’est ni une maladie bénigne ni une maladie infantile. C’est par contre une des maladies les plus contagieuses au monde, et ce, même à plusieurs mètres de quelqu’un de malade ou en passant dans une pièce où quelqu’un de malade est resté quelques heures auparavant (salle d’attente,…).

Elle n’est pas bénigne, car elle peut provoquer une pneumonie (infection des poumons) et une encéphalite (infection du cerveau) voire même une destruction du système nerveux central plusieurs dizaines d’années plus tard. Elle peut parfois être fatale or, même à notre époque, il n’existe aucun traitement contre ce virus. Une fois atteint, on ne pourra que soulager les symptômes de la personne malade.

Elle n’est pas infantile, car même si elle atteignait principalement les enfants avant l’avènement de la vaccination généralisée, elle peut en fait toucher quelqu’un de n’importe quel âge s’il est mal ou non vacciné. Elle est même parfois plus dangereuse pour les adultes, particulièrement si ceux-ci sont fragilisés par une maladie ou des médicaments (immunosuppresseurs, cancer, VIH,…). Le tout petit bébé (moins de 6 mois) est aussi sujet à plus de complications.

Retour de la maladie faute de vaccination

Il n’existe pas de traitement mais il existe un vaccin contre la rougeole, très efficace s’il est administré deux fois, généralement dans l’enfance. Si on ne l’a reçu qu’une seule fois, on peut quand même faire la rougeole, parfois un peu atténuée. Une population bien protégée, c’est donc une population dont tous les enfants ont reçu deux doses de ce vaccin dans leur enfance. En Belgique, 95% des enfants ont reçu la première dose, mais seulement 75% des enfants francophones ont reçu la deuxième dose. Cela signifie que le virus de la rougeole a encore de la place pour circuler parmi les personnes qui n’ont reçu qu’une seule dose mais aussi par exemple chez les tout petits bébés (ceux qui sont plus sujets aux complications) qui n’ont pas encore reçu le vaccin, qu’on ne reçoit que vers 11-12 mois en Belgique. D’autres adultes qui n’ont pas été vaccinés (contre-indication au vaccin, personne venant d’un pays avec un programme de vaccination absent ou chaotique comme un pays en guerre) vont aussi être susceptible d’attraper la rougeole et de faire des complications.

Situation en Europe

En Europe ces deux dernières années, il y a eu plusieurs dizaines de morts de la rougeole : plusieurs dizaines de morts évitables par la vaccination. Plus d’un tiers des cas étaient des enfants de moins de 5 ans et la grande majorité n’était pas vaccinée : parfois parce qu’ils venaient d’un pays en guerre, parfois parce que les parents avaient été négligents mais aussi parfois parce que les parents pensaient que le vaccin n’était pas nécessaire, ou pouvait être dangereux pour leur enfant.

Dans quels pays y a-t-il actuellement le plus de cas en Europe ? Dans des pays très proches de nous comme la France, ou dans des pays dans lesquels nous voyageons facilement comme l’Italie, la Grèce ou encore la Roumanie et la Pologne. Il est donc facile d’imaginer qu’une personne revienne malade d’un de ces pays et contamine la population mal vaccinée de notre pays, ce qui entretiendra l’épidémie. Et en effet, en Belgique sur les trois premiers mois de 2019, il y a déjà eu plus de cas de rougeole que sur l’entièreté de l’année 2018. Nous faisons donc partie des pays d’Europe répertoriés comme étant en « épidémie active » : on conseille même aux personnes qui viennent faire du tourisme en Belgique de se (re)vacciner contre la rougeole avant d’arriver chez nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Des questions sur la vaccination ? S’informer auprès de sources fiables est essentiel !

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste ou le pédiatre de votre enfant.

Leucémie : améliorer les chances des enfants en rechute

La leucémie est la forme de cancer la plus souvent diagnostiquée chez les enfants, et la leucémie lymphoblastique aiguë est la forme de leucémie la plus courante. Le Dr Alina Ferster, lauréate 2018 des Fonds pour la Recherche en oncologie pédiatrique de la Fondation Roi Baudouin, veut améliorer les chances des enfants en rechute. Et toute une communauté Belge et internationale se mobilise pour y arriver ensemble.

Malheureusement 10% des enfants atteints de leucémie lymphoblastique sont résistants au traitement ou répondent au traitement mais subissent une rechute. La recherche garde donc toute son importance en oncologie pédiatrique.

Le Dr Ferster & la Société Belge d’Hématologie et Oncologie Pédiatrique (BSPHO) illustrent le projet en vidéo :

Source: communiqué de presse – Fondation Roi Baudouin

 

 

 

 

 

Un outil pour le dépistage de l’autisme en Belgique

Raccourcir l’errance diagnostique de l’autisme, outiller les professionnels autour de l’enfant, dépister les enfants à risque dès la maternelle : voilà tout le potentiel de ce nouvel outil de dépistage de l’autisme. Le dépistage de l’autisme est actuellement un défi majeur dans la plupart des pays francophones. L’Autism Discriminative Tool (ADT) permet d’identifier facilement, rapidement et de façon précise si l’enfant au développement atypique présente une suspicion d’autisme ou s’il s’agit d’une autre pathologie développementale, d’un retard du langage ou de troubles psychologiques. Un article scientifique sur cet outil de dépistage a été récemment publié dans le journal Research in Autism Spectrum Disorders, soulignant son adéquation pour contribuer à répondre au défi du dépistage de l’autisme et l’envoi plus rapide des patients suspectés vers des services diagnostiques tertiaires adaptés.

L’Autism Discriminative Tool ou ADT, développé par Sophie Carlier à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola, est un outil de dépistage des troubles du spectre autistique principalement destiné aux professionnels de la santé de deuxième ligne ou aux services en contact avec des enfants dit « à risque », présentant des difficultés développementales et fréquentant l’enseignement maternel. En pratique, cet outil se présente sous la forme d’un questionnaire fermé. Il est complété par les enseignants de maternelle avant d’être analysé et interprété par les médecins spécialisés dans le développement de l’enfant (ex: pédiatres, neuropédiatres, pédopsychiatres), mais aussi par les paramédicaux (ex: psychologues), les équipes de prévention/protection de l’enfance, les services d’accompagnement, les centres psycho-médico-sociaux, les centres de santé mentale ou toute autre équipe en contact avec des enfants présentant un développement atypique. Ce questionnaire, rapide et facile d’utilisation, permet d’éclairer le clinicien quant à la nécessité d’adresser l’enfant à un Centre Ressources Autisme pour une mise au point diagnostique.
Les professeurs s’avèrent d’excellents prédicteurs de l’autisme
L’étude de validation[1] de l’outil a été réalisée en multicentrique, rassemblant 118 enfants sans difficultés développementales et 126 enfants reçus en Centres Ressources Autisme pour un bilan diagnostique. Il en est ressorti que les professeurs sont très pertinents dans l’observation des signes d’autisme, devançant légèrement les parents. Non seulement les professeurs observent, à juste titre, plus de signes autistiques que les parents mais ils rapportent surtout les difficultés de socialisation en groupe. A contrario, les mères vont être plus performantes dans l’analyse de la relation inter-personnelle là où les pères sont souvent plus objectifs dans leur analyse de la situation. « Le potentiel de combinaison de l’évaluation d’un clinicien, de la cellule familiale et de la cellule scolaire permet de détecter avec davantage de certitude les enfants qui présentent effectivement de l’autisme, sur base des critères différents », explique Sophie Carlier, docteure en psychologie à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola et conceptrice de l’outil. Stéréotypies et critères socio-communicatifs
Créé pour pallier aux défauts des questionnaires existants (ex : trop de faux-positifs), l’ADT est composé de 35 items basés sur l’absence ou la présence de comportements précis, dont 26 sont utilisés dans une optique de dépistage des troubles du spectre autistique. « Cet outil est le seul test en français à être basé sur les nouveaux critères diagnostiques de l’autisme tels que définis dans le DSM-5. En plus des questions relatives aux difficultés socio-communicatives, l’ADT intègre quinze questions relatives aux comportements stéréotypés. Parmi ces items, l’ADT met systématiquement en évidence les particularités sensorielles, marqueurs prédominants chez l’enfant présentant de l’autisme: par exemple, l’enfant regarde sur le côté, couvre ses oreilles… », complète le Madame Carlier.Les patients de l’HUDERF sont dépistés grâce à cet outil
L’outil est utilisé à l’HUDERF depuis 2018 au sein du Centre Ressources Autisme, mais aussi lors des consultations de pédopsychiatrie générale. Cela permet de repérer plus rapidement les enfants devant bénéficier d’un bilan autisme mais aussi d’éviter les envois non pertinents vers le Centre Ressource Autisme. Les professeurs de la Maternelle Thérapeutique l’ont également intégré dans leur dispositif de pré-admission mais aussi durant la période d’adaptation de deux mois du début de prise en charge pour éventuellement rediriger l’enfant qui présente de l’autisme vers une prise en charge plus spécialisée.« La demande d’outils performants est forte dans le secteur. La précocité est clé pour la prise en charge de l’autisme : au plus tôt un diagnostic est établi, plus il sera facile d’influencer positivement l’évolution de l’enfant avec son trouble. Car en plus d’éviter des problèmes lors du développement de l’enfant, le travail des équipes qui prennent l’enfant en charge après le dépistage permet également d’éviter des problèmes au sein de sa famille, souvent dus au manque de compréhension du problème, ainsi que la difficile stimulation d’un enfant autiste sans outils appropriés », illustre le Pr Véronique Delvenne, chef de service de pédopsychiatrie.[1] L’outil a été validé en 2 étapes, avec une première étude exploratoire et une seconde étude prospective. La phase de validation a notamment rassemblé 126 enfants de 2 ans 1/2 à 6 ans 1/2 en attente d’un bilan diagnostique auprès de 3 centres ressources autisme belges et français. Son développement s’est voulu rigoureusement scientifique, via des cotations à l’aveugle, l’inclusion d’un groupe contrôle, un suivi des cohortes cliniques et le respect des standards internationaux lors du processus diagnostique final. Au terme de cette étude, une valeur de 0.94 a été obtenue pour la spécificité et 0.83 en termes de sensibilité, permettant ainsi de différencier risque de TSA et probabilité d’une autre pathologie (neuro)développementale.


Ressources
http://www.adt-autism.com/
Carlier, S., Ducenne, L., Leys, C., Stanciu, R., Deconinck, N., Wintgens, A., Orêve,M-J., & Delvenne, V. Improving autism screening in French-speaking countries: Validation of the Autism Discriminative Tool, a teacher-rated questionnaire for clinicians’use. Research in Autism Spectrum Disorders, 61, 33-44. Accès via https://doi.org/10.1016/j.rasd.2019.01.010

Carlier, S., Kurzeja, N., Ducenne, L., Pauwen, N., Leys, C., & Delvenne, V. (2017). Differential profile of four groups of children referred to an autism diagnostic service in Belgium: Autism-specific hallmarks. Journal of intellectual Disabilities, 22(4), 340-346. DOI:10.1177/1744629517713516.


Blog – La précocité est clé pour la prise en charge de l’autisme !

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Vis ma vie … d’éducateur à l’HUDERF

(Re)découvrons le métier d’éducateur en rencontrant Thomas Harckmans à l’Hôpital des Enfants

Thomas Harckmans et ses collègues de la salle 66

Comment êtes-vous arrivé à l’Hôpital des Enfants, Thomas ?

Comme beaucoup de mes collègues, je pense, via un stage. J’ai fait mes stages à l’HUDERF et je ne suis jamais reparti. Chaque unité de l’HUDERF compte maintenant un éducateur et je crois que je suis d’ailleurs le plus ancien. Nous sommes tous éducateurs spécialisés mais notre formation au travail hospitalier n’existe pas, elle se fait sur le tas.

Comment se passe la journée d’un éducateur ?

En salle 66, on commence par la distribution des repas à 8h. Chez nous, les éducateurs ont en effet décidé de s’occuper de cette tâche. C’est un excellent moyen d’entrer en contact avec les enfants qui viennent d’arriver dans l’unité, de leur indiquer où est la salle de jeux et de leur expliquer ce que je fais. Le reste de la journée, la salle de jeux est notre bureau.

Justement, que faites-vous ?

Activité avec les enfants lors d’un Atelier Fratrie dans la grande salle de jeux

En résumé, je fais tout pour que l’enfant reparte de l’hôpital avec un bon souvenir. Et cela prend évidemment plusieurs formes : j’organise des activités manuelles pour que l’enfant puisse se confectionner un petit objet. Nous jouons à des jeux, afin de mettre l’enfant en confiance. Mais je l’accompagne aussi à des examens auquel il doit se soumettre, si ses parents ne sont pas là. Et dans ce domaine-là, nous avons travaillé entre éducateurs pour développer toute une gamme d’outils pour distraire l’enfant avant, pendant et après les soins : cela va des bulles de savons aux lunettes de réalité virtuelle. Si c’est bien préparé et si on laisse à l’enfant le choix du moyen qu’il préfère, c’est très rassurant pour lui, très agréable pour le personnel soignant et très gratifiant pour nous, éducateurs.

Enfin, je suis responsable des sorties et événements occasionnels comme la chasse aux oeufs de Pâques, la fête de St Nicolas, le voyage à Disneyland Paris que nous avons organisés,….

Quelles sont les qualités qu’un éducateur doit posséder pour travailler dans ce milieu un peu spécial pour l’enfant ?

Je crois qu’il faut surtout être proactif, aller vers l’enfant. C’est pour cela que nous avons assez peu d’activités programmées. Je préfère faire le tour des chambres, aller chercher les enfants et faire

Sortie à Disneyland Paris avec les patients en 2018

ce qu’ils ont envie de faire. Il faut aussi pouvoir faire un peu abstraction de la raison pour laquelle l’enfant est là. J’estime que je suis là pour l’enfant, pas pour la maladie.

De quels enfants vous souvenez-vous en particulier ?

Le registre est large : bien sûr, je n’oublierai jamais la lettre d’amour que m’a écrite une adolescente hospitalisée dans mon unité. Cela demande tellement de délicatesse de réagir de façon adéquate à quelque chose d’aussi intime. Mais aussi à l’enfant qui était tellement heureux de nager avec les dauphins grâce à la réalité virtuelle qu’il n’a même pas senti la prise de sang. On a tous éclaté de rire quand il a exigé d’être prévenu avant qu’on pique alors qu’on avait déjà retiré l’aiguille !

Utilisation de la distraction avec les lunettes virtuelles Crédits : Aline Wavreille

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : iris&you – Décembre 2018

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