Articles

FaceAuCovid#2 : Patients diabétiques

Voici quelques points que nous souhaitions aborder avec toi en cette période spéciale de confinement…

On entend beaucoup parler du diabète et du coronavirus dans les informations. Sache qu’à l’heure actuelle, aucun jeune de moins de 25 avec un diabète n’a dû être hospitalisé pour des complications du CoviD-19 ! C’est essentiellement le diabète mal équilibré de la personne âgée qui favorise les complications de cette infection. D’ailleurs, vu ton âge, tu ne fais a priori pas partie de la population à risque des complications du coronavirus. Néanmoins, tu peux quand même l’attraper ou le transmettre à tes proches. Alors prends soin de toi, garde bien tes distances et lave-toi les mains régulièrement !

Si tu devais être infecté par le coronavirus, comme pour toute autre infection, ton diabète pourrait être déséquilibré. Mesure bien ta glycémie et adapte alors bien tes doses d’insuline. Les médecins de la Clinique de Diabétologie restent évidemment disponibles par téléphone pour t’aider à adapter ton traitement !

1) Prends soin de toi

Même en confinement, tu dois gérer au mieux ton diabète. Le fait de rester à la maison peut avoir modifié ton alimentation et ton activité physique. Comme tu le sais, ceci peut avoir un impact direct sur ton équilibre glycémique.

Même en pleine épidémie de coronavirus, nous te demandons de rester vigilant, de contrôler ton taux de sucre, de réaliser tes injections et de respecter les consignes diététiques. Profites-en pour compléter correctement ton carnet, adapter tes doses d’insuline, corriger les hyper- et hypoglycémies. N’hésite pas à contacter ton médecin pour des avis sur l’adaptation des doses d’insuline ou les diététiciennes, Manon Druppel et Nina Deveen, pour tout conseil diététique.

Nous t’invitons à garder une activité physique régulière en extérieur, en appliquant bien les consignes de sécurité (distanciation sociale et lavage des mains) ou en intérieur (il existe de nombreuses applications te proposant un coaching sportif gratuit !).

2) On garde le contact

L’équipe de diabétologie continue à travailler et à te recevoir sur rendez-vous. Nous sommes aussi toujours disponibles par téléphone pour répondre à toutes tes questions. Valérie Van Bever, la secrétaire de la Clinique de Diabétologie, prendra contact avec toi ou tes parents une semaine avant le rendez-vous initialement prévu, pour vérifier si tout va bien, si ce rendez-vous est bien indispensable et si tu as des besoins particuliers (tigettes, capteurs, prescriptions, attestations…).

Lors des rendez-vous, une seule personne peut t’accompagner et tu ne pourras entrer dans l’hôpital qu’en l’absence de symptômes et après prise de ta température. Si tu ne pouvais pas te rendre personnellement à la consultation, un de tes parents peut y venir avec ton lecteur ou les données de ta pompe.

Toutes ces mesures permettent de t’accueillir dans les meilleures circonstances à l’hôpital et, surtout, de protéger ta santé.

3) Et le Ramadan ?

Le 24/04 débute le Ramadan. Comme chaque année, nous t’invitons à prendre contact avec ton médecin pour savoir si ton état de santé et ton traitement te permettent de jeûner.

De toute façon, priorité à la santé ! Ne te mets pas en danger pour jeûner !

Merci à l’équipe de diabétologie pour ces précieux conseils !

____

Des questions sur la santé de votre enfant ? Parlez-en avec votre médecin de famille ou votre pédiatre !

www.huderf.be

Le sucre, ça se déguste !

Le sucre est partout ! Mais il ne faut pas le bannir complètement de notre alimentation. Comment distinguer les « bons » et les « mauvais » sucres ? Sylviane Podlubnai, responsable du service de diététique à l’Hôpital des Enfants, vous a préparé un condensé d’informations sous forme de questions-réponses et de conseils pratiques.

Quels sont les différents types de sucres ?

Les sucres, aussi appelés glucides, se distinguent en 2 sources par leur composition chimique.

Quels sont les bons sucres ?

Il faut essayer de privilégier les glucides naturellement présents dans les aliments, qu’ils soient complexes ou simples et limiter au maximum la consommation de sucres ajoutés. Les sucres ajoutés n’ont que peu d’intérêt nutritionnel pour la santé et sont la plupart du temps présent dans des aliments apportant beaucoup de calories et de graisses.

Pourquoi a-t-on besoin de glucides ?

Les glucides sont sources d’énergie et représentent effectivement le « carburant » de notre corps. C’est le cas des amidons (donc les féculents, les céréales, les tubercules,… dont on parlait plus haut). De plus, ils sont également présents dans des aliments qui apportent également d’autres nutriments bénéfiques pour la santé, tel que les fibres alimentaires, les vitamines comme la vitamine C et les minéraux comme le calcium. C’est le cas des fruits, légumes, lait,…

Mauvais sucre : y a t-il une limite à ne pas dépasser ?

L’Organisation Mondiale de la Santé et le Conseil Supérieur de la Santé recommandent de ne pas dépasser 10% de l’apport énergétique total sous forme de sucres ajoutés. Mais on y est vite ! À titre d’exemple, chez un enfant de 5 ans, on y parvient avec 1 canette de soda ou 2 cookies et 1 berlingot de jus.

Surpoids, obésité… y a-t-il d’autres risques si on mange trop de sucres ajoutés ?

Les risques d’une consommation abusive de sucres ajoutés sont de mener l’enfant au surpoids et à l’obésité effectivement. Ce qui à long terme augmente le risque de développer des maladies cardio-vasculaires, de l’hypertension artérielle, du diabète, des troubles hépatiques, orthopédiques, psychologiques et sociaux. Un autre problème non négligeable est le développement des caries dentaires. Les dents doivent donc être brossées après chaque consommation de produits sucrés ce qui en pratique n’est pas souvent le cas.

Des conseils pratiques ?

Sensibilisez votre enfant dès le plus jeune âge, surtout dans un objectif préventif. Proposez par exemple de l’eau plutôt que des boissons sucrées et privilégiez des collations saines telles que les fruits et les produits laitiers naturels. Apprenez à modérer la consommation de sucres ajoutés en les limitant aux moments les plus festifs par exemple.

Prendre le temps de faire soi-même un gâteau, plutôt que d’en acheter dans le commerce, c’est aussi plus de plaisir, surtout si vous le cuisinez avec votre enfant ! Et là aussi, il est possible d’adapter vos recettes pour remplacer le sucre par du miel par exemple.

Inspiration

Un peu d’inspiration ? La Clinique du Poids Junior propose régulièrement des recettes sympas sur sa page Facebook. https://www.facebook.com/cliniquedupoidsjunior/

Education thérapeutique // Apprendre à choisir et à modérer sa consommation de glucides

C’était l’objectif que les diététiciens s’étaient donnés lors de la Journée des Diététiciens 2019.  

Chaque année depuis 14 ans, l’UPDLF[1] invite les diététiciens à se mobiliser durant une semaine pour promouvoir au sein de la population une alimentation saine et équilibrée. Durant la semaine du 18 au 24 mars 2019, de nombreuses activités de sensibilisation ont eu lieu pour informer le public sur la bonne consommation des glucides.

Dans ce cadre, une animation organisée par les diététiciens du service diététique et de la Clinique du Poids Junior de l’HUDERF a eu lieu le mercredi 20 mars dans le hall de l’hôpital. Cette animation visait à informer les enfants et leurs parents sur ce que sont les glucides et à les aider à bien les choisir et à limiter leur consommation. Différents jeux ont été présentés tels que l’estimation du nombre de morceaux de sucre dans les aliments, un memory, des devinettes ainsi que l’apprentissage de la lecture des étiquetages nutritionnels. Les enfants hospitalisés ont pu eux aussi profiter de certaines de ces activités par le biais de petits jeux présent sur leurs plateaux repas.

[1] Union Professionnelle des Diététiciens de Langue Française


Contacter le service diététique de l’HUDERF

Blog // La diététique en images 

La Clinique de Diabétologie fait le point sur la maladie, sa détection et son traitement

La maladie chronique entraine souvent des responsabilités parfois lourdes à porter pour des enfants, qui, selon l’âge, sont souvent loin d’être autonomes. Un accompagnement rapproché de l’enfant et sa famille est indispensable pour intégrer les différences qui vont s’imposer dans leurs vies. Aperçu du dispositif d’accompagnement médical et thérapeutique du jeune, de sa famille et de son environnement offert par l’équipe de la Clinique de Diabétologie de l’HUDERF à l’occasion de la journée mondiale du diabète ce 14 novembre.

Diabète pédiatrique : état des lieux en Belgique
En Belgique, 45.000 personnes dont plus de 3.200 enfants de moins de 18 ans sont atteints de diabète de type 1. Actuellement, plus de 550 enfants et leurs familles sont suivis à la Clinique de Diabétologie de l’HUDERF, le plus grand centre de diabétologie pédiatrique de Belgique qui accueille 1/6ème de la population diabétique en Belgique (enfants et adolescents).

Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque les cellules β du pancréas ne produisent plus suffisamment d’insuline ou quand le corps ne parvient plus à utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. L’insuline est une hormone agissant comme une clef permettant au glucose présent dans le sang d’entrer dans les cellules, qui pourront alors l’utiliser comme source d’énergie.

Les recherches sur le diabète ne permettent pas encore de déterminer son apparition ni de savoir si celui-ci est héréditaire, ni de proposer des moyens de prévention… Lorsque l’équipe de la Clinique de Diabétologie reçoit un nouveau patient, elle invite la fratrie et les parents à réaliser un test de dépistage (de la glycémie et la recherche d’autres facteurs).

Mieux reconnaître les signes et les symptômes pour offrir une prise en charge avant un pic
La journée mondiale du diabète est l’occasion d’attirer l’attention des parents, des enseignants, mais aussi des professionnels du secteur de la santé sur les signes et les symptômes du diabète chez l’enfant.

Il faut être attentif lorsqu’un enfant urine plus que la normale (on parle alors de polyurie) ou lorsqu’il boit plus que d’habitude (on parle alors de polydipsie), lorsque l’enfant est amaigri, fatigué ou encore déshydraté.

« Les symptômes, semblant parfois anodins, font qu’on ne pense pas immédiatement au diabète. Si les signes ne sont pas reconnus, l’état de l’enfant peut se dégrader très vite et dans certains cas amener à ce qu’on appelle une a acidocétose, soit un manque vital d’insuline dans le sang », souligne le Docteur Tenoutasse. Dans les cas les plus graves, c’est le coma acidocétosique qui peut entraîner des séquelles graves ou la mort en l’absence de traitement.

La Clinique de Diabétologie
La Clinique de Diabétologie a vu rapidement le jour lors de la création de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola il y a 30 ans. En 1997, l’INAMI a officialisé l’existence de Centres de diabétologie pédiatrique avec la « convention de rééducation en matière d’autogestion du diabète sucré chez des enfants et adolescents ». Actuellement, 15 Centres de diabétologie pédiatrique sont reconnus en Belgique.

L’équipe de la Clinique de Diabétologie de l’HUDERF est composée de pédiatres, d’infirmières, de diététiciennes, d’une psychologue, d’une secrétaire et d’une assistante sociale. Lors de l’arrivée d’un nouveau patient, celui-ci aura un premier contact avec le médecin. Il s’agit du point de départ d’une hospitalisation d’une dizaine de jours durant laquelle l’enfant et ses parents seront vus tous les jours par les médecins, les infirmières, les diététiciennes et la psychologue afin d’établir le meilleur schéma d’insuline et de pouvoir éduquer toute la famille à la prise en charge nécessaire du diabète. Après cela, le patient reviendra en consultation à la Clinique de Diabétologie où il sera suivi régulièrement par l’équipe en fonction de ses besoins.

La pluridisciplinarité est essentielle pour offrir une prise en charge et un accompagnement adapté au jeune, à sa famille et à son environnement : explications de la maladie et éducation à l’autogestion du diabète, en s’adaptant (si nécessaire) aux familles, prise d’autonomie de l’enfant, interventions à l’école, accompagnement de l’alimentation, encouragement de l’activité sportive, accompagnement de la fratrie de l’enfant malade…