FaceAuCovid#3 : Enfants avec trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

Pour beaucoup de familles, la situation actuelle peut créer des moments de tension et de détresse. Cette situation peut être encore plus difficile à gérer lorsqu’un membre de la famille est porteur d’un TDAH. Vous trouverez dans cette fiche des conseils, trucs et astuces pour aider au mieux votre (vos) enfant(s) au quotidien, tant pour la journée que pour anticiper les moments de la journée ou l’impulsivité ou l’hyperactivité peuvent être à leur comble.

1. « Si votre enfant est sous traitement, continuez le traitement médicamenteux, sauf indication contraire de votre médecin »

La médication aide votre enfant à mieux gérer les symptômes de son trouble. Il est donc important de continuer le traitement habituel. Si l’ordonnance pour son traitement est périmée, contactez votre médecin référent, renouvelez celle-ci par téléconsultation.

2. « Organisez les journées de votre enfant selon une routine fixe »

Les journées de nos enfants sont normalement structurées par le rythme scolaire. Les routines et rituels sont importants pour les enfants et adolescents TDAH, d’autant plus dans une période comme celle-ci où ils perdent leurs repères.

Prévoyez donc un emploi du temps (écrit, à l’aide de pictogramme, etc.) pour structurer ses journées. S’il ou elle est en âge de le faire, vous pouvez réaliser cet emploi du temps ensemble ou proposer qu’il le réalise seul. Faites en sorte que ce planning soit compatible avec ce que votre enfant à l’habitude de vivre en période scolaire. Un emploi du temps soudainement chargé d’activité inhabituelle ou d’objectifs à atteindre risque d’avoir l’effet opposé que celui qui est attendu.

Il est important d’avoir des points de repère fixes quotidiennement tel que :

  • Une heure de lever et de coucher fixe
  • Des heures de travail bien défini, ainsi que les matières à travailler
  • Les moments de temps libre
  • Le moment des temps repas
  • Les activités sportives
  • Les éventuelles tâches à réaliser, le moment de se laver, etc.

Formalisez les temps d’apprentissages et utilisez les supports pédagogiques fournis par l’école. Gardez en tête que le contexte d’apprentissage est différent de celui de l’école, et qu’il ne faut donc pas avoir les mêmes attentes. L’important est qu’il apprenne ou travaille, le cadre peut être plus souple (peut se lever, gigoter, travailler assis, debout ou par terre, travailler à l’oral, etc.).
N’hésitez pas à faire régulièrement des activités agréables afin de casser un peu le quotidien morose de la vie en confinement.

Si possible, trouvez des missions ou des objectifs pour votre enfant après la fin de la journée de travail et de la séance de sport. Cela lui permettra de canaliser son impulsivité et son agitation. Vous pouvez par exemple le nommer « chef de cuisine pour la préparation d’un gâteau » ou lui demander de s’occuper de ses petits frères et sœurs.

Exemple d’emploi du temps pour un jour de la semaine :

Horaire lundi Activité à réaliser
8h-8h30 Réveil ⏰ — Temps libre*
8h30-9h Déjeuner ? — Se laver ? — S’habiller ?
9h-10h30 ? École à la maison : maths ?
10h30-11h Temps libre ? ? ?
11h-12h30 ? École à la maison : français ?
12h30-13h30 Dîner?
13h30-14h30 Temps libre ? ? ?
14h30-16h ? École à la maison : éveil ?
16h-16h30 Goûter ? — Détente ??♂️
16h30-17h Activité physique ⛹?♀️
17h-19h Temps libre ??
19h Souper ?
20h Se préparer au coucher ?
20h30 Coucher* ?

* Dans la mesure du possible, faites attention au temps d’exposition aux écrans qui se cumule rapidement sur une journée. Il est aussi préférable d’éviter une utilisation des écrans trop prolongée avant le coucher. Privilégier d’autres activités, comme la lecture par exemple, plus favorables à l’endormissement.

Téléchargez notre calendrier et commencez à créer le planning de vos enfants !


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3. « Maintenez des temps de socialisation, gardez contact avec vos proches »

Autant pour vous que pour vos enfants, il est important de garder des contacts réguliers avec votre proche extérieur à la maison. S’ils sont en âge de le faire, encouragez vos enfants à contacter quotidiennement des membres de la famille ou des amis de l’école. Privilégier le plus possible des contacts visuels en utilisant les moyens de communication actuels (ex : Skype/ FaceTime/ WhatsApp / Viber/ Messenger). Pour les plus grands, s’ils n’ont pas de téléphone, laisser les discuter entre eux en toute discrétion. Ils seront plus à l’aise. Pour ceux qui possèdent un téléphone, ne vous inquiétez pas, ils ne vous auront pas attendu pour parler avec leur copain ou copine.

4. « Maintenez une activité sportive quotidienne »

Vos enfants, surtout s’ils ont un TDAH avec une hyperactivité prononcée, ont besoin de se dépenser. L’agitation et l’impulsivité risquent en effet d’être encore plus marquées après 16h, c’est donc une activité à ne surtout pas laisser de côté. En intérieur, proposez des activités de type yoga, relaxation, de la danse ou encore des parcours de gymnastique (à l’aide de mobilier qui ne casse pas, tel que des livres, des chaises, des coussins, etc.). Une fois le parcours réalisé, n’hésitez pas à mobiliser votre enfant pour qu’il en recrée un différent seul tout de suite après le premier parcours, afin de mobiliser sa créativité et sa motivation à l’activité.
Surtout si vous n’avez pas de jardin ou que vous vivez en appartement, proposez une activité physique extérieure d’au moins 30 minutes par jour (promenade, course à pied, vélo tout en veillant à respecter les distances requises avec les autres promeneurs et promeneuses).

Différents sites Internet peuvent vous aider pour le sport à l’intérieur :

5. « Ne vous inquiétez pas et apaisez votre enfant sur l’éventuel retard pédagogique que cette période de confinement peut entraîner »

Leur équilibre mental est plus important que leur niveau scolaire ! Rappelez-vous que tous les jeunes se trouvent dans la même situation. Lors du retour en classe, leurs enseignants s’adapteront à cette situation inédite. L’important est de continuer à apprendre.

Profitez des temps d’école – d’apprentissage pour également favoriser d’autres types de travaux. Organisez des travaux manuels durant la journée type dessin, pâte à sel, peinture, musique — encore comme des vrais cours à l’école. Il ne s’agit pas de temps de récréation. C’est aussi le bon moment pour leur apprendre à cuisiner, à chanter, à dessiner, à danser, à bricoler, etc. N’hésitez pas à utiliser les supports numériques et les tutoriels YouTube pour susciter leur intérêt.

6. « Organisez des temps de jeux en famille le soir »

Cela permettra à chacun d’être tous ensemble dans un moment agréable et d’apaiser les tensions si nécessaire. C’est également un temps qui permettra à chacun de s’exprimer plus sereinement. Essayez de prévoir des activités d’au moins 10 minutes, comme du karaté, de la danse, des jeux de société, pour rigoler tous ensemble et favoriser l’échange.

7. « Parlez de la situation actuelle à votre enfant »

Soyez ouvert à votre enfant, parlez-lui de la situation de manière calme et adaptée à son niveau de compréhension, évitez les détails inutiles. Demandez-lui quelles sont ses inquiétudes. Parlez-lui également des mesures d’hygiène actuelles, quels sont les gestes barrières, à quoi servent-ils. Votre enfant a besoin de comprendre quelle est l’utilité de ce geste. Vous pouvez par exemple faire un atelier avec des paillettes pour montrer à quoi sert de se laver les mains. Limitez également le temps d’exposition aux médias à vos enfants, aux informations de la télévision et des réseaux sociaux. Ayez régulièrement cette discussion avec vos enfants, les enfants sont inquiets, mais ne l’expriment pas comme les adultes.

8. « Prenez soin de vous en tant que parent »

L’anxiété se transmet : quand les parents sont anxieux, les enfants aussi, il est important de prendre aussi soin de vous en tant que parent, il faut vous informer, mais attention à ne pas écouter en boucle les chaines d’information qui peuvent majorer l’anxiété. Limitez les médias à 30 minutes par jour maximum.

Essayez de faire des séances de respiration ou de relaxation, avec ou sans les enfants. Soyez bienveillant envers vous et les autres membres de la famille. Nous passons rarement autant de temps tous ensemble sur des périodes aussi longues. Octroyez-vous des moments de solitude, à l’intérieur de la maison ou en allant marcher. Posez des horaires fixes ou vos enfants s’occupent eux-mêmes afin de pouvoir prendre du temps pour vous.

9. « En cas de crise »

La tension induite par la situation que nous vivons peut entraîner des crises et des comportements opposants chez vos enfants. N’hésitez pas à consulter notre fiche pratique pour vous aider à prévenir ce type de comportement, mais aussi pour gérer les situations plus critiques.

Enfin, notre permanence Allo ! Pédopsy reste joignable au 02/477.31.80 du lundi au vendredi de 9h00 à 16h30 pour vous conseiller et vous aider à faire face aux moments les plus difficiles.

Merci à Anthony Beuel, neuropsychologue, pour ces précieux conseils !

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Des questions sur la santé de votre enfant ? Parlez-en avec votre médecin de famille ou votre pédiatre !

www.huderf.be

Sources:

www.tdah.be

www.pedopsydebre.org

www.pieceofpie.ca/the-best-indoor-activities-for-adhd-kids/

www.caddra.ca

FaceAuCovid#2 : Patients diabétiques

Voici quelques points que nous souhaitions aborder avec toi en cette période spéciale de confinement…

On entend beaucoup parler du diabète et du coronavirus dans les informations. Sache qu’à l’heure actuelle, aucun jeune de moins de 25 avec un diabète n’a dû être hospitalisé pour des complications du CoviD-19 ! C’est essentiellement le diabète mal équilibré de la personne âgée qui favorise les complications de cette infection. D’ailleurs, vu ton âge, tu ne fais a priori pas partie de la population à risque des complications du coronavirus. Néanmoins, tu peux quand même l’attraper ou le transmettre à tes proches. Alors prends soin de toi, garde bien tes distances et lave-toi les mains régulièrement !

Si tu devais être infecté par le coronavirus, comme pour toute autre infection, ton diabète pourrait être déséquilibré. Mesure bien ta glycémie et adapte alors bien tes doses d’insuline. Les médecins de la Clinique de Diabétologie restent évidemment disponibles par téléphone pour t’aider à adapter ton traitement !

1) Prends soin de toi

Même en confinement, tu dois gérer au mieux ton diabète. Le fait de rester à la maison peut avoir modifié ton alimentation et ton activité physique. Comme tu le sais, ceci peut avoir un impact direct sur ton équilibre glycémique.

Même en pleine épidémie de coronavirus, nous te demandons de rester vigilant, de contrôler ton taux de sucre, de réaliser tes injections et de respecter les consignes diététiques. Profites-en pour compléter correctement ton carnet, adapter tes doses d’insuline, corriger les hyper- et hypoglycémies. N’hésite pas à contacter ton médecin pour des avis sur l’adaptation des doses d’insuline ou les diététiciennes, Manon Druppel et Nina Deveen, pour tout conseil diététique.

Nous t’invitons à garder une activité physique régulière en extérieur, en appliquant bien les consignes de sécurité (distanciation sociale et lavage des mains) ou en intérieur (il existe de nombreuses applications te proposant un coaching sportif gratuit !).

2) On garde le contact

L’équipe de diabétologie continue à travailler et à te recevoir sur rendez-vous. Nous sommes aussi toujours disponibles par téléphone pour répondre à toutes tes questions. Valérie Van Bever, la secrétaire de la Clinique de Diabétologie, prendra contact avec toi ou tes parents une semaine avant le rendez-vous initialement prévu, pour vérifier si tout va bien, si ce rendez-vous est bien indispensable et si tu as des besoins particuliers (tigettes, capteurs, prescriptions, attestations…).

Lors des rendez-vous, une seule personne peut t’accompagner et tu ne pourras entrer dans l’hôpital qu’en l’absence de symptômes et après prise de ta température. Si tu ne pouvais pas te rendre personnellement à la consultation, un de tes parents peut y venir avec ton lecteur ou les données de ta pompe.

Toutes ces mesures permettent de t’accueillir dans les meilleures circonstances à l’hôpital et, surtout, de protéger ta santé.

3) Et le Ramadan ?

Le 24/04 débute le Ramadan. Comme chaque année, nous t’invitons à prendre contact avec ton médecin pour savoir si ton état de santé et ton traitement te permettent de jeûner.

De toute façon, priorité à la santé ! Ne te mets pas en danger pour jeûner !

Merci à l’équipe de diabétologie pour ces précieux conseils !

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FaceAuCovid#1 : Patients allergiques et asthmatiques

En cette période d’épidémie du Covid-19, voici quelques informations importantes sur votre traitement y compris des conseils, trucs et astuces !

1. « Maintenez votre traitement de fond »

Les patients asthmatiques doivent en cette période d’épidémie du Covid-19, comme lors de toute autre infection virale, maintenir leur traitement de fond afin de contrôler leurs symptômes car les virus sont des facteurs déclencheurs de crise. Les enfants asthmatiques sont plus fragiles au niveau de leurs poumons et il est donc logique de penser qu’ils vont développer plus de complications en cas d’infection à Covid-19, même si on ne connaît pas encore bien ce virus.

Les corticoïdes inhalés du traitement de fond agissent localement. Il est donc important en cette période de les prendre quotidiennement pour stabiliser l’état respiratoire. Un asthme non contrôlé est un facteur de risque de développer des complications, comme des hospitalisations.

La toux sèche ou les difficultés respiratoires sont des symptômes d’un asthme non contrôlé qui sont également des symptômes de l’infection au Covid-19. La fièvre et les douleurs musculaires sont causées par des virus. Il est donc recommandé d’appeler son médecin en cas de doute.

2. « La saison pollinique du bouleau bat son plein » selon AirAllergy.be

Les patients allergiques aux pollens doivent poursuivre leur traitement.
En cette période d’infection à Covid-19, il est recommandé d’aérer les habitations. En cas d’allergie aux pollens, il faut éviter d’aérer toute la journée mais le faire tôt le matin (avant 8h) et tard le soir (après 22h).

L’écoulement nasal est un des symptômes de la rhinite allergique mais est également présent en cas d’infection virale. Si le nez chatouille, c’est plutôt un signe d’allergie mais il est recommandé en cas de doute de contacter son médecin.

3. « Maintenez une bonne hygiène de vie »

Restez confinés, ne veut pas dire : j’arrête le sport, je joue plus aux jeux vidéos, je mange n’importe quoi, …

Il est donc important de :

• Maintenir une activité sportive et pourquoi pas en famille? Il existe plein d’applications sur internet.
• Manger 4 à 5 fruits et légumes par jour. Et pourquoi pas, faire des ateliers cuisine en famille ?
• On peut jouer aux jeux vidéos, regarder des vidéos sur son smartphone, … mais pas trop. Pourquoi ne pas rejouer aux jeux de société ?
• Et même si on ne va pas à l’école, il est important de respecter son nombre d’heures de sommeil. Donc, au lit quand les parents le demandent.

Enfin, on vous ne le répète pas assez : « Restez chez vous ! » car rester confinés permet d’éviter d’attraper le Covid-19. Ne retardez pas non plus un passage aux urgences si l’état de votre enfant vous inquiète ou s’il arrive quelque chose ! Tout est prévu pour vous accueillir en toute sécurité.


 

Toute l’équipe de Pneumologue-Allergologie est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions éventuelles !

Merci au Dr. Laurence Hanssens, Chef de Clinique de Pneumologie, pour ces précieux conseils.

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Parler du coronavirus sereinement aux enfants

Comment nos infectiologues parlent-ils du Covid-19 à leurs propres enfants ? Voici leurs conseils.

N’oublions jamais que nos enfants restent des éponges, ils absorbent nos certitudes mais aussi nos angoisses. L’épidémie du coronavirus étant sur toutes les lèvres, prenons alors soin d’expliquer la situation personnellement à nos tout petits.

Sensibiliser : rassurons-les d’emblée en leur indiquant qu’ils ne font pas partie des personnes à risque. Mais sensibilisons-les au fait qu’ils peuvent facilement transmettre le virus aux personnes affaiblies ou âgées. Voilà, par exemple, pourquoi il faudra attendre avant de rendre visite aux grands-parents.

« Parler vrai » :  faisons appel à notre imagination pour expliquer clairement la situation mais surtout abordons sans détour les symptômes. Disons-leur de ne pas s’inquiéter si leur nez coule plus fort et qu’ils ont plus chaud que d’habitude, nous sommes là pour les accompagner.

Décrire les bons gestes : nos habitudes ont changé, expliquons-leur pourquoi il est important de bien se laver les mains plus régulièrement avec de l’eau et du savon. Rappelons-leur d’utiliser des mouchoirs en papier ou de bien éternuer dans son coude.

En ces temps de crise sanitaire, inspirons-leur avant tout confiance.

 


 

Prendre soin de soi, prendre soin des autres : comment bien se laver les mains ? 

 

 

 

 

 

Bien s’informer : www.infocoronavirus.be

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Facebook : www.facebook.com/HUDERFUKZKF/

Des câlineurs de bébés à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola

Depuis mars 2019, aux Soins Intensifs de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola, des bénévoles viennent désormais en soutien des parents demandeurs pour assurer une présence rassurante auprès de leurs bébés de 0 à 2 ans lorsqu’ils doivent s’absenter.  

Depuis de nombreuses années, l’équipe des Soins Intensifs fait appel aux services d’associations pour améliorer le bien-être des patients, apporter du soutien aux parents et offrir un environnement bienveillant durant l’hospitalisation. L’association Les Câlineurs de Bébés s’intègre donc à tout un dispositif proposé aux patients : la massothérapeute de l’asbl Mes Mains pour toi, les clowns Dr Zinzins, les professeurs de l’Ecole Robert Dubois, les artistes du Pont des Arts…

Aux Etats-Unis, la pratique des ‘cuddlegrannies’ est courante et bien acceptée : des grands-parents de substitution passent leur journée auprès des bébés hospitalisés aux soins intensifs. Les initiatives en France et aux Pays-Bas ont fleuri ces dernières années, avec succès. Par le passé, l’équipe des Soins Intensifs a accueilli des bénévoles retraités ou des bénévoles de la Croix Rouge pour remplir cette mission. Des initiatives ponctuelles dont le succès dépendait essentiellement des personnalités des bénévoles, « des perles » sur qui les équipes pouvaient compter. Mais les perles sont rares et il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir accompagner des bébés dans cet environnement intensif sur le long terme.

Une collaboration co-construite

Attentive au bien-être des enfants et au besoin d’offrir des relais aux parents, l’équipe des Soins Intensifs a engagé un dialogue avec les initiatrices de l’asbl Câlineurs de Bébés pendant une bonne année, qui a abouti sur une collaboration co-construite et les premières sessions de câlins en mars 2019, avec un noyau dur de 11 bénévoles triés sur le volet et investis durablement dans le projet. Un délai long mais indispensable, car on ne s’improvise pas bénévole auprès d’enfants parfois gravement malades, dans un environnement de soins techniques : le fonctionnement de la prise en charge, l’intégration au sein de l’équipe, la communication avec les parents, la juste distance, les formations à l’hygiène, le respect du secret médical, les questions éthiques, le soutien psychologique,… sont des éléments qui doivent être pensés, pour que chacun trouve sa place. Les bénévoles connaissent les prénoms des enfants, ils ne peuvent pas prendre de photos et ils portent un uniforme. Lorsqu’une alarme se déclenche, ils savent ce qu’ils peuvent faire, et que l’équipe arrive. S’ils le souhaitent, les parents peuvent rencontrer les bénévoles avant qu’ils interviennent. Les psychologues de l’unité et l’infirmière chef sont leurs interlocuteurs principaux ; et un feedback s’organise régulièrement pour faire le point et procéder aux ajustements si nécessaire.

Rituels des bénévoles

En fonction de l’état de santé de l’enfant, les bénévoles adaptent leur approche. Avec chaque enfant, une relation s’installe et chaque bénévole a son petit rituel: ‘Je me présente, je câline, je berce, je chante, je masse les mains,…’, explique Chantal, bénévole. Les bénévoles apportent une présence, de la chaleur humaine. La longueur des sessions varie, soit le matin à partir de 11h soit dans l’après-midi pour ne pas perturber les soins quotidiens. Le contact peau à peau reste le privilège des parents.

« Une maman qui a d’autres enfants et qui vit à Charleroi ne pourra pas rester constamment avec son bébé hospitalisé. Nous sommes là pour prendre le relais. Par contre, nous sommes très attentifs à la relation maman/enfant. Pas question de se substituer. Nous ne faisons donc pas de peau à peau. C’est beaucoup trop intime. », explique Mélanie McCluskey, secrétaire générale de l’asbl au Guide Social en septembre dernier.

Crédit : Frédéric Raevens

 

Parmi les fondatrices de l’asbl, beaucoup ont, d’une manière ou d’une autre, une expérience soit dans le milieu hospitalier, médical ou bien psychiatrique soit dans le milieu de la petite enfance ou de la préparation à l’accouchement. Comment ne pas s’attacher aux bébés ? Comment ne pas créer des liens trop forts ? Comment envisager la relation avec les parents afin de ne pas se substituer à eux ou de les juger ? Ces questions, essentielles, ne quittent jamais l’esprit des volontaires de l’association.

Le contact physique contribue au bien-être

De nombreuses études montrent que l’affection a une influence positive sur le développement des enfants. Grâce à ces moments de calme et de douceur, leur corps développent de la dopamine et de la sérotonine. Ces dernières vont leur transmettre un sentiment de bien-être et les relaxer. Dans un contexte d’hospitalisation, le contact  soulage, apaise : « on constate que les enfants semblent plus détendus. Pour les parents aussi, savoir que son enfant n’est pas seul est un soulagement », explique Dr Biarent, chef de service des Soins Intensifs à l’HUDERF.

Dans ce service très technique, où les soins sont lourds, les psychologues proposent désormais aux parents d’être relayés par un bénévole, le temps d’aller prendre un café, de s’occuper des autres enfants de la fratrie, d’aller travailler, ou tout simplement de prendre le temps de souffler ; tout en sachant que leur bébé ne sera pas seul. Les équipes médicales et infirmières, prises dans le contexte de soins soutenus et de surveillance permanente, ne peuvent pas toujours prendre le temps nécessaire pour ces moments affectifs, aussi bons pour les patients que pour eux, à leur grand regret.

L’initiative s’est étendue au Service de Néonatalogie Intensive de l’Hôpital des Enfants auprès de tous les bébés. La phase de co-construction a débuté fin 2019. L’expérience est également probante, les bénévoles de l’association viennent trois fois par semaine au sein de ce service.

 

Actuellement, l’association ne recrute pas de nouveaux bénévoles en dehors de l’entourage des membres de l’association. Mais si d’autres hôpitaux belges décident d’ouvrir leurs portes, l’association communiquera sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/calineursdebebes

Le témoignage d’Elodie Schar, psychologue et de Séverine Goenen, infirmière chef de l’USI ainsi que de Chantal, bénévole de l’asbl « Les Câlineurs de Bébés » – Source BX1

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Une visite royale à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola

Vendredi 6 décembre 2019, sa Majesté la Reine Mathilde s’est rendue à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola pour visiter quelques services de l’hôpital, y rencontrer les patients, leurs familles et le personnel, et fêter la venue de saint Nicolas avec les enfants.

Échanges et discussions

La visite a débuté par une table ronde pour échanger sur des sujets tels que la prise en charge de pointe des différentes disciplines, les évolutions sociétales qui influencent l’offre de soins et les axes de prévention. Les défis, missions et actions de l’Hôpital des Enfants et de l’Ecole Robert Dubois ont été illustrés. La Reine a particulièrement été sensible aux aspects de pharmacologie dans le développement de médicaments spécifiques pour les enfants, aux projets de pédopsychiatrie permettant d’accompagner les mamans fragilisées et d’apporter des solutions concrètes à la problématique grandissante de la phobie scolaire.

Un contact en face à face 

La Reine a ensuite pris la direction de la dialyse où sont actuellement accueillis 10 patients en insuffisance rénale sévère aiguë ou chronique.  L’occasion pour les enfants et adolescents présents d’expliquer leur quotidien, mais aussi à l’équipe de présenter le fonctionnement du service, qui est un des deux seuls centres belges agréés d’hémodialyse pédiatrique et qui réalise en moyenne 1.200 séances d’hémodialyse par an, à raison d’environ 3 séances de 4 heures par patient, par semaine.

« C’est une journée particulière aujourd’hui. Nous avons eu la visite de saint Nicolas, mais aussi de la Reine. Ça fait du bien de sortir de notre routine médicale », confie la maman d’Emir un patient dialysé.

La visite s’est poursuivie aux Soins Intensifs où l’équipe spécialisée accueille chaque année plusieurs centaines d’enfants nécessitant une prise en charge et une surveillance intensives et un matériel sophistiqué. La Reine a pu découvrir l’attention portée à l’implication des parents dans ce milieu technique, une participation qui permet souvent aux familles de se sentir moins impuissantes.

Dans le tout nouveau quartier opératoire de 2.000 m² inauguré en septembre dernier, la Reine a pu en apprendre plus sur l’intérêt du robot chirurgical en chirurgie pédiatrique, qui offre une vision 3D au chirurgien et plus de précision dans ses gestes.

Le robot chirurgical élargit le panel d’instruments et d’approches mini-invasives utilisées par les équipes du quartier opératoire ; mais enrichit aussi le programme de formation continue. Un centre de simulation est d’ailleurs dans les projets de l’hôpital.

Une clôture inoubliable 

Pour terminer, la Reine s’est rendue à l’Ecole Robert Dubois, une école de la Ville de Bruxelles comptant actuellement 50 enseignants de la maternelle au secondaire, qui permet aux enfants et adolescents hospitalisés de poursuivre leur scolarité. Une double surprise attendait les enfants puisque saint Nicolas était également présent.

La Reine et les enfants ont accueilli le Grand Saint en chantant.

Après une heure trente de visite, Sa Majesté la Reine a remercié une délégation du personnel, issue de tous métiers, qui l’attendait à la sortie.

 

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L’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola et Brussels Football unis contre l’obésité

Mercredi 13 novembre 2019, Brussels Football et l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola ont lancé leur tout nouveau projet de médecine sportive lors d’une session d’information et d’un entraînement de démonstration pour les enfants en surcharge pondérale. En tant que seul hôpital entièrement dédié aux enfants et aux adolescents, l’Hôpital des Enfants s’emploie à améliorer la qualité de vie de ses patients et, désormais, également grâce à des ateliers de football sur-mesure. Cette annonce donne le coup d’envoi des activités de football proposées en 2020 par Brussels Football, qui s’implique fortement dans le bien-être de ses jeunes joueurs.

Vers une collaboration durable

Ce n’est pas moins d’une vingtaine de jeunes qui ont participé le mercredi 13 novembre 2019 au dernier atelier d’un programme en six sessions proposé par la Clinique du Poids Junior de l’Hôpital des Enfants. Ce dernier atelier avait pour thème le football. Brussels Football a organisé à cette occasion une session d’information au complexe sportif du Ritterklub Jette & du RSD.Jette, portant sur le contenu de cette nouvelle collaboration avec l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola. Ce partenariat repose sur deux nouvelles initiatives. D’une part, les patients pris en charge à l’Hôpital des Enfants dans le cadre de trois pathologies (surpoids, asthme et pathologies de santé mentale) bénéficieront périodiquement d’activités de football adaptées à leurs besoins. D’autre part, tous les jeunes joueurs affiliés à un club de foot bruxellois pourront bénéficier d’un screening médical et en cas de (suspicion de) blessure, ils pourront obtenir un rendezvous rapide chez un spécialiste de médecine du sport à l’Hôpital des Enfants.

Du sport pour un meilleur confort 

“Le sport est reconnu pour son influence positive, et notamment sur le développement de la personnalité et la socialisation des enfants. Ce projet y contribue, tant sur le plan mental que physique, et nous en sommes fiers. La dimension médicale de cette collaboration nous permet de nous ancrer également dans la prévention et nous facilitons l’accès au football à des jeunes suivis à l’hôpital », explique Benjamin Vasseur, Président du Brussels Football.

Le projet a lieu dans les installations du RSD.Jette et du Ritterklub Jette, avec une activité de football pour les jeunes du groupe cible. Ce projet est soutenu notamment par un médecin du sport, Dr. Raymond Edelman (Ex-R.S.C.A.), et le coach des jeunes de l’équipe nationale David Van Renterghem. Ils ont collaboré étroitement les mois précédant l’événement pour mettre au point un programme d’exercices adapté aux pathologies médicales.


“En mettant tout en œuvre pour le bien-être des enfants et des adolescents, notre hôpital contribue à ce qu’ils soient acteurs de leur propre développement et qu’ils s’épanouissent dans la société. Nous sommes heureux d’apporter notre expertise médicale à ce beau projet. Pratiquer une activité sportive est bon pour la santé, nous recommandons la pratique du sport à nos patients, dès que c’est possible pour eux. Nous sommes reconnaissants de pouvoir concrétiser ce projet aux côtés de Brussels Football”, explique Dirk Tielens, Directeur Général ad interim de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola.

 

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Enfant tyran : comment (ré)agir ? Illustration du modèle de la Résistance Non Violente à l’Hôpital des Enfants

Tous les parents vous le diront, élever un enfant ou un adolescent est un travail en soi, qui demande énormément d’énergie au quotidien. Certains enfants sont, par ailleurs, plus « difficiles », ils peuvent avoir des réactions disproportionnées et se montrer parfois violents et agressifs aussi bien envers eux-mêmes qu’envers autrui. Ils sont ce qu’on appelle dans le jargon pédopsychiatrique des « enfants tyranniques ». Comment réagir face à ce genre de comportement (auto)destructeur ? Illustration avec l’équipe de pédopsychiatrie de l’Hôpital des Enfants, qui applique les principes de Résistance Non Violente à la psychothérapie pour désamorcer ou prévenir les conflits, tous les jours.

 

Pendant longtemps, deux modèles d’éducation se sont confrontés. D’une part, le modèle autoritaire où le cadre de l’éducation est très strict, réprimandes, menaces et punitions sont alors à l’œuvre. D’autre part, le modèle de liberté où les limites de ce cadre sont au contraire très souples, donnant peu de contraintes à l’enfant.

Il apparait que ces deux modèles ont chacun leurs intérêts mais aussi des défauts. En effet, certains problèmes de comportement peuvent survenir dans les deux cas : délinquance, manque de confiance en soi… En somme, un modèle n’est pas mieux qu’un autre… Un 3ème modèle, une sorte d’en-deux ou comme le présente son créateur Haim Homer « une nouvelle autorité », a émergé.

Un 3ème modèle d’éducation : la Résistance Non Violente

Haïm Omer est professeur de psychologie à l’Université de Tel-Aviv. Lorsqu’il rencontre des parents dépourvus d’outils d’éducation pour gérer le comportement agressif de leur enfant, l’idée lui vient de décliner le principe de Résistance Non Violente (RNV) à la psychothérapie.

La Résistance Non Violente est un concept qui s’applique à plusieurs domaines, notamment aux doctrines sociaux-politiques. Gandhi, Martin Luther King ou encore Rosa Parks sont de véritables pionniers de ce concept. Lorsque Rosa Parks refuse de céder sa place à un homme blanc pour aller s’asseoir au fond du bus, dans la zone « réservée aux Noirs », elle fait alors preuve de Résistance Non Violente.

Dans le champ de la pédopsychiatrie, ce concept est tout à fait transposable afin de trouver des clés d’éducation face aux enfants et adolescents violents et autodestructeurs.

Canaliser les comportements violents de l’enfant : plus facile à dire qu’à faire

Lorsqu’un comportement violent est adopté par l’enfant, les parents ont peur de perdre le contrôle, ils vont donc naturellement essayer de trouver une solution immédiate pour tenter d’arrêter la crise. Souvent ces solutions ne s’inscrivent pas sur le long terme, ce qui fait que d’autres crises surviennent, un cercle vicieux aura tendance à s’installer. Au début, les parents se confronteront au comportement de leur enfant, cela va alors participer à l’escalade de violence entre parent-enfant. Finalement, pour arrêter la violence, éviter les représailles ou lorsque l’enfant arrive à inquiéter ses parents, ceux-ci n’ont d’autre choix que de se soumettre et de céder à sa demande. Ce cercle vicieux entraîne un désinvestissement du rôle parental : une relation conflictuelle s’instaure, il n’y a plus de moments de qualité partagés entre parent et enfant.

Faire évoluer les comportements des parents pour faire évoluer ceux de l’enfant

Appliquer le principe de Résistance Non Violente repose en premier lieu sur une évolution du comportement des parents avant de faire évoluer celui de l’enfant. En ce sens, la RNV s’appuie sur plusieurs piliers qui vont permettre aux parents de canaliser la violence et ne pas l’alimenter :

  • Restaurer la présence parentale : le fait d’être ensemble réellement, de partager des choses, de transmettre à l’enfant, « je suis présent, tu ne peux pas te séparer de moi, je serai et resterai là, peu importe ce que tu fais »
  • Lever le voile du secret pour les parents : souvent les parents d’enfant tyrannique ressentent un sentiment de honte et de culpabilité face au comportement de leur enfant. Cependant il est primordial de créer un réseau de soutien sur qui les parents peuvent compter.
  • Répondre à la demande en différé : ne pas répondre directement à l’enfant mais prendre le temps de la réflexion. Lorsque la réponse est donnée rapidement, les conflits arrivent. Un « je vais y réfléchir » sera toujours mieux qu’une réponse directe et définitive.
  • Ne pas adopter un modèle punitif : cela ne fonctionne pas sur ce type d’enfant au comportement agressif.
  • Accepter les silences : lorsqu’une décision est prise par le parent, il n’y a pas besoin d’argumenter ou d’expliquer les raisons de celle-ci.

L’application professionnelle au sein du service de pédopsychiatrie

Un des outils phare de l’équipe du service est la lettre-déclaration. Lorsqu’un enfant de l’unité a fait preuve d’un comportement violent, plusieurs professionnels se réunissent et rédigent une lettre à son intention, qui décrit de manière précise le comportement qui n’est pas toléré. Les professionnels et l’enfant se réunissent ensuite dans une salle, où la lettre lui est lue à haute voix. A la fin de la lecture, l’équipe de pédopsychiatrie sort de la salle, donne la lettre et laisse le jeune seul. Un second temps de rencontre aura lieu plus tard afin que l’équipe et l’enfant échangent sur la lettre.

De manière générale, l’équipe de pédopsychiatrie veille à intégrer le parent dans ce mode de prise en charge. Ainsi dès le début de l’hospitalisation de leur enfant, les parents reçoivent un guide qui présente la démarche suivie au sein de l’hôpital et ils sont également intégrés lors d’actions concrètes, comme c’est le cas pour la lettre-déclaration. Les parents participent à la rédaction de la lettre mais sont impliqués également lors de sa lecture (en tant que simple participant ou lecteur). Intégrer le parent dans la démarche initiée à l’hôpital est important puisque cela le valorise dans son rôle parental mais lui donne aussi des moments d’expérimentation de la RNV qui pourront l’aider par la suite lorsque l’enfant rejoindra le foyer familial. Il s’agit en effet de créer des ponts entre ce qui se passe au sein de l’unité de soins mais aussi en dehors. L’objectif étant d’instaurer une continuité de la démarche qui permettra une amélioration du comportement sur le long terme, et non pas uniquement dans un cadre donné.

Cet outil, parmi d’autres, a un impact important puisqu’il démontre une implication de la figure d’adulte (parent ou professionnel). Non seulement il illustre la présence de l’adulte mais il montre aussi à l’enfant qu’il n’est pas seul.

Une méthode qui a déjà fait ses preuves

Au sein de l’Hôpital des Enfants, les professionnels de pédopsychiatrie ont déjà vu les effets bénéfiques de la démarche RNV. Les enfants et adolescents se montrent plus respectueux envers les adultes, ils participent davantage aux activités qui leur sont proposées et les situations de violence se sont raréfiées. En ce sens, cette démarche participe fortement à l’humanisation des soins.

La Résistance Non Violente, lorsqu’elle est adaptée à chaque enfant, représente donc une solution face au comportement violent et agressif des enfants tyrans. Il n’existe pas de tranche d’âge spécifique pour appliquer cette méthode, son efficacité réside dans l’adaptation qui en sera faite auprès de l’enfant, ses difficultés et sa pathologie. Par exemple, concernant la lettre-déclaration, celle-ci ne sera pas rédigée de la même manière pour un enfant de 7 ans que pour un adolescent de 17 ans.

 

A propos du concept de RNV à l’Hôpital des Enfants

C’est en 2017 que ce concept a rejoint les pratiques de prise en charge de l’équipe de pédopsychiatrie de l’Hôpital des Enfants. Pendant un an, l’ensemble de l’équipe, tous métiers confondus -pédopsychiatre, assistante sociale, infirmière, psychologue- s’est formé à la Résistance Non Violente. Aujourd’hui la RNV est davantage développée en Flandre qu’en Belgique francophone. Ce sont d’ailleurs les équipes de l’Universitair Ziekenhuis Brussel qui sont venues former les professionnels de l’Hôpital des Enfants.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur le sujet ? Voici quelques ressources intéressantes :

  • Omer, Haim, et Uri Weinblatt. « Résistance non violente : guide pour les parents d’adolescents présentant des comportements violents ou autodestructeurs », Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, vol. no 34, no. 1, 2005, pp. 77-105.
  • OMER Haim, La résistance non violente, une nouvelle approche des enfants violents et autodestructeurs, 2eme édition DeBoeck Supérieur, « Carrefour des psychothérapie », 2017, 234 pages.