Confinement(s), Coronavirus & santé mentale : nos patients prennent la plume

Ce jeudi, notre hôpital a reçu la visite du Ministre Fédéral de la Santé, Franck Vandenbroucke, au sein du Service de Pédopsychiatrie. L’occasion pour l’équipe de discuter des dispositifs de prise en charge des enfants et des adolescents à Bruxelles, de l’importance de la prévention et du dépistage des futures mamans fragilisées au sein d’un réseau de prise en charge périnatale, mais aussi d’échanger sur les enjeux de santé mentale de crises et d’urgences des enfants et des adolescents liés à cette pandémie et de relayer notre inquiétude. La table ronde a été suivie d’une visite des unités Parents-Bébé , APPI et de l’unité de pédopsychiatrie. Les patients de l’unité d’hospitalisations ont eu l’opportunité de lire une lettre adressée au ministre.

Monsieur le ministre,

Avant tout, nous vous remercions pour votre visite inattendue, nous sommes tous agréablement surpris de votre venue. Pour cette occasion, nous avons pris le temps de vous rédiger ce texte pour vous faire part de nos pensées et ressentis sur ce confinement.

A l’annonce de la pandémie, beaucoup d’entre nous ont eu peur et nombreux sont ceux qui ont dû rentrer chez eux à cause des mesures d’hygiène. Ceux qui sont restés n’ont pas pu rentrer chez eux pendant les week-end. Certains n’ont pas vu leurs familles pendant des semaines car le droit de visite était interdit ou très limité. Ce fut difficile pour les jeunes, ça a joué sur leurs morals, ils se sentaient plus seuls et plus tristes. Ceux qui étaient à la maison ont également ressentis cette solitude et se sont renfermés sur eux-mêmes.

Au début, il nous était très compliqué de comprendre les mesures d’hygiène imposées par le gouvernement et par l’hôpital. Ici dans l’unité on nous rappelle très souvent qu’il est important de respecter les normes et les gestes barrières.

Mais en vrai c’est très compliqué !!!!!!!!!!!!!!!

Avant nous pouvions jouer dehors maintenant dès qu’on sort on doit porter un masque. Quelle horreur !!!

Depuis cet été ça va quand même mieux on s’est adapté, on s’est habitué. Maintenant on y pense moins grâce aux occupations dans l’unité.

Mais depuis que ça va mieux il y a de plus en plus d’hospitalisations (on est 16 enfants à la place de 15) mais malgré ça la bonne ambiance règne toujours. Plus on est de fous plus on rit.

Mais dans les écoles, surtout humanitaires, les mesures ne semblent pas avoir été bien réfléchies et semblent difficiles à respecter. Par exemple, pour certains d’entre nous,  nous n’avons pas le droit d’être à côté de nos camarades sur un banc mais nous sommes environ 500 dans un réfectoire à peine aéré. Et dans certaines écoles primaires nous devons respecter les 1m50 de distance et nos classes sont séparées dans la cour. Les jeunes ici qui vont à l’école ont un peu peur de ramener le covid-19 dans l’unité. Nous savons que si cela arrivait, le jeune concerné devrait rester dans sa chambre, c’est-à-dire qu’il ne pourrait plus manger avec les autres ou faire des activités, en attendant les résultats du test PCR. En cas de test positif il devra probablement rentrer chez lui ou rester isolé. En réalité, c’est quelque chose qui nous effraie car on aurait peur d’être à nouveau « enfermés » et privés d’amusement et de nos amis.

Même si les restrictions sont toujours aussi difficiles (parce qu’elles n’ont pas beaucoup évolué), nous arrivons à reprendre des forces et à travailler sur nous-même dans le but de bientôt sortir de l’hôpital, en pleine forme, pour continuer à affronter la vie avec le covid-19.

Nous vous remercions, monsieur le ministre, pour l’intérêt que vous accordez à cette belle unité. Nous espérons que cette visite vous aura donné un aperçu de notre quotidien et nous attendons avec impatience la fin prochaine de cette pandémie.

Cordialement,

Léa, Karolina, Cybélia, Iannis, Mine, Noa, Charline, Pauline, Charlie, Goncalo, Maxence, Théo, Louise et Lorena

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La visite en images:

Découvrez la série #Face au Covid : nos équipes ont aussi pris régulièrement la plume !

Génétique : le futur commence aujourd’hui

Sonder les gènes des patients pédiatriques à la recherche des clés qui permettront de leur prodiguer les meilleurs soins possibles, voilà ce qu’accomplit au quotidien l’équipe de génétique de l’HUDERF. Le Dr Catheline Vilain, chef de clinique,décrypte pour nous les évolutions, enjeux et défis d’une discipline qui évolue à toute vitesse.

«Cela fait maintenant deux ans que nous proposons à nos patients le séquençage de leur mendeliome* en routine clinique», indique le Dr Catheline Vilain. Ce test génétique est utilisé comme outil diagnostique pour les patients pédiatriques qui présentent un ensemble de troubles rares et dont on ne connaît pas la cause (retard de développement global, déficience intellectuelle, absence de langage, troubles autistiques…).

«La mise au point de ce test constituait l’aboutissement de plusieurs années de travail», souligne le Dr Vilain. «L’HUDERF s’est investi dans ces développements en étroite collaboration avec le Laboratoire de Génétique de l’ULB, et a été l’un des premiers hôpitaux à proposer ce type d’examen en  routine clinique.»

Nous travaillons activement au développement de nouveaux outils diagnostiques complexes. – Dr. Catheline Vilan

*Mendeliome, génome…? Petit glossaire

Si l’on compare notre ADN à une bibliothèque, les livres qui en composent les rayonnages sont nos gènes et le séquençage est ce qui permet de lire toutes les lettres de l’ensemble de ces ouvrages.

Le génome constitue l’entièreté de notre matériel génétique. Le séquencer est extrêmement complexe et onéreux, raison pour laquelle on a développé des techniques qui permettent de ne séquencer qu’une partie des «lettres».

Le mendeliome est l’un de ces outils de séquençage partiel. Il se compose de 4.000 gènes particulièrement bien connus des généticiens parce qu’ils sont liés à une série de maladies rares.

«La mise au point de ce test constituait l’aboutissement de plusieurs années de travail», souligne le Dr Vilain. «L’HUDERF s’est investi dans ces développements en étroite collaboration avec le Laboratoire de Génétique de l’ULB, et a été l’un des premiers hôpitaux à proposer ce type d’examen en routine clinique.»

De 5% À 45% de diagnostic

Concrètement, le mendeliome permet d’analyser la fraction des gènes actuellement connus pour être à l’origine de maladies génétiques. Objectif: repérer dans ces gènes des erreurs de séquence ou d’écriture.

«Ce qui rend notre tâche complexe, c’est que – pour la plupart des atteintes (neuro-) développementales – un même tableau clinique peut évoquer de multiples affections génétiques. Et, réciproquement, une même anomalie génétique peut avoir des répercussions variées», note le Dr Vilain. «Il est donc assez rare (moins de 5%) que l’examen de l’enfant permette de poser un diagnostic. Les approches diagnostiques non ciblées sont dès lors indispensables.»

Un autre outil diagnostique, la CGH-array, est utilisé pour étudier les chromosomes à la recherche d’anomalies dans la quantité d’informations génétiques. «Elle permettait déjà de déterminer la cause de l’affection chez 10% des enfants», indique le Dr Vilain.

«Désormais, la combinaison de l’étude du tableau clinique, de la CGH-array et du séquençage du mendeliome permet d’aboutir à un diagnostic chez près de 45% des enfants. La mise au point du séquençage du mendeliome constitue dès lors une très grande avancée!»

«Néanmoins, les défis restent de taille et l’échelon suivant ne se situe pas une marche au-dessus, mais bien une volée d’escalier plus haut», remarque le Dr Vilain.

Et demain?

«Si un diagnostic peut être établi chez près d’un patient sur deux, la majorité d’entre eux restent sans réponse, raison pour laquelle nous travaillons activement au développement de nouveaux outils diagnostiques assez complexes», indique le Dr Vilain.

Travail en équipe

Au sein de l’équipe de génétique de l’HUDERF, le Dr Vilain et une pédiatre en formation travaillent main dans la main avec une bioanalyste en charge des aspects techniques du séquençage et de l’interprétation des résultats.

La multidisciplinarité est également de mise avec les autres pédiatres de l’hôpital. «Grâce à cette étroite collaboration, notre interprétation des résultats de tests génétiques est au plus proche de ce que nous connaissons de l’enfant et nous pouvons lui proposer une prise en charge très personnalisée», remarque le Dr Vilain.

À plus grande échelle, l’HUDERF collabore également avec la VUB et les autres centres de génétique en Belgique et à travers le monde. «Le partage des données entre centres de génétique nous permet de disposer d’informations de plus en plus riches et complètes sur les maladies génétiques», relève le Dr Vilain.

Schématiquement, on peut dégager quatre grands défis pour les cinq années à venir.

Mieux on comprend l’anomalie génétique, plus on est à même d’intervenir sur le cours de la maladie – Dr. Catheline Vilain

Le séquençage et l’interprétation du génome complet

«Le mendeliome ne représente qu’une toute petite fraction de l’ensemble de notre matériel génétique, à peine 0,5%», rappelle le Dr Vilain. «Séquencer le génome complet permettra de mettre en évidence des anomalies génétiques qui ne sont pas visibles avec les techniques utilisées à l’heure actuelle. Le défi – conséquent! – est double: parvenir à mettre au point les outils bio-informatiques qui permettront d’explorer les données, mais aussi accroître notre expertise en termes d’interprétation des résultats.»

L’approche «oligogénique»

«Nos connaissances sur les maladies génétiques ne cessent de s’affiner», souligne le Dr Vilain. «L’un des domaines en voie de développement concerne notre capacité à évaluer comment plusieurs variations génétiques sont susceptibles, par leur combinaison, de faire apparaître et/ou d’influencer la manière dont une affection génétique va se manifester chez un enfant.»

Le transcriptome

Le transcriptome correspond au reflet de l’ensemble des gènes qui sont utilisés à un moment donné dans un tissu donné. «L’exploitation de ces données nous permettra d’établir 5 à 10% de diagnostic en plus», prédit le Dr Vilain.

Le méthylome

«On sait que l’information génétique est rendue plus ou moins accessible à la cellule par des modifications chimiques (méthylation de l’ADN)», explique le Dr Vilain. «Étudier ces données de méthylation nous apportera quelques pourcentages de diagnostic en plus.»

Quel impact pour les patients?

«L’ensemble de ces développements nous permet d’apporter une réponse à davantage de patients, ce qui est inestimable même quand le diagnostic génétique n’apporte pas de solution thérapeutique ciblée», considère le Dr Vilain. «Pour les parents, mieux comprendre ce qui arrive à leur enfant est une étape indispensable dans leur cheminement.» Pour l’enfant, aboutir à un diagnostic aide à préciser le pronostic et permet de proposer un suivi visant à offrir la meilleure qualité de vie possible et les plus grandes chances de développement. «Certains aspects de la prise en charge peuvent être adaptés», détaille le Dr Vilain. «Pour un jeune enfant dont on sait qu’il éprouvera très probablement de grosses difficultés à développer un langage verbal, par exemple, on peut envisager de mettre en place des outils de communication non verbale.» «Dans le cadre de certaines maladies, poser un diagnostic peut aussi avoir un impact sur le choix des traitements. En prédisant la réaction du patient à telle ou telle catégorie de médicaments, on peut notamment mieux calibrer la thérapie proposée pour améliorer les symptômes.»

Aude Dion

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Vous désirez plus d’informations à propos de la campagne sur les maladies rares #notaunicorn ? Rendez-vous sur le site de Radiorg!

Pour retrouver le reste de nos action dans le cadre des maladies orphelines, visitez notre site dédié à la campagne!

Pour aider les enfants atteints de maladies orphelines, soutenez la recherche pédiatrique ! Je fais un don à The Belgian Kids Fund.

#FaceAuCovid – Etude : la résilience et la solitude chez les jeunes de 18-25 ans durant le confinement

L’équipe de la Chaire Universitaire ‘Psychiatrie de Transition’ de l’ULB a publié un article scientifique sur les impacts du confinement et de l’isolement social sur la santé mentale des jeunes. L’équipe a analysé les risques et les facteurs de protection, tels que la résilience, la solitude et le contexte social et familial sur leur état de santé mentale. Ces facteurs ont été évalués par la recherche d’une aide professionnelle (accrue), l’utilisation de psychotropes et l’admission dans un service psychiatrique avant et pendant les mesures de confinement. Pas moins de 825 jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans en Belgique et en Italie, ont répondu à un questionnaire en ligne pendant le confinement d’avril 2020 dans le contexte de la pandémie COVID-19.

Davantage de troubles déclarés

L’étude a démontré une augmentation des besoins en santé mentale pour cette population de jeunes pendant cette période, chez près de 5 % des participants, après le début de la période du confinement, tant en Belgique qu’en Italie. Ces besoins varient d’un premier contact dans la vie avec un psychologue ou un psychiatre, au début d’un traitement psychotrope ou à l’hospitalisation dans une unité psychiatrique.

Résilience et confiance en soi : les jeunes déjà vulnérables davantage impactés

La résilience et la confiance en ses propres compétences pour faire face à l’adversité varie entre les groupes : elle est moins forte chez les individus faisant déjà appel à des services de santé mentale. Ces résultats pourraient être liés soit à leur détresse psychologique liée à la période de confinement, ou à un éventuel trouble de santé mentale, justifiant l’attitude de recherche d’aide. Approfondir la recherche sur les effets de la pandémie sur l’émergence de problèmes de santé mentale chez les jeunes est indispensable pour mieux comprendre ces mécanismes.

Le soutien des pairs comme facteur de protection contre la souffrance psychologique

L’étude montre également que le soutien des pairs pourrait être mis en avant comme un facteur de protection possible contre la souffrance psychologique pendant les mesures de confinement. Des recherches supplémentaires sur la dynamique du soutien par les pairs en matière de santé mentale doivent être menées à l’avenir, en particulier chez les jeunes.

Tenir compte de la santé mentale des jeunes lors de catastrophes de grande ampleur

La résilience et la solitude sont deux axes majeurs à approfondir pour évaluer comment prévenir la souffrance psychologique et structurer des programmes d’intervention précoce sur la souffrance psychologique lors de catastrophes de grande ampleur. À la lumière d’un risque de nouvelles vagues de contagion COVID-19, la santé mentale des jeunes devrait être fortement prise en compte dans les décisions nationales et internationales incluant d’éventuelles mesures consécutives à l’isolement forcé.

La communication en ligne pour développer l’intervention précoce

La détection de la souffrance psychologique par le biais d’enquêtes en ligne semble aussi être un outil approprié pour évaluer les jeunes adultes à risque, selon le même modèle que la présente étude. L’étude souligne également qu’une intervention précoce est aujourd’hui possible, grâce à la communication synchrone en ligne. Cette génération est particulièrement qualifiée pour utiliser la communication par le web. Ce type de soutien devrait être fortement encouragé pour répondre aux besoins de santé mentale de cette population spécifique pendant l’isolement social.


Référence

Marchini, S, Zaurino, E, Bouziotis, J, Brondino, N, Delvenne, V, Delhaye, M. Study of resilience and loneliness in youth (18–25 years old) during the COVID‐19 pandemic lockdown measures. J Community Psychol. 2020; 1– 13. https://doi.org/10.1002/jcop.22473


A propos de la Chaire « Psychiatrie de Transition dans un Monde en Transition »

La Chaire Universitaire « Psychiatrie de Transition dans un Monde en Transition » de l’ULB, coordonnée par le Pr. Véronique Delvenne, rassemble des équipes de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola, de l’Hôpital Erasme, du CHU Brugmann et du Service de Santé Mentale de l’ULB.

L’objectif des équipes impliquées est triple :

  • Mieux comprendre les besoins des jeunes durant la période de leur vie où ils sont les plus fragiles, à la fin de l’adolescence et au début de l’âge adulte ;
  • Pallier à la rupture dans la continuité des soins et de l’accompagnement proposés par les départements cliniques de pédopsychiatrie et de psychiatrie de l’adulte ;
  • Innover dans des soins pour les jeunes adultes, adaptés à leur phase de vie et à l’époque actuelle.

Leur méthode ?

La chaire permet de mener des projets de recherche interdisciplinaires avec un objectif de transposition des résultats sur le terrain, mais aussi de mettre en place un enseignement et un partage des connaissances sur la psychiatrie de transition, un domaine à la croisée des soins en pédopsychiatrie et en psychiatrie adulte. Une approche innovante sur le fond comme sur la forme.

Avec le soutien des Fonds Julie Renson, des Fonds Reine Fabiola et de la Fondation Roi Baudouin.

Communiqué de presse

https://huderf.prezly.com/recherche-action–innovation-pour-mieux-predire-levolution-de-la-sante-mentale-des-adolescents-a-lage-adulte#

www.huderf.be 

Allaitement & don de lait à l’hôpital : découvrez la Banque de Lait de l’HUDERF

Le lait maternel est l’aliment de premier choix pour un nourrisson. Il favorise le développement du lien maman/enfant, a une empreinte écologique minimale et est gratuit. L’allaitement a de nombreux bénéfices tant pour la santé de l’enfant que de celle de la maman. Allaitement & don de lait à l’hôpital : l’équipe de la Banque du Lait de l’HUDERF fait le point.

Les bienfaits du lait pour bébé

Il est scientifiquement prouvé que le lait maternel a de nombreux bénéfices sur la santé des nouveau-nés. Le lait maternel permet notamment un meilleur développement cognitif et de l’acuité visuelle. Il diminue les risques de troubles digestifs et de développer une entérocolite (ulcération et/ou nécrose du système digestif voire du côlon). Le lait maternel réduit les risques d’obésité, d’allergies et d’infections pulmonaires ou gastrointestinales. Il baisse aussi le risque de maladies chroniques telles que le diabète de type 1, la maladie caeliaque (intolérance au gluten), de maladie de Crohn (maladie inflammatoire chronique de l’intestin) et même certains cancers.

L’allaitement favorise également le développement du lien mère enfant, notamment grâce au contact peau à peau. Quand l’allaitement n’est pas possible, nos équipes vous accompagnent aussi pour favoriser l’établissement du lien précoce « Mère-Enfant ». Quelle que soit la raison pour laquelle votre enfant est hospitalisé, votre présence auprès de votre bébé est essentielle pour tisser les liens parents/enfant et améliorer la qualité de son développement.

Les bienfaits de l’allaitement ou du don de lait pour maman

L’allaitement maternel est également bénéfique pour la maman ! Il diminue le risque d’anémie (manque de fer) et d’infection post-partum tout en favorisant la perte de poids. Il contribuerait également à une diminution, après un diabète gestationnel, du risque de diabète de type 2 ainsi qu’à une diminution du risque de certains cancers (ovaires et sein). Enfin, il réduit le risque d’ostéoporose (fragilité excessive du squelette) après la ménopause.

L’HUDERF, banque de lait maternel depuis 1989

Pour favoriser et continuer l’allaitement des bébés hospitalisés, des banques de lait maternel ont été créées. Il en existe quatre en Belgique, dont celle de l’HUDERF, créée en 1989. Elle a comme rôle la gestion et le traitement du lait maternel des mamans des enfants hospitalisés et des dons de lait humain. Elle permet donc aux mères de poursuivre l’allaitement pendant l’hospitalisation, encouragées et accompagnées par les équipes des unités. La banque de lait accepte également les dons extérieurs des mamans allaitantes.

La banque de lait collabore avec toutes les salles d’hospitalisation de l’hôpital, mais en particulier l’unité de Soins Intensifs Néonataux (NIC), les Soins Intensifs (USI) et l’unité des nourrissons (salle 68).

Que fait-on avec les dons de lait ?

Une maman  dont l’enfant est ou a été hospitalisé peut extraire du lait et en donner aux autres enfants hospitalisés. Un don extérieur est également possible. Le lait de don est principalement destiné aux prématurés hospitalisés mais peut être donné à d’autres patients sur demande médicale, avec l’accord des parents du nourrisson hospitalisé.

Le « trajet » du lait sera différent en fonction de sa destination et selon plusieurs critères, édités selon les recommandations du conseil supérieur de la santé : type de lait (colostrum, lait maternel ou lait pour le don), lieu d’expression du lait, statut CMV de la maman, âge et poids de l’enfant. Le lait pourra dans certains cas être donné ou congelé tel quel, alors que dans d’autres cas, une analyse bactériologique sera indispensable et déterminera si le lait pourra être donné cru, pasteurisé ou s’il sera éliminé.

Comment donner mon lait ?

Il est bon de savoir, que pour être donneuse il faut être en bonne santé générale, ne pas fumer et avoir du lait extrait avant les 6 mois de l’enfant.

Au niveau pratique, il faut d’abord passer une consultation médicale spécifique ainsi que faire une prise de sang. Sur base de ces résultats, le don est accepté ou non. La maman peut ensuite tirer son lait en respect de mesures d’hygiène strictes.

Consultez la brochure en ligne.

 

Vous désirez continuer l’allaitement de votre enfant hospitalisé ? Nos équipes vous accompagnent, n’hésitez pas à leur demander de l’aide.

Vous souhaitez donner votre lait ou en savoir plus sur le don de lait maternel ? Consultez notre page dédiée sur notre site internet !

Éducation thérapeutique 2.0 dans la Mucoviscidose

Afin d’améliorer la connaissance et l’adhésion aux traitements dans la mucoviscidose, le Centre de Référence Muco HUDERF a réalisé six courtes vidéos, destinées aux enfants et aux jeunes avec le soutien de l’Association Muco.

« Tout savoir sur les antibiotiques » : voici le nom du nouveau projet du Centre de Référence Muco HUDERF, qui explique l’action des antibiotiques de façon simple et imagé dans un langage adapté à l’enfant.

Chacun d’entre nous produit du mucus, que ce soit dans les voies respiratoires, le tube digestif, les canaux pancréatiques et biliaires. Dans le cas de la mucoviscidose, cette sécrétion est trop collante et visqueuse. L’accumulation du mucus épais crée un environnement favorable pour la colonisation et l’infection par des micro-organismes.
Les antibiotiques nous aident à lutter contre les infections.
Les médicaments ne sont pas toujours bien connus et l’adhésion thérapeutique est parfois faible. L’antibiothérapie est un élément pourtant essentiel du traitement de la mucoviscidose.

Les enfants et leurs familles regardent les vidéos avec le pharmacien du centre lors d’une consultation / hospitalisation. Cette approche crée une atmosphère interactive et constructive dans laquelle le patient est un partenaire de soins.

Les vidéos sont disponibles dans la playlist Muco sur la chaine youtube de l’HUDERF.

Ce dispositif d’éducation thérapeutique est complété par des brochures qui permettent de revoir ces contenus à domicile et/ou de partager l’information dans l’environnement proche de l’enfant (école, club de sport, garderie, famille, amis..). Elles seront bientôt disponibles sur notre site internet.

Découvrez tous les autres projets de l’équipe du Centre de Référence Muco de l’HUDERF.

Parents #FaceAuCovid

Cela fait maintenant plusieurs mois que la crise liée au Covid entraîne de nombreux bouleversements dans nos vies et un effort d’adaptation tous les jours. Nos émotions vont dans tous les sens et il est difficile de se projeter dans l’avenir tant l’incertitude est présente. Pour nous protéger, nous devons respecter de nombreuses règles qui nous éloignent les uns des autres. Paradoxalement, cette période nous unit également : nous sommes tous confrontés au même climat ambiant. Ces derniers mois nous ont probablement permis de poser un nouveau regard sur notre quotidien, sur notre vie et certains de ses aspects fondamentaux. Comment surmonter les effets de ce contexte et saisir l’occasion de développer une nouvelle manière d’être ? Nos psychologues proposent quelques exercices pratiques aux parents : pour apprendre à s’écouter, à partager et à se ressourcer. 

1. Temps avec soi-même

Pour y arriver, il est important de pouvoir repérer nos points d’appui, nos ressources personnelles et relationnelles. Prenez une feuille et un crayon et posez-vous ces quelques questions : que savez-vous bien faire dans votre vie quotidienne, sous votre toit, pour vous et pour vos enfants ? Quels sont ces moments de joie partagés avec vos enfants, votre compagne ou compagnon, vos animaux, vos amis ou encore vos collègues ? Ce qui nous fait du bien est ce qui a du sens pour nous, ce qui nous renvoie à l’essentiel, ce qui est juste pour nous. Le réel challenge est de retrouver un équilibre personnel pour ensuite, pouvoir accueillir les questions de nos enfants.

2. Temps partagé avec un proche

Pour poursuivre, nous vous proposons de prendre un temps de partage avec quelqu’un de proche. Echangez autour des questions que nous venons d’évoquer afin de mettre en mots vos ressources comme vos qualités, vos facilités, vos moments de plaisir. Laissez cette personne privilégiée vous tendre un miroir où vous reconnaîtrez vos traits, vos forces et votre style.

3. Se ressourcer, oui mais comment ?

Ce contexte a de nombreuses répercussions sur notre quotidien. Notre rythme de vie s’est vu chamboulé (plus lent pour certains, plus rapide pour d’autres) ! Nous devons parfois assumer de nouvelles fonctions pour nos enfants comme l’école à domicile, la présence quotidienne de nos enfants, etc. Au même moment, nous devons nous adapter à de nouvelles obligations professionnelles comme le télétravail et les visio-conférences.

Certains aspects de notre quotidien peuvent être positifs et nous offrir la possibilité de ralentir le rythme. D’autres, au contraire, sont susceptibles de nous ajouter une charge supplémentaire. Les exigences personnelles, familiales et professionnelles se multipliant, nous sommes parfois envahis par un sentiment de vertige. Si ce déséquilibre était déjà présent avant, il est d’autant plus criant en cette période délicate. Comment retrouver un équilibre entre temps individuel, responsabilités sociales et familiales ? Comment adapter son rythme à ces nouvelles exigences ?

Il n’y a pas de recette miracle mais nous pouvons toute fois stimuler nos capacités d’adaptation. Par exemple, tout d’abord en accueillant ces émotions et en s’écoutant.

Dès lors, nous vous proposons de prendre du temps pour ressentir ce qui se passe dans votre corps, être à l’écoute de vos émotions et de vos pensées. Nous vous invitons à faire votre météo intérieure.

Si vous ressentez un trop plein, c’est peut-être le moment de reconnaître vos limites et de mettre en place vos priorités. Ce déséquilibre peut être une invitation au changement. Est-il temps de construire progressivement une nouvelle organisation en faisant le tri de ce qui fonctionne et de ce qui est plus problématique ? La souplesse et l’adaptabilité sont ici de mise. N’oubliez pas que les possibilités qui s’ouvrent à vous sont nombreuses !

Nous souhaitons partager avec vous quelques ressources. Parmi celles-ci, il y a les activités du « quotidien » qui sont propices au rapprochement, au partage. L’idée est de se laisser aller à découvrir du nouveau dans le connu, réinvestir différemment notre routine « d’avant ». Puis, il y a les activités loisirs – plaisirs à découvrir ou redécouvrir. Les activités familiales peuvent être pensées ensemble en fonction des possibilités, de l’âge et de la maturité de vos enfants.

Faites également l’exercice : quelles sont vos activités du quotidien propices au rapprochement ? 

Bref! Ce qui nous fait du bien est souvent réalisé avec talent !

Cette liste ne saurait être exhaustive, heureusement ! Certaines peuvent paraître évidentes mais ce temps de crise nous reconnecte à l’essentiel. Libre à vous d’en retirer une éventuelle inspiration afin de soutenir et développer votre potentiel créatif.

4. En guise de conclusion…

Enfin, prenez un moment pour penser à une période difficile que vous avez traversé. Visualisez les ressources personnelles, relationnelles et environnementales qui vous ont permis de faire face aux événements. Identifiez ce que vous feriez aujourd’hui autrement, au regard de ce qui vous semble désormais essentiel, avec le recul. L’objectif est de mettre en évidence vos capacités de résilience et de créativité qu’une situation de contrainte forte aura pu venir solliciter en vous. Cette mémoire nous rappelle de quoi nous sommes capables face aux situations difficiles.


Des ressources pour prévenir le burn-out parental existent ! N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour vous aider sur le plan individuel. 

Votre enfant rencontre des difficultés ? Vous avez besoin de soutien ? Nos psychologues et pédopsychiatres sont à votre écoute.

www.huderf.be


A retrouver aussi sur ce blog : tout plein de ressources pour comprendre et accompagner les émotions vos enfants.

 

Jardin sensoriel : une bulle d’oxygène à l’HUDERF

L’Hôpital des Enfants abritera bientôt un jardin sensoriel : un espace vert stimulant tous les sens, au grand air. L’espace accueillera les patients, leurs parents et famille ainsi que les membres du personnel à partir de mai 2021. Ce projet est une initiative de Kids’Care, qui depuis 1991, œuvre à l’amélioration de la qualité de vie et au bien-être de l’enfant malade.

 

Niché entre la plaine de jeux Lydia’s Ludo, l’Ecole Robert Dubois, la Maison des Parents et l’Hôpital des Enfants, le jardin sera constitué de différents espaces, stimulant tantôt la socialisation tantôt l’apaisement par la reconnexion à la nature. Dans cet écrin de nature constitué de plantes et fleurs colorées et odorantes, mais aussi de petits personnages amusants, d’un sentier sensoriel, d’éléments à la fois décoratifs et stimulants comme un mur d’eau en verre…, tous les sens seront stimulés.

 

Les traitements des enfants malades peuvent parfois être lourds, à la fois physiquement et mentalement. Le jardin sera une véritable bulle d’oxygène où il sera possible de se promener, de jouer, de profiter de la nature environnante. Le fait de pouvoir s’asseoir à l’extérieur et en même temps, de façon rassurante, à proximité de l’hôpital, permet aux enfants les plus fragiles d’échapper au confinement de leur chambre.

 

 

Le jardin sensoriel a été rendu possible grâce à la générosité de sponsors et de dons, qui ont permis de financer les 100.000 euros nécessaires pour réaliser ce projet.

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Vous souhaitez soutenir Kids’Care ? Rendez-vous sur leur site internet !Suivez l’avancée du chantier sur la page Facebook de Kids’Care

Canicule : comment protéger les enfants d’un coup de chaleur ?

Le thermomètre grimpe ! Cette hausse de température impacte aussi les enfants et nécessite de prendre quelques mesures pour les protéger. Suivez scrupuleusement les recommandations des autorités !

Boire, boire, boire…

Il est très important d’adapter la consommation d’eau de votre enfant, qui se déshydrate plus vite quand il fait chaud. Il faut que l’enfant boive de l’eau au moins toutes les 30 minutes, même s’il n’a pas soif (surtout s’il a de la fièvre ou de la diarrhée).

Si l’enfant a moins que 6 mois, évitez donner de l’eau mais, si vous allaitez, veillez à le faire plus régulièrement ou plus longtemps. Les mamans doivent également boire beaucoup d’eau. En cas d’allaitement artificiel, donnez un biberon supplémentaire ou même plus souvent mais en quantité réduite. Si l’enfant à plus de 6 mois, faites le boire comme d’habitude (lait/eau) et rajoutez de l’eau après les repas et en journée. Essayez d’éviter les boissons sucrées et les jus.

On évite la surchauffe de l’habitation

Pour garder sa maison au frais, il y a des plusieurs techniques ! Garder les fenêtres ou les rideaux fermés en journée, aérer et renouveler l’air tôt le matin, tard le soir ou pendant la nuit… Il y a également les ventilateurs (à ne pas diriger directement sur les enfants) ou les systèmes de climatisation qui permettent une circulation de l’air à l’intérieur. Vous pouvez également pendre une serviette mouillée à la fenêtre permet de rafraîchir la pièce grâce à l’évaporation de l’eau, mais ne mettez par contre jamais de serviette mouillée sur un ventilateur !

Encore un peu chaud ? Pensez au bain d’eau tiède (sauf si l’enfant a de la fièvre) pour rafraîchir les enfants ainsi qu’à des draps en coton et un pyjama léger pour la sieste et une nuit de qualité. Le body ou le lange sont acceptables pour les tout petits.

On adapte ses activités et les tenues vestimentaires 

Si vous souhaitez sortir vous aérer durant cette période de COVID-19, nous vous conseillons des balades en forêt, des sorties à la piscine (non surpeuplées) ou encore d’autres sorties éducatives dans des endroits climatisés comme par exemple les musées, les grottes….

Une tenue légère en coton, un chapeau, une casquette ou un foulard sur la tête, des lunettes de soleil, crème solaire et vous êtes prêts pour la balade ! Évitez cependant de sortir entre 12h et 16h ainsi que de laisser vos enfants faire du sport intensivement durant ces heures, ce sont les plus chaudes de la journée. Ne laissez pas votre enfant jouer au soleil, préférez les zones d’ombre, les jeux d’eau… On n’oublie pas le brumisateur, qui fait aussi le bonheur des bébés. De plus, si l’IRM (Institut Royal de Météorologie) indique un code rouge, le repos est indiqué. Suivez les précautions communiquées par les autorités !

Piscine, mer, voiture : restez vigilants !

Aux chanceux qui ont une piscine dans le jardin : ne laissez jamais un enfant sans surveillance. Même si la piscine est peu profonde, le risque de noyade ou d’accident est important. Il en va de même pour la plage. Préférez les zones de baignade surveillées et restez au bord avec les enfants pendant la baignade.

Attention à la réflexion des UV sur le sable et au bord des piscines, même par temps couvert ou venteux : on n’oublie pas de remettre régulièrement de la crème solaire après chaque baignade (indice 50 pour ces peaux fragiles). Le port de la casquette et d’un t-shirt anti UV est vivement conseillé.

Les rebords des piscines peuvent rapidement devenir brûlants sous le soleil. Les brûlures au bouts des doigts des petits sont fréquentes, suite aux sortis réquents. attention au sol brûlant,  mettez des chaussures ou des chaussettes de piscine.

Attention ! Ne laissez jamais un enfant dans une voiture au soleil. En effet, la température augmente très dangereusement : s’il fait 35°C dehors, au bout de 20 minutes, il en fera 55°C dans l’habitacle. Il est important de noter que le fait d’ouvrir les fenêtres ne change rien, puisque l’air ne circule pas. Un long trajet est prévu ? Donnez régulièrement de l’eau aux enfants, enclenchez la climatisation et faites des pauses à l’ombre plus régulièrement. Sur les aires de jeux, attentions aux bacs à sable et aux toboggans, qui peuvent être brûlants.

Les enfants sont plus à risque lors de canicules : quels signes doivent alerter les parents ?

Maux de tête, fatigue, sensation de faiblesse, nausées, la pâleur de l’enfant, l’élévation de la température corporelle, des étourdissements… Que peut-on faire dans ces cas-là ? Commencez par rafraîchir l’enfant (tamponner front, tempes et cou avec un linge mouillé), faire lui boire une solution de réhydratation orale par petites quantités et contrôlez sa température. Pas d’amélioration ? Passez voir un médecin.

Il est important de connaître la différence entre l’hyperthermie et la fièvre. Quand la température corporelle augmente à cause d’éléments externes (soleil, chaleur, sport intense, drogues illicites), c’est une hyperthermie. Dans ce cas, la thermostat interne reste à température normale. Quand le thermostat interne corporel augmente, c’est de la fièvre. En cas d’hyperthermie, ne donnez pas d’antipyrétique et refroidissez avec des boissons, un bain légèrement tiède… En cas de fièvre, il ne faut pas se refroidir et prendre de l’antipyrétique.

Avec un pouls élevé, une respiration difficile, la peau sèche, chaude et rouge, une perte de connaissance… le coup de chaleur est plus sérieux, il faut immédiatement se diriger vers les urgences … voir appeler le 112 !


Merci à l’équipe du Service des Urgences de l’Hôpital des Enfants pour ces conseils !

Retrouvez tous les articles de prévention des équipes de l’HUDERF ici.

Encore des questions sur la santé de vos enfants et adolescents ? N’hésitez pas à vous adresser à votre médecin.

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Un roadbook pour accompagner les ados hospitalisés

L’équipe de psychologues de l’HUDERF a créé et mis à disposition des ados et préados un ‘roadbook’ pour accompagner leur hospitalisation. Le roadbook est un outil type journal de bord qui permet aux jeunes de faire le point et de se rendre compte de l’évolution de leurs émotions. C’est aussi un outil de communication entre l’ado et son entourage soignant ou familial, qu’il peut choisir de partager ou non. Illustré sous forme d’un journal de bord personnalisable, le roadbook est fait pour stimuler la créativité et l’expression : le personnage central, c’est l’ado !

« Impliquer, calmer, stimuler… Chaque adolescent a des besoins différents. Notre objectif est de le rendre acteur de son bien-être et de sa santé ».

Pour profiter de ce carnet dans son intégralité, c’est par ici!

 

FaceAuCovid#11 : (Dé)confinement – conseils pratiques & ressources psy pour parents et enfants !

Vous vous posez de nombreuses questions sur l’impact du (dé)confinement ou le retour à l’école de votre enfant ? C’est légitime !

Que vous prévoyez ou non un retour en classe pour vos enfants, il est important de savoir ce dont les enfants ont besoin.

L’équipe des psychologues de l’Hôpital des Enfants vous donne ses meilleurs conseils pratiques et différentes ressources psy dans une brochure spécialement dédiée.

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