De l’Hôpital des Enfants à un projet collaboratif de soins pour les enfants

Portrait de l’évolution du projet de l’Hôpital des Enfants, de son implémentation sur le site Horta au développement de synergies au service des patients et à son futur au sein d’un réseau de soins hospitalier élargi.

L’hôpital des enfants, conçu sur l’idée de Robert Dubois en 1954, aurait dû au départ être construit comme l’avait imaginé Henri Simonet, Président de l’ULB en 1973, soit à côté du CHU Saint-Pierre, soit sur le site du futur Hôpital Érasme à Anderlecht. Il a été finalement associé à l’Hôpital Brugmann et a accueilli ses premiers patients en 1986. «Au départ, les directions générale et médicale, ainsi que le Conseil médical, étaient communs avec le CHU Brugmann», rappelle le Pr Georges Casimir, Directeur général médical de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF).

Mères et enfants dans le même mouvement

Le sens de cette proximité ? Avant tout, proposer un service de choix aux patients. Les services d’anesthésie et de chirurgie cardiaque sont par exemple communs aux hôpitaux adultes et enfants, ce qui permet à tous de bénéficier des meilleurs soins et des technologies les plus pointues. «Par ailleurs, la maternité du CHU Brugmann et la néonatalogie de l’HUDERF sont associées pour les 4 à 6% de cas où la grossesse est à risque. La maman doit alors pouvoir accoucher à côté d’une structure pédiatrique de pointe, sinon presque dedans, de façon à ce que les pédiatres n’aient qu’à tendre les bras pour recevoir le bébé», résume le Pr Casimir.

Soigner ensemble

Autre façon de conjuguer les forces des deux hôpitaux, et d’y adjoindre celles de l’Hôpital Érasme : la transition, pour les enfants atteints de maladies chroniques, vers la médecine adulte. Un enfant qui grandit doit en effet quitter la pédiatrie pour être pris en charge par la médecine des adultes. C’est d’ailleurs de plus en plus fréquent puisque l’espérance de vie des enfants atteints de maladies chroniques graves, comme la mucoviscidose, augmente très rapidement. «On ne peut plus hospitaliser à l’HUDERF des gens qui ont des poils aux jambes et dont les pieds dépassent du lit», dit en souriant le Pr Casimir. La solution est de faire venir à l’Hôpital des Enfants les médecins qui suivront les futurs adultes. «Nous travaillons en collaboration avec les membres du personnel soignant pendant deux ou trois ans, au moment où nos patients entrent dans l’adolescence. Ce processus de transition existe depuis une dizaine d’années et aujourd’hui on constate que les gens en sont satisfaits, voire viennent chez nous pour cela; c’est une belle réussite.»

Le futur dans la diversité

Pr Casimir, directeur général médical

L’avenir du campus Osiris? Il se conjuguera sûrement au pluriel, dans un ensemble plus grand encore qui réunira tous les hôpitaux publics et l’ULB avec son hôpital académique à Bruxelles: Érasme, Saint-Pierre et l’Institut Bordet, en plus du CHU Brugmann et de l’HUDERF. Ce nouvel ensemble comptabiliserait 1.200.000 consultations par an, ce qui lui donnerait la taille du deuxième CHU de France, celui de Lille. Concentrer les compétences et les patients, c’est une priorité dans la médecine moderne. Pour amortir des machines sophistiquées mais aussi, et surtout pour augmenter la qualité des soins : regrouper tous les cas rares d’une même maladie dans le même hôpital accroît le nombre de cas qu’un médecin spécialiste aura l’occasion de traiter, ce qui le rendra plus performant.

Ce grand ensemble est souhaitable, mais dans le respect de ce qui existe, explique le Pr Casimir. «Les grandes structures déshumanisent, et en ce moment les petits villages redeviennent à la mode… Nous devons nous garder de faire disparaître l’humain et les cultures de proximité.» C’est en les respectant que l’hôpital à venir pourra profiter de l’immense chance que représente toute la diversité de la Région bruxelloise.

 

Source : extrait d’Osiris News – Juin 2019

www.huderf.be

Retrospective de 15 ans de rénovations à l’Hôpital des Enfants

En une quinzaine d’années, c’est l’ensemble de l’hôpital qui a été reconstruit ! Petite cartographie non exhaustive des chantiers passés et à venir.

Projet Professeur Vis : une nouvelle aile pour l’Hôpital des Enfants !

Maintes fois repensé et reprogrammé, le bâtiment Henri Vis, situé le long de l’avenue Crocq, aurait initialement dû accueillir un service d’Urgences, un Quartier opératoire, une stérilisation et un département de radiologie communs au CHU Brugmann et à l’HUDERF.

«Ce faisant, les travaux de rénovation et de nouvelles constructions se sont poursuivis sur les différents sites, et le projet Vis a été postposé pour diverses raisons, notamment budgétaires et en lien avec la programmation de l’hôpital», relate Eric Renière. Le gros oeuvre de cet édifice trait d’union entre l’HUDERF et le CHU Brugmann a finalement débuté en 2012. Le Vis «dernière mouture» accueillera la «one day» chirurgicale, le Quartier opératoire, les Urgences et la pédopsychiatrie de l’HUDERF, ainsi que la néonatologie non intensive du CHU Brugmann. La mise en exploitation des premiers services est prévue pour l’été 2019.

La poursuite de l’aménagement du plateau ambulatoire est également au programme.

Rénovations en cascades des unités de soins 

Les unités de soins ne sont pas en reste ! Les aménagements des 5e et 6e étages, entamés en 2010, ont notamment permis d’accueillir des unités de soins oncologiques et pédiatriques, ainsi que la dialyse. Les soins intensifs et la néonatologie ont été rénovés suite à l’extension du bâtiment au niveau +1. Ces travaux ont permis la rénovation en cascade des unités de soins jusqu’en 2015.

Les lits K1 et K (pédopsychiatrie) ont été installés respectivement au 3e étage et dans une annexe au bâtiment He afin de pouvoir accueillir un total de 15 patients supplémentaires. Une unité Parents-Bébé et une unité de prise en charge précoce de l’autisme (APPI) ont vu le jour. En 2016, l’Hôpital des enfants a inauguré une plaine de jeux extérieure et a revu sa signalisation externe. Le service radiologie a aménagé un espace dédié à une toute nouvelle technologie, l’EOS. Les secteurs de l’ORL, de la stomatologie et de la pédiatrie générale ont été rénovés en 2017. La maternelle thérapeutique, qui était installée à Koekelberg, a été rapatriée sur le site Horta début septembre 2018 suite au déménagement de la kinésithérapie dans la nouvelle polyclinique Madeleine Lejour du CHU Brugmann.

 

 

 

 

Des rénovations encore sur le campus Horta au coeur des services partagés

  • La stérilisation a été rénovée entre 2015 et 2017
  • Le remplacement de la cogénération a été réalisé en 2017
  • Le Département des Ressources Humaines du CHU de Bruxelles a pris ses quartiers sur le campus Horta en 2015
  • Le bâtiment B accueillera une crèche réaménagée dont la capacité sera doublée par rapport aux locaux actuels, permettant l’accueil de 98 enfants des membres du personnel.

Pas que cosmétique

Bien davantage que de simples «liftings», les cures de jouvence offertes aux hôpitaux HUDERF et CHU Brugmann visent à moderniser les installations, tant en termes de confort que d’un point de vue technique. «Il s’agit notamment de s’adapter aux derniers standards technologiques dans la pratique médicale», explique Eric Renière, Directeur des Départements de Support du groupement Osiris HUDERF – CHU Brugmann. «Chaque projet de rénovation constitue par ailleurs une opportunité à saisir pour améliorer le fonctionnement global des services.»

C’est ainsi qu’une série de projets relatifs à la consommation d’énergie ont été menés à bien ces dernières années (travaux d’isolation, nouvelles chaudières, optimalisation du réseau de chaleur, obtention de certificats verts…). «Outre les bénéfices environnementaux, ces initiatives nous ont permis d’engranger des économies substantielles», indique Eric Renière. «Nous étudions d’ailleurs actuellement la possibilité d’installer des panneaux solaires sur les deux établissements du site Horta, puis sur l’hôpital de Brien d’ici quelques mois.»

«Un hôpital qui ne se transforme pas est un hôpital qui meurt. Se lancer dans de grands projets de rénovation, se réinventer, se reconstruire… est primordial pour l’établissement. Et maintenir les 240.000 m2 du campus constitue un défi de tous les jours! L’hôpital vit, évolue et se transforme pour répondre aux besoins des professionnels de la santé qui y travaillent et des patients qui y sont soignés»

Eric Renière, Directeur des Départements de Support du groupement Osiris HUDERF – CHU Brugmann

Extraits d’Osiris News mai 2019

www.huderf.be

Prise en charge et droits des patients : tout change !

À l’hôpital, on ne fait pas que soigner: la prise en charge des patients suppose un travail administratif important. Celui-ci a complètement changé au cours de ces 15 dernières années…

D’un monde où l’on tape à la machine, sous la dictée, les remarques d’un médecin à propos d’une consultation à celui où ces mêmes données sont introduites dans un logiciel informatique au moment même où le patient répond, et peuvent ensuite être transmises en une fraction de seconde jusqu’au bout du monde, l’administration hospitalière a changé du tout au tout. Pour dresser un portrait de son évolution, nous avons rencontré Thérèse Locoge, Directrice juridique du CHU de Bruxelles, et Myriam Damblon, responsable Administratif et Financier de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF).

Une prise en charge globale de chaque patientThérèse Locoge et Myriam Damblon

L’une des tendances les plus marquées de l’évolution de la médecine depuis une quinzaine d’années est la prise en charge globale du patient. Pour de très nombreuses pathologies, il est en effet devenu évident qu’un médecin seul ne peut pas tout résoudre. Il est nécessaire d’avoir des spécialistes de différents aspects de la maladie, et des professions paramédicales en soutien. Ainsi pour un problème de thyroïde on peut avoir besoin d’un(e) chirurgien(ne), d’un(e) endocrinologue, et d’un(e) diététicien(ne) en cas de problèmes de surpoids lié à un trouble hormonal. C’est ce qui explique la généralisation de la structure en «cliniques» (du poids, du diabète, du dos…) qui permettent aux patients d’avoir un seul point de contact où l’entièreté de leur pathologie est prise en charge.

Des dossiers complexes

D’un point de vue administratif, cela a des conséquences importantes. Là où, dans le passé, les patients devaient prendre trois rendez-vous dans trois services s’ils avaient besoin de trois spécialistes, aujourd’hui une seule secrétaire prend en charge l’organisation de tout un trajet de soins. «Les secrétaires sont devenues expertes en gestion de dossiers complexes. Elles prennent les rendez-vous directement, en tenant compte des possibilités des médecins, des patients et des examens qui sont nécessaires à chaque étape», explique Myriam Damblon.

Le double mouvement de l’informatisation

Le rôle de l’informatique est bien entendu fondamental dans tous ces changements: sans la digitalisation, il serait par exemple impossible de vérifier qu’un patient ne s’est pas trompé en donnant son adresse. Mais du point de vue des secrétaires, l’impact de l’informatisation est double et un peu paradoxal, explique Myriam Damblon: «D’un côté il y a beaucoup moins de travail. Les dactylographes par exemple, qui devaient prendre en dictée tout le contenu des remarques des médecins, ont pratiquement vu cette tâche disparaître. Aujourd’hui, sauf exception, les médecins entrent directement les données dans un logiciel spécialisé. Mais d’un autre côté, les secrétaires sont aujourd’hui contraintes à beaucoup plus de flexibilité dans leur travail quotidien. Et les tâches administratives se sont multipliées. La quantité de travail n’a donc pas diminué».

Comment donner confiance dans ce nouvel univers ?

Face à une évolution aussi rapide et aussi profonde, la législation doit s’adapter. La question du secret médical est au coeur de nombreuses controverses aujourd’hui, alimentées par le fait que partager des informations médicales est faisable en quelques clics. Mais il y a un effet d’optique à ne pas négliger, souligne Thérèse Locoge: «Quand les dossiers médicaux étaient conservés sous forme de feuilles de papier stockées dans un local, il était certes plus difficile de les transmettre… mais il n’était pas possible de savoir si quelqu’un s’était introduit dans ce local, quand, et pour accéder à quoi… Alors qu’aujourd’hui, on peut toujours identifier la personne qui a eu accès à un dossier informatisé».

Un tout nouveau rôle

Dans ce contexte, l’importance du dossier médical partagé est de plus en plus apparente. Il permet à tout médecin de trouver facilement toutes les données de son patient, pour pouvoir le soigner au mieux. Encore un aspect totalement nouveau du travail des hôpitaux, qui demande un nouveau lien de confiance entre les patients et l’hôpital. C’est pour renforcer cette confiance qu’a été mis en place le fameux «RGPD» européen – Règlement Général sur la Protection des Données – qui définit les conditions auxquelles les données des patients peuvent être communiquées ou conservées.

Ne pas perdre de vue l’essentiel

Ces évolutions peuvent paraître éloignées du coeur de métier de l’hôpital: soigner les patients. Mais tout est lié: une bonne gestion des données administratives permet de dispenser aux patients les meilleurs soins sans qu’ils risquent de se retrouver face à des frais impayables pour cause de défaut d’assurance. Le partage à bon escient des données médicales est un atout important pour les patients dont la prise en charge est meilleure quand l’information est partagée. Et bien sûr tout ce qui rend l’administration de l’hôpital plus efficace a un but: permettre aux médecins de soigner les patients!

Quel impact sur le personnel ? Le nombre de personnes employées pour la dactylographie a diminué, bien sûr. Mais de nouvelles fonctions apparaissent dans l’hôpital :
> Mettre au point ou adapter les outils informatiques,
> Transformer les données entrées par les médecins en courriers tout faits, ou autres documents utilisables,
> Gérer les données personnelles,
> Etc.
Auteur : MG
Source : Osiris News (n° 50, juillet 2018 – avril 2019)

Au STOP : ayez le bon réflexe et luttez avec nous contre les infections !

Vous pouvez nous aider à protéger (nos patients) vos enfants… en vous arrêtant au STOP ! Quand vous arrivez à l’hôpital, quand vous entrez et sortez d’un service : ayez le réflexe de vous désinfecter les mains ! Toux, fièvre ou rhume ? Portez également un masque !

L’équipe de Prévention et de Contrôle des Infections Hygiène de l’Hôpital des Enfants a installé plusieurs panneaux STOP dans son enceinte. Ces panneaux sont équipés de désinfectant pour les mains ainsi que de masques de protection pour couvrir le nez et la bouche. L’objectif ? Limiter la prolifération des microbes et les infections !

L’hôpital est un lieu où de multiples maladies sont soignées et où nous luttons contre les infections. Arrêtez-vous pour effectuer ces gestes simples, et ensemble protégeons les enfants !

 

Portrait-robot mondial du Streptocoque A

Analyser les différentes souches mondiales de streptocoque A serait-il la clé pour le développement d’un vaccin contre cette bactérie ? Une étude vient d’en réaliser un atlas mondial et d’isoler une quinzaine de cibles vaccinales potentielles.

Une nouvelle étude, publiée dans Nature Genetics, vient de dresser un portrait-robot complet du Streptocoque A à travers le monde et d’identifier des cibles potentielles pour le développement d’un vaccin.

« La plupart des études génomiques existantes se focalisent sur une seule souche de la bactérie, souvent occidentale, alors qu’il existe de nombreuses variétés différentes de par le monde », explique Pierre Smeesters, partenaire de cette étude, chercheur au Laboratoire de Bactériologie Moléculaire (Faculté de Médecine) et pédiatre à l’HUDERF. Le but de cette recherche était donc de faire l’inventaire de la diversité génétique globale du Strep A, en analysant 2083 souches issues de 6 continents.

Les chercheurs sont parvenus à isoler une quinzaine de cibles potentielles pour le développement d’un vaccin contre la bactérie. Les séquences analysées sont disponibles dans un atlas en accès libre pour les chercheurs afin de favoriser le développement futur de traitements, vaccins ou médicaments.

Pierre Smeesters et sa collègue Hannah Frost ont participé à la sélection des souches de référence de l’étude. Ils ont également caractérisé trois protéines présentes à la surface de la bactérie et étudiées depuis longtemps dans leur groupe de recherche. « Nous en avons déduit que ces protéines sont plus ou moins importantes selon les régions du monde, alors que l’on pensait qu’une seule d’entre elles était essentielle », explique Pierre Smeesters.

Le Strep A est responsable d’infections bénignes telles des angines, mais également d’infections parfois mortelles comme des méningites ou encore le syndrome de choc toxique.


Source: Actus ULB

 

Les beaux jours sont là ! Profitez-en avec les enfants, en toute sécurité !

La plupart des accidents domestiques peuvent être évités par la prévention et l’éducation. Quelques conseils du Service des Urgences Pédiatriques de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola.

La prévention consiste tout d’abord à observer son environnement domestique afin de déceler les situations qui peuvent être dangereuses. Celles-ci dépendent de l’âge de l’enfant, de son développement psychomoteur, de sa personnalité… Il est important d’apprendre à votre enfant à reconnaître lui-même ces situations dangereuses, lui montrer comment réagir face au risque, lui expliquer le sens des interdits et le laisser agir tout en l’accompagnant.

Il fait beau, tous au jardin !
Les enfants ont envie de faire comme papa et maman : jardiner, tondre, bricoler… Proposez-leur des outils en plastique, adaptés à leur taille pour qu’ils puissent vous imiter en toute sécurité. Gardez tous les produits et outils dangereux hors de leur portée et éloignez vos enfants lorsque vous les utilisez. Veillez à toujours fermer le garage et la voiture à clé. Veillez également à bien fermer les portes menant à la terrasse ou au balcon, qui doivent être équipés de garde-corps hauts et bien fixés. Et dans le jardin, attention aux plantes dont beaucoup sont toxiques. Bref, même au jardin, ouvrez l’œil !

Ceux qui ont la chance d’avoir un trampoline chez eux : veillez à bien respecter les notices d’installation et à installer un filet. Il est troué ? Remplacez-le ! Un conseil aux enfants ? Rebondir, s’amuser, oui ! Mais toujours retomber sur ses pieds pour pouvoir continuer à jouer !

S’amuser en ville ?
Rester sur le trottoir, regarder avant de traverser,… En ville comme à la campagne, profitez de chaque sortie pour apprendre à vos enfants à anticiper les dangers liés à la circulation. Que ce soit à vélo ou en trottinette, pensez au casque, genouillère et coudières. Au parc, les toboggans, c’est pieds en avant ! Sortie piscine en vue? Les jeux d’eau, c’est encore mieux sous le regard bienveillant d’un adulte. Une glissade est vite arrivée… Et si vous vous rendez dans un lieu fort fréquenté, voici une astuce : équipez votre enfant d’un bracelet reprenant vos coordonnées !

C’est l’heure du goûter, préparez un gâteau ensemble !
Retour à la maison pour l’heure du goûter ! Associez les enfants à la préparation des repas pour les familiariser avec les dangers et leur expliquer comment manier les ustensiles en toute sécurité. Toujours sous la supervision d’un adulte, la cuisine reste une zone dangereuse : brûlures, coupures,… C’est notre responsabilité d’adulte de bien sécuriser cette pièce, d’expliquer les dangers et d’imposer des règles.

Barbecue entre amis ! Qui surveille les enfants ?
Lors d’un apéritif ou d’un dîner entre amis, on pense souvent que vu le nombre d’adultes présents, tout le monde surveille les enfants, mais au final personne n’est vraiment attentif aux petits qui se servent des chips, ceux qui courent autour de la piscine ou qui jouent au ballon à proximité du barbecue. Notre conseil ? Désignez des adultes qui, à tour de rôle, surveilleront activement les enfants.

A partir de quel âge commencer la prévention ?
Les enfants ne perçoivent pas les risques comme les adultes. À partir de 18 mois, ils peuvent néanmoins les comprendre avec des explications simples. Ensuite, vers 2-3 ans, ils entrent dans une phase d’autonomie et d’affirmation : statistiquement, c’est l’âge auquel ils sont le plus exposés au danger. En Europe, on estime que les accidents domestiques sont la cause principale de décès chez les enfants de 0 à 5 ans.

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Trop tard ? Ayez les bons réflexes !

Dr Franck est chirurgienne en pédiatrie, spécialisée en chirurgie reconstructrice et esthétique : ses conseils pour les brûlures

 

A lire et voir aussi : nos conseils sur le Webdoc de l’ONE « Air de Famille » !

Le sucre, ça se déguste !

Le sucre est partout ! Mais il ne faut pas le bannir complètement de notre alimentation. Comment distinguer les « bons » et les « mauvais » sucres ? Sylviane Podlubnai, responsable du service de diététique à l’Hôpital des Enfants, vous a préparé un condensé d’informations sous forme de questions-réponses et de conseils pratiques.

Quels sont les différents types de sucres ?

Les sucres, aussi appelés glucides, se distinguent en 2 sources par leur composition chimique.

Quels sont les bons sucres ?

Il faut essayer de privilégier les glucides naturellement présents dans les aliments, qu’ils soient complexes ou simples et limiter au maximum la consommation de sucres ajoutés. Les sucres ajoutés n’ont que peu d’intérêt nutritionnel pour la santé et sont la plupart du temps présent dans des aliments apportant beaucoup de calories et de graisses.

Pourquoi a-t-on besoin de glucides ?

Les glucides sont sources d’énergie et représentent effectivement le « carburant » de notre corps. C’est le cas des amidons (donc les féculents, les céréales, les tubercules,… dont on parlait plus haut). De plus, ils sont également présents dans des aliments qui apportent également d’autres nutriments bénéfiques pour la santé, tel que les fibres alimentaires, les vitamines comme la vitamine C et les minéraux comme le calcium. C’est le cas des fruits, légumes, lait,…

Mauvais sucre : y a t-il une limite à ne pas dépasser ?

L’Organisation Mondiale de la Santé et le Conseil Supérieur de la Santé recommandent de ne pas dépasser 10% de l’apport énergétique total sous forme de sucres ajoutés. Mais on y est vite ! À titre d’exemple, chez un enfant de 5 ans, on y parvient avec 1 canette de soda ou 2 cookies et 1 berlingot de jus.

Surpoids, obésité… y a-t-il d’autres risques si on mange trop de sucres ajoutés ?

Les risques d’une consommation abusive de sucres ajoutés sont de mener l’enfant au surpoids et à l’obésité effectivement. Ce qui à long terme augmente le risque de développer des maladies cardio-vasculaires, de l’hypertension artérielle, du diabète, des troubles hépatiques, orthopédiques, psychologiques et sociaux. Un autre problème non négligeable est le développement des caries dentaires. Les dents doivent donc être brossées après chaque consommation de produits sucrés ce qui en pratique n’est pas souvent le cas.

Des conseils pratiques ?

Sensibilisez votre enfant dès le plus jeune âge, surtout dans un objectif préventif. Proposez par exemple de l’eau plutôt que des boissons sucrées et privilégiez des collations saines telles que les fruits et les produits laitiers naturels. Apprenez à modérer la consommation de sucres ajoutés en les limitant aux moments les plus festifs par exemple.

Prendre le temps de faire soi-même un gâteau, plutôt que d’en acheter dans le commerce, c’est aussi plus de plaisir, surtout si vous le cuisinez avec votre enfant ! Et là aussi, il est possible d’adapter vos recettes pour remplacer le sucre par du miel par exemple.

Inspiration

Un peu d’inspiration ? La Clinique du Poids Junior propose régulièrement des recettes sympas sur sa page Facebook. https://www.facebook.com/cliniquedupoidsjunior/

Education thérapeutique // Apprendre à choisir et à modérer sa consommation de glucides

C’était l’objectif que les diététiciens s’étaient donnés lors de la Journée des Diététiciens 2019.  

Chaque année depuis 14 ans, l’UPDLF[1] invite les diététiciens à se mobiliser durant une semaine pour promouvoir au sein de la population une alimentation saine et équilibrée. Durant la semaine du 18 au 24 mars 2019, de nombreuses activités de sensibilisation ont eu lieu pour informer le public sur la bonne consommation des glucides.

Dans ce cadre, une animation organisée par les diététiciens du service diététique et de la Clinique du Poids Junior de l’HUDERF a eu lieu le mercredi 20 mars dans le hall de l’hôpital. Cette animation visait à informer les enfants et leurs parents sur ce que sont les glucides et à les aider à bien les choisir et à limiter leur consommation. Différents jeux ont été présentés tels que l’estimation du nombre de morceaux de sucre dans les aliments, un memory, des devinettes ainsi que l’apprentissage de la lecture des étiquetages nutritionnels. Les enfants hospitalisés ont pu eux aussi profiter de certaines de ces activités par le biais de petits jeux présent sur leurs plateaux repas.

[1] Union Professionnelle des Diététiciens de Langue Française


Contacter le service diététique de l’HUDERF

Blog // La diététique en images 

« Au coeur de l’Hôpital des Enfants »

Avez-vous suivi les épisodes de «Au coeur de l’Hôpital des Enfants» sur RTL-TVI ces dernières semaines ? Vous posez-vous des questions sur le comment ou le pourquoi de cette émission, qui met en lumière la vie quotidienne de trois de ses médecins, les Drs Franck, Demanet et Luyckx? Découvrez l’envers du décor….

Qui a décidé de tourner cette série, l’hôpital ou RTL-TVI?

L’histoire a commencé par un dîner entre amis, lors duquel les Drs Franck et Luyckx discutaient de leur travail. Le producteur de l’émission a trouvé les sujets passionnants et leur a proposé une série, à laquelle ils ont également convié leur collègue Dr Demanet. Les chirurgiens et le producteur sont allés à la rencontre des directions et du service de communication et les ont convaincus. Il a été décidé d’organiser le tournage d’un épisode pilote pour que les producteurs approchent une chaîne de télévision d’une part, mais aussi pour illustrer la philosophie de la série auprès des parents des patients. Ce pilote a d’ailleurs fait l’objet d’une projection en avantpremière à tout le personnel de l’HUDERF.

L’hôpital a-t-il imposé des règles à l’équipe de tournage?

Il y a des règles liées au contexte particulier de l’environnement hospitalier. Un accompagnement spécifique était prévu pour l’équipe de tournage, pour baliser les contacts initiaux, aussi pour veiller à obtenir le consentement de ceux qui apparaissaient à l’image. La communication avec les patients restait du ressort de l’hôpital. Du côté des thématiques, la discussion a été élargie à ce qui caractérise notre hôpital: la pluridisciplinarité, l’accompagnement des familles, la prise en charge de la douleur, le caractère universitaire, l’éducation thérapeutique, la prévention. Certaines histoires se sont imposées, comme celle de Zélia et de son papa, qui ont permis d’aborder la thématique du don d’organe et de la greffe rénale de A à Z. L’équipe porteuse du projet a aussi été impliquée par RTL TVI lors du montage et de la promotion.

Est-ce que la chaîne RTV-TVI a payé l’hôpital? Ou est-ce l’hôpital qui a payé RTL-TVI?

Ni l’un ni l’autre. Les médecins, les équipes, les patients qui ont participé l’ont fait sur base volontaire, dans l’échange et le respect.

Quel était l’objectif de l’hôpital en autorisant le tournage de cette série?

Il a été clair depuis le début que la série ne serait pas une téléréalité. La volonté de la chaîne était de mettre l’accent sur des messages d’espoir. L’objectif de l’HUDERF était également de rendre hommage à son personnel pour son investissement de tous les jours. Il se dit que l’équipe de tournage a été particulièrement touchée par la bienveillance et le professionnalisme des équipes après avoir passé plus de deux ans à tourner.

Quelles leçons l’hôpital a-t-il tiré de cette expérience?

D’abord, qu’un tel projet demande un gros investissement en temps et en énergie ! Deuxièmement, que le projet de l’hôpital bénéficie du soutien d’une grande communauté. L’émission a provoqué une avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux. Le fait que 400.000 personnes en moyenne ont regardé chaque épisode prouve que beaucoup de Belges ont envie de savoir ce qui se passe dans un hôpital! Continuer à démystifier l’hôpital, à mettre des visages sur les équipes et à ouvrir ses portes est important pour contribuer à réduire l’anxiété encore souvent associée au monde hospitalier.

 


Source: Iris&You n°33 – avril 2019

Une maladie infectieuse ne s’arrête pas à la frontière linguistique

Rencontre avec les Professeurs Pierre Smeesters et Pierre Van Damme

Le premier est pédiatre et chef de service à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola et francophone, le second est professeur en vaccination et maladies infectieuses à l’Université d’Anvers et néerlandophone. Parce qu’une maladie infectieuse ne s’arrête pas à la frontière linguistique et parce que certaines maladies presque disparues en Belgique refont leur apparition, nous avons rencontré deux spécialistes de la vaccination qui ont décidé de s’unir pour élaborer ensemble un plan d’action à leur échelle, et partager leurs expériences individuelles.

Que disent les chiffres ?

Récemment encore, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tirait la sonnette d’alarme à propos de la rougeole. En 2016, l’Europe a recensé 5.000 cas de rougeole. En 2018, le compteur est monté jusqu’à 82.000 cas. Aujourd’hui, pour le premier trimestre de l’année 2019, le nombre de cas de rougeole a triplé au niveau mondial (112.000 personnes touchées).

Rien que dans notre pays, la couverture vaccinale pour la rougeole est différente en Wallonie et en Flandre :

Flandre en 2016

96,2 % pour la première dose
93,4 % pour la seconde dose

Wallonie en 2016

96 % pour la première dose
75 % pour la seconde dose

Comment peut-on expliquer cette différence de couverture vaccinale ?

Pierre Smeesters (PSM) : « En Wallonie, on constate une grande influence de la France où la population est sceptique envers la vaccination. De manière générale et pour l’ensemble de la Belgique, la diminution du taux de vaccination à la seconde dose peut s’expliquer par nos vies chargées qui font que certains parents oublient parfois la seconde dose. Une autre constatation est que certains médecins ne sont pas suffisamment informés sur le sujet et rencontrent des difficultés pour répondre aux questions des parents.»

Pierre Van Damme (PVD) : «  Nous remarquons que de plus en plus, les parents ont des questions techniques sur la vaccination. C’est une évolution positive et cela veut dire que les parents souhaitent être informés afin de prendre la meilleure décision. »

Comment peut-on augmenter la couverture vaccinale en Belgique ?

PSM : « L’immense majorité des parents ont des questions sur la vaccination. C’est normal puisqu’il s’agit de la santé et d’un acte médical posé sur leur(s) enfant(s). Nous constatons que si nous prenons le temps de répondre à leurs questions, on finit par vacciner leur(s) enfant(s). Comme le disait Pierre, les parents ont des questions très pratiques et si les professionnels ne peuvent pas y répondre, ils vont chercher les réponses sur internet et tombent sur les arguments des anti-vaccination. »

PVD : « Les parents actuels ont entre 20 et 40 ans. Ils prennent moins le temps d’aller chez le médecin pour eux-mêmes et peuvent oublier la seconde dose de certains vaccins pour leurs enfants. Il est donc important que nous multipliions les contacts avec eux et cela peut se faire aussi par des articles de qualité dans la presse. »

Comment les professionnels du secteur de la santé en Belgique se forment-ils ?

Un récente étude de l’Université d’Anvers, conduite entre autres par Pierre Van Damme, montre que 30% des jeunes médecins en Europe sortent de leurs études sans aucune formation sur la vaccination.

PVD : « La vaccination est un sujet très dynamique, c’est une matière en constante évolution. C’est pourquoi nous devons constamment informer les professionnels de notre secteur. »

En Flandre, à l’Université d’Anvers, les étudiants en médecine suivent un module sur la vaccination. Ce module d’une semaine aborde des sujets tels que la communication sur la vaccination, les effets secondaires de la vaccination et son évolution. Les pharmaciens bénéficient également d’un cours de 12 heures et prochainement un module pour les étudiants infirmiers sera développé.

En Wallonie, un certificat interuniversitaire est en cours de création. Il sera donné dans les trois grandes universités francophones (ULB, UCL, ULg). Il s’agira d’un cours en ligne accessible à un large public tel que médecins, infirmières, pharmaciens, journalistes, sages-femmes, …

PVD : «  En Flandre, cela fait 18 ans que nous organisons un congrès basé sur les questions des professionnels du secteur des soins de santé. La dernière édition a rassemblé pas moins de 500 personnes. Le but est que chacun reparte avec les réponses à ses questions. »

PSM : « Avec l’aide de Pierre Van Damme et du GIEV (Groupe Interuniversitaire d’experts en vaccinologie), nous avons organisé cette année le premier congrès du même genre pour la partie francophone de Belgique. Plus de 250 professionnels y étaient présents et pas moins de 107 questions ont été abordées. »

Pour les deux experts, il est donc important d’unir les forces et de fédérer toutes les parties concernées que ce soient les professionnels de la santé ou les parents. Pour augmenter la couverture vaccinale dans notre pays et protéger les plus faibles des maladies encore mortelles aujourd’hui.


 

Des questions sur la vaccination ? S’informer auprès de sources fiables est essentiel !

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste ou le pédiatre de votre enfant.