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La vaccination à l’heure des défis

« Le 8 février dernier, Bruxelles a accueilli le 1er Symposium Vaccination Saint-Valentin. En invité d’honneur, Stanley Plotkin, professeur émérite de l’université de Pennsylvanie (USA) et « père » du vaccin contre la rubéole, venu parler des réussites et des échecs de la vaccinologie actuelle ».

Interview croisée entre le Pr Plotkin et le Pr Smeesters sur l’efficacité du vaccin, l’hésitation vaccinale ou l’anti-vaccination, la formation des médecins et le partage des savoirs sur la vaccinologie.

Un article de Martine Versonne, republié avec l’aimable autorisation du Journal du Médecin (22 février 2019, n° 2575).

 

Article Journal du Médecin

Article Journal du Médecin

 

Pour plus d’informations sur la vaccination : www.huderf30.be/tag/vaccination

Une hésitation ? Posez toutes vos questions sur la vaccination à votre pédiatre ou votre médecin généraliste.

1er Symposium Vaccination de Saint Valentin, organisé par le GIEV, Groupe Interuniversitaire d’Expert en Vaccinologie (GIEV) ULB-UCLouvain-ULiège

 

Grippe : comment éviter la contagion ?

La grippe est une maladie  bénigne chez la plupart des individus mais qui peut avoir des conséquences sérieuses comme un grand absentéisme scolaire ou au travail, une surutilisation d’antibiotiques ou l’apparition de complications plus graves chez certaines personnes plus fragiles comme  des pneumonies ou d’autres surinfections secondaires par des bactéries. Le risque de grippe sévère ou de complication est d’autant plus élevé que vous ou vos enfants faites partie des groupes à risque que sont les femmes enceintes, les nourrissons, les personnes atteintes d’une maladie chronique et les personnes âgées de plus de 65 ans.

Les 8 gestes à adopter pour se protéger et protéger les autres de la grippe

La grippe est une maladie très contagieuse. Les lieux collectifs, comme le bureau ou l’école, sont autant d’endroits où le virus de la grippe se propage facilement. Les conseils des infectiologues de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola sur les gestes à adopter pour se protéger de la grippe, et protéger les plus faibles :

Le vaccin contre la grippe, ça marche ?

Le vaccin est recommandé pour le groupe à risque, mais aussi pour le personnel de santé, les personnes ayant entre 50 à 65 ans, les familles des malades et les personnes fréquemment en contact avec les groupes à risques. L’efficacité du vaccin contre la grippe est bonne et prouvée, mais elle varie chaque année en fonction de la concordance entre les souches virales qui circulent et les souches contenues dans le vaccin mis au point pour la saison en question, d’où l’importance de se refaire vacciner tous les ans. Cela reste la meilleure solution dont on dispose pour limiter l’épidémie de grippe et les complications pour les plus faibles d’entre nous. Cette année en Belgique, ce sont des vaccins  « quadrivalents » qui sont disponibles, c’est-à-dire qu’ils protègent potentiellement contre les 4 types de virus de la grippe. Ces vaccins ne contiennent pas de virus vivants, il n’y a donc pas de risque de faire une vraie grippe après vaccination. Les vaccins sont autorisés à partir de l’âge de 6 mois.

Pour plus d’informations sur la grippe et la vaccination, consultez votre médecin généraliste ou le pédiatre de votre enfant.


Source : Le Brusseleir – Octobre 2018, en collaboration avec le Dr Blumental, clinique d’infectiologie pédiatrique HUDERF

Crédits design : Freepix.com et Canva.Com

La vaccination, un droit et une responsabilité pour tous

Les hôpitaux sont des lieux uniques par de multiples aspects, dont celui de l’attention toute particulière à donner à la sécurité et la santé de nos patients et de nous-mêmes. Dans ce contexte, la vaccination est vitale pour prévenir les maladies.

Il est important de noter tout d’abord que l’étendue de la protection offerte par la vaccination en Belgique dépasse largement la vaccination contre la grippe. Un calendrier vaccinal détaillé pour les enfants comme pour les adultes, défini par le Conseil Supérieur de la Santé, comprend aussi la polio, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, la rubéole les oreillons, le rotavirus, le papillomavirus (HPV) ainsi que trois vaccins contre la méningite (l’Haemophilus influenzae de type b, le méningocoque C, et le pneumocoque). Ce calendrier peut encore s’élargir sur base individuelle au regard de la situation de santé ainsi que des lieux de travail et de voyage.

Les vaccins, est-ce vraiment sans danger ?

Le flux d’informations généré notamment par internet et les réseaux sociaux a donné un écho nouveau à une série d’inquiétudes et de méfiances vis-à vis des vaccins. La meilleure façon d’y apporter des réponses satisfaisantes – et rassurantes – est d’en discuter avec les médecins qui pourront amener des éléments objectifs et scientifiques.

Nous sommes tous responsables

Pour nos patients, nous nous devons d’éviter que l’hôpital puisse devenir un lieu où on tombe malade. C’est particulièrement critique dans les secteurs cliniques où les patients sont les plus fragiles, comme la pédiatrie en général, et plus particulièrement la néonatalogie, mais aussi les soins intensifs, l’oncologie et la gériatrie.

Pour nous-mêmes également, et par extension pour nos proches, la vaccination est un rempart contre des maladies potentiellement très dangereuses. La recrudescence des cas de rougeole a par exemple été relevée ces derniers mois et a pu amener à des situations dramatiques dans les pays limitrophes (il y a eu, sur l’année 2017, 369 cas de rougeole en Belgique et 37 décès dus à la rougeole en Europe).

L’HUDERF et le CHU Brugmann organisent la vaccination pour leur personnel. L’implication de chacun d’entre nous est primordiale afin d’obtenir des taux de vaccination satisfaisants, eux-mêmes seuls garants d’une protection efficace.

Auteurs : Francis de Drée (Directeur Général HUDERF et CHU Brugmann) & Professeur Pierre Smeesters (Chef de service de pédiatrie à l’HUDERF)

Source : Osiris News (n° 49, mars-juin 2018)


Retrouvez tous nos précédents billets sur la thématique de la vaccination sur ce blog !

http://www.huderf30.be/tag/vaccination/

Vaccination : les parents prennent la parole

L’histoire de Sofia

« C’était les deux semaines les plus dures de notre vie, avec notre petite fille de deux mois à l’hôpital, qui se battait pour sa vie. La vaccination c’est important, pour donner toutes ses chances à son bébé. Nous nous estimons heureux qu’elle soit encore là. On a eu de la chance : la coqueluche, c’est 50/50. Quand Sofia s’est étouffée, ça a été la pire nuit de ma vie… »

Sofia a eu la coqueluche à deux mois. Dans le cadre de la semaine de la vaccination, ses parents ont souhaité partager leur histoire.

 

 

L’histoire de Raphaël  

« Nous devions le faire vacciner dans trois jours. La vaccination aurait pu changer tout à fait la situation. Vaccinez vos enfants, suivez les recommandations officielles des autorités de santé, faites la vaccination pendant la grossesse. Méfiez-vous de ce que vous pouvez lire sur internet, posez vos questions au pédiatre, suivez le calendrier vaccinal. Si on peut protéger d’autres enfants en relayant ces informations et notre expérience, c’est important, il faut le faire. [Perdre son enfant] c’est traumatisant. Les années passent, et c’est comme si c’était hier. C’est la même tristesse. »

Raphaël est décédé de la coqueluche à deux mois. Dans le cadre de la semaine de la vaccination, sa maman a souhaité témoigner en son nom.

La maman de Raphaël s’engage à sensibiliser les parents sur les médias sociaux notamment. Pour en savoir plus sur la coqueluche, rendez-vous sur leur page Facebook. https://www.facebook.com/CoquelucheSensibilisation/

 

 

 

Propos recueillis par le Dr Isabel Castroviejo Fernandez, post-graduée en pédiatrie à l’HUDERF


Pour vous informer sur la vaccination, discutez-en avec votre médecin ou le pédiatre de votre enfant.

Lisez également notre article sur le retour de la coqueluche et de la rougeole : http://www.huderf30.be/nouvelles/la-coqueluche-et-la-rougeole-deux-maladies-graves-et-contagieuses-sur-le-retour

Prévenir la méningite par la vaccination

Le méningocoque est une bactérie qui est responsable d’infections graves entraînant principalement des méningites. Le personnel soignant s’inquiète de la fulgurance d’une forme extrêmement sévère d’infection à méningocoque aux séquelles irréversibles, qui entraîne le décès du patient dans 20 à 25% des cas. Cette infection représente donc un risque pour la population, et notamment pour enfants de moins de un an, les adolescents et les jeunes adultes. Trois vaccins existent pour prévenir les infections à méningocoque, dont une nouvelle formule. Explications de nos expertes docteur Sarah Jourdain, pédiatre au sein des Hôpitaux Iris Sud et docteur Tessa Goetghebuer, chef de la clinique de pédiatrie du CHU Saint Pierre.  

Le méningocoque est une bactérie qui est responsable d’infection grave chez l’Homme, (Neisseria meningitidis). Lorsqu’elle est présente dans la gorge, elle se transmet facilement, par exemple par la toux ou les postillons. C’est en traversant les muqueuses et en passant dans le sang qu’elle entraîne une infection invasive à méningocoque. Les formes plus graves sont principalement des méningites dans 50% des cas (infection du liquide et des membranes qui enveloppent le cerveau), des bactériémies et des septicémies. Il existe une forme extrêmement sévère d’infection à méningocoque, dénommée purpura fulminans, qui se caractérise par des “points rouges” sur la peau qui vont progresser en larges taches noires, une fièvre importante et un choc circulatoire empêchant une bonne circulation du sang vers les organes. “L’évolution du purpura fulminans est, comme son nom l’indique, très rapide et entraîne le décès dans 20 à 25% des cas malgré un traitement administré en urgence. Les séquelles comprennent la surdité, le handicap non réversible, et l’amputation des extrémités secondaires à des nécroses”, explique le Dr Sarah Jourdain.

La bactérie en 3D – Source : Fotolia

Le diagnostic difficile d’une urgence médicale

Les infections à méningocoques sont difficiles à diagnostiquer. “Elles se présentent en début d’infection, par des symptômes assez fréquents (fièvre) et des “points rouges” qui peuvent passer inaperçus. C’est une forme d’infection qui nous inquiète particulièrement car l’évolution est particulièrement rapide. C’est une urgence médicale compte tenu de son haut taux de mortalité et des séquelles irréversibles. De plus, le méningocoque est capable de provoquer des épidémies là où règne la promiscuité comme dans les crèches, les écoles, les casernes…”, ajoute le Dr Tessa Goetghebuer. Les infections invasives à méningocoque touchent particulièrement les jeunes enfants de moins de un an, les adolescents et les jeunes adultes. En Belgique, on estime le nombre d’infection à 1 personne/100.000 habitants par an, soit 110 personnes annuellement.

Trois vaccins disponibles en Belgique

En fonction de la nature de la capsule qui l’entoure, on classe cette bactérie en plusieurs types (méningocoque de type A, B, C , W, Y…).

  • Le premier vaccin fait partie du calendrier vaccinal offert à tous les enfants et cible le méningocoque de type C (Neisvac®, Meningitec®). Il consiste en une injection à l’âge de 15 mois.
  • Le deuxième cible quatre types de méningocoque (le A, C, W et Y) (Nimenrix®) et est plutôt destiné aux patients qui voyagent dans des zones où il existe des épidémies comme dans certaines régions d’Afrique ou à la Mecque (vaccination obligatoire).
  • Enfin, le troisième vaccin, complémentaire aux autres est disponible chez nous depuis moins d’un an,. Il cible le méningocoque de type B (Bexsero®). Ce vaccin est le fruit d’une nouvelle technique d’élaboration de vaccin.

Source : CNRS – Ceinture africaine des méningites

Un nouveau vaccin contre le méningocoque de type B

Le méningocoque de typeB présente de fortes analogies avec le tissu humain. Il était donc difficile de trouver une cible qui entraînerait une protection sans induire des infections contre ses propres tissus (maladies auto-immunes). Grâce à de nouvelles techniques de séquençage de l’ADN du méningocoque B, il a été possible de sélectionner quatre protéines exprimées à la surface de la bactérie et non retrouvées dans le tissu humain.

Ce vaccin peut être administré dès l’âge de 2 mois et il est possible de l’injecter en même temps que les vaccins de routine. L’enfant risque cependant de présenter plus de fièvre que lors des vaccins du calendrier. Par ailleurs, ce vaccin n’est pas gratuit et est à charge du patient. Le Royaume-Uni est le seul pays à avoir introduit ce vaccin dans son programme national de vaccination et à l’offrir gratuitement à toute sa population mais le taux d’infection invasive à méningocoque au Royaume-Uni est l’un des plus élevé d’Europe; certaines régions d’autres pays européens l’offrent également (Espagne, Portugal…).

Aux Etats-Unis, un deuxième vaccin issu de cette nouvelle technique et ciblant deux protéines a été approuvé. Il concerne les enfants à partir de dix ans et n’est pas encore disponible chez nous.

 

Dr Sarah Jourdain

Dr Tessa Goetghebuer

 


Pour vous informer sur les infections à méningocoques et sur la vaccination, discutez-en avec votre médecin ou le pédiatre de votre enfant.

Avis aux professionnels : un séminaire-webinar est prévu le vendredi 27 avril à 17h. Rendez-vous à l’HUDERF, au CHU St Pierre ou en ligne, lors de la Semaine de la Vaccination.

 


 

ARCHIVES – Blogs : nos experts ont pris la parole en 2017

Vaccination et douleur : nos conseils aux soignants et aux médecins

La douleur associée à l’injection de vaccins demeure une source d’inquiétude et d’anxiété chez les enfants et les parents. On estime que près de 25% de la population présente une crainte des aiguilles et 10% évitent la vaccination et les centres de soins à cause de cette peur. Celle-ci se développe principalement dans l’enfance. La douleur laisse une trace dans leur mémoire. Il est donc important de mettre en place des procédés afin de diminuer la douleur lors des injections afin d’empêcher le développement de peur et de comportement d’évitement. Comment diminuer la douleur et l’anxiété associées à l’administration des vaccins ?

Commencez par vous !

En vous montrant calme et collaboratif, soucieux des inquiétudes exprimées par l’enfant et ses parents, vous instaurez déjà un climat favorable. Montrez-vous disponible. Prenez le temps d’expliquer le soin et demandez aussi ce qui amuse l’enfant, en incitant le parent à le distraire. Un parent informé et à qui on donne un rôle pendant les soins sera lui aussi souvent plus calme et plus apaisé.

Soignez votre installation

Mettez tout ce dont vous aurez besoin à portée de main. Si possible, orientez la tête de l’enfant à l’opposé du soin et préparez le matériel hors de sa vue.

Comment bien positionner votre patient ?

La position est importante et elle dépend de l’âge de l‘enfant. Le nourrisson et le jeune enfant (< 3 ans) doivent être tenus dans les bras de la personne qui s’occupe de lui ; assis sur les genoux pour les enfants plus âgés afin de diminuer leur crainte. La position couchée augmente l’anxiété et donc le ressenti de la douleur. Elle n’est conseillée qu’en cas d’antécédent de malaise.

Le moment de l’injection

L’injection intramusculaire doit se faire le plus rapidement possible (donc, pas d’aspiration et/ou d’injection lente). Lorsque plusieurs vaccins doivent être donnés pendant une seule séance, il faut tout d’abord administrer le vaccin oral puis les vaccins injectables du moins déplaisant au plus douloureux.

A propos de l’allaitement

L’allaitement lors de l’injection s’est montré être un analgésique puissant par une combinaison de facteurs : le maintien de l’enfant dans une position confortable et connue lors de l’allaitement, le contact « peau-à-peau », le goût sucré et l’effet réconfortant de la succion. L’administration de vaccin reste un événement rare et par conséquent, l’enfant n’associera pas l’allaitement à une expérience douloureuse. Certains enfants refusent et certaines mères peuvent ne pas désirer allaiter à ce moment critique, ce choix doit être respecté.

Et la solution sucrée ?

L’administration de solution sucrée lors de l’injection est analgésique chez le nourrisson. Cette action entraîne une libération d’opioïdes endogènes et distrait l’enfant. Elle est efficace chez les enfants jusqu’à l’âge de 12 mois. Par ailleurs, le vaccin oral contre les rotavirus contient du sucre et permet de diminuer la douleur des injections qui suivent.

Quel type de distraction est le plus efficace pour vos patients ?

A chaque âge son plaisir, mais notre expérience montre que les enfants ont leurs petites préférences : marionnettes, bulles de savon, jouets colorés ou lumineux, jouets sonores, livres, un film… La réalité virtuelle marche aussi très bien. Bien que cela puisse changer d’un jour à l’autre, d’un soin à l’autre… Le tout est de se lancer et de tester. Les parents peuvent aussi vous aider : posez-leur la question, impliquez-les ! La conversation et la musique sont aussi efficaces chez les plus grands enfants et les adultes. Bon à savoir : il est important de commencer la distraction avant le soin, pour que l’attention du patient soit déjà focalisée sur autre chose.

Quid des moyens antalgiques ?

En ce qui concerne les antidouleurs oraux (paracétamol, ibuprofène), il n’est pas recommandé de le donner avant ou pendant la vaccination car ils ne diminuent pas la douleur lors de l’injection. Par contre, ils ont leur place dans la gestion des effets différés dûs au vaccin : inconfort, irritabilite, douleur au niveau du site d’injection et fièvre secondaire à l’administration vaccins. Les crèmes analgésiques (EMLA) peuvent avoir une place si elles sont appliquées à temps, mais ne sont pas recommandées de manière systématique.

La prise en charge de la douleur et de l’anxiété est donc un volet important à ne pas négliger pour une vaccination efficace et harmonieuse. Distraction, comfort talk : aujourd’hui la recherche nous montre leur importance et leur impact sur la qualité d’un soin et sur la relation avec le patient.

 

Dr Sarah Jourdain, pédiatre Hôpitaux Iris Sud

Dr Tessa Goetghebuer, chef de clinique de pédiatrie au CHU St Pierre

Merci aux éducateurs et à l’Unité Ressource Douleur de l’Hôpital des Enfants d’avoir partagé leur expérience !

 


[Boîte à outils] La distraction pour prévenir la douleur www.jeutesoigne.be

L’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et l’association ABELDI ont lancé en 2016 un outil pour aider les enfants et leurs parents à mieux appréhender la douleur. La plateforme  www.jeutesoigne.be défend la distraction comme outil de soin pour prévenir la douleur et propose aux parents, aux patients et aux soignants des jeux et des informations pour améliorer la prise en charge de la douleur.

http://www.huderf30.be/nouvelles/prevenir-douleur-enfants-pendant-soins-droit-elementaire-patient/

 


Références

Reducing pain at the time of vaccination: WHO position paper-September 2015

Pain reduction during paediatric immunisations: evidence based review and recommendations PEdiatrics may 2007 NL Schechter and al

Reducing the pain of childhood vaccination: an evidence-based clinical practice guideline CMAJ December 2010 A Taddio and al

 

 

 


 

ARCHIVES – Blogs : nos experts ont pris la parole en 2017

 

 

 

 

Vidéo : 6 minutes pour comprendre la vaccination

Jennifer et Chahnez sont étudiantes en médecine à l’ULB et membres du BeMSA (Belgian Medical Students Association – Université Libre de Bruxelles). Elles sont parties dans la rue pour prendre le pouls du public quant à la vaccination.

  • Peut-on se défendre de toutes les maladies ?
  • Les vaccins, comment ça marche ?
  • Qu’y a t-il dans un vaccin ?
  • Les vaccins sont-ils sûrs ?
  • L’aluminium est-il toxique ?
  • Vaccin contre la grippe : à quoi bon ?
  • Que penser des polémiques ?
  • Est-ce utile de se faire vacciner / de faire vacciner ses enfants ?

Leurs réponses aux interrogations des passants en images.


Plus d’informations :

www.one.be

www.huderf30.be


Plus d’informations sur la vaccination ? Parlez-en à votre médecin ou au pédiatre de votre enfant. Vous trouverez également les articles de nos experts sur ce blog.


Avis aux professionnels : le sujet de la douleur sera également abordé lors d’un séminaire-webinar est prévu le vendredi 27 avril à 17h. Rendez-vous à l’HUDERF, au CHU St Pierre ou en ligne, lors de la Semaine de la Vaccination.


 


 

ARCHIVES – Blogs : nos experts ont pris la parole en 2017

Etude vaccination : les parents demandent davantage de transparence et d’objectivité

Si les professionnels jouent un rôle central pour répondre aux questions et inquiétudes de leurs patients vis-à-vis de la vaccination, notre système actuel de vaccinologie ne répond que partiellement aux attentes des parents. Voilà en somme ce que révèle une étude menée par Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola auprès de parents d’enfants de la région de Bruxelles-capitale dans le but de mieux comprendre les perceptions des parents à l’égard des vaccins. Une nouvelle enquête est en cours auprès des professionnels de la santé.

L’étude qualitative menée dans le courant de l’année 2017 sous forme de focus group auprès de 24 parents bruxellois a révélé aux chercheurs de l’ULB qu’en matière de vaccination, les parents sont demandeurs de davantage de transparence, d’informations plus objectives et d’un discours plus unanime dans le monde des professionnels de la santé. Sans remettre en cause le rôle central des professionnels en tant que sources fiables d’informations, l’étude souligne cependant que le système actuel est donc perfectible. Parmi les principaux freins à la vaccination, on retrouve les idées reçues véhiculées par certains groupes très actifs sur les réseaux sociaux et internet, et supportées par certains médecins opposés à la vaccination.

Des parents également demandeurs d’informations durant la grossesse

L’étude montre également que, face au médecin qui propose de vacciner leur enfant, beaucoup de parents se sentent pris de court et doivent prendre une décision rapide : ils sont désireux de bénéficier d’informations pendant la grossesse. « Autrefois l’information était moins nécessaire vu la haute incidence des maladies à prévention vaccinale, mais cette suggestion de la part des parents prend aujourd’hui tout son sens », explique le Dr Isabel Castroviejo Fernandez, responsable de l’étude de 2017 et aujourd’hui pédiatre résidente à l’Hôpital des Enfants.

Nouvelle étude en cours auprès des professionnels de la santé

De manière à pouvoir apporter des solutions efficaces sur le terrain et qui soient en adéquation avec les attentes de la population, une enquête du même type chez les professionnels de la santé est actuellement en cours et supervisée par le docteur Sarah Jourdain, pédiatre au sein des Hôpitaux Iris Sud et par le Pr. Pierre Smeesters, chef du service de pédiatrie à l’Hôpital des Enfants. Cette nouvelle étude menée par Amandine Jorion, étudiante en médecine, vise à interroger des médecins généralistes de la Région Bruxelles-Capitale sur leurs perceptions et leurs pratiques dans le domaine de la vaccination. Les premiers résultats de cette enquête pointent le besoin d’informations actuelles et de mises à jours régulières des médecins traitants. Ils souhaiteraient avoir accès à une formation plus approfondie en matière de vaccination ainsi qu’à des outils adéquats (notamment numériques) afin d’améliorer leur prise en charge du patient et renforcer l’adhésion à la vaccination. Par ailleurs, une formation plus profondie en vaccinologie dans le cursus médical serait une piste d’amélioration à explorer.

Les pharmaciens en tant qu’ambassadeurs de la vaccination ?

Pour le Pr. Smeesters, il y a donc un travail d’information et de dialogue avec les professionnels de la santé qu’il faut continuer à mener. « La première étude avait déjà révélé que pour les parents, les pharmaciens en qui ils ont confiance, pourraient également jouer ce rôle d’informateurs. » Une autre piste que l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola compte bien suivre, en partenariat avec les hôpitaux publics du réseau de l’ULB et d’autres acteurs du secteur de la santé.

Un contexte de mise en danger la couverture vaccinale

Depuis plusieurs années, nous assistons à une remise en question de la vaccination par la population. En effet, bon nombre de controverses véhiculées par les médias, internet et les réseaux sociaux remettent en question l’innocuité et parfois même l’utilité et le bien-fondé de la vaccination. La méfiance suscitée vis-à-vis des vaccins entraîne une modification et parfois un refus du calendrier vaccinal proposé par l’ONE. Cette baisse de couverture vaccinale induit une augmentation des maladies évitables par la vaccination. Et dans les faits, en Belgique, nous observons une augmentation significative des cas de coqueluche, de rougeole et de diphtérie*. Ces maladies sont sévères et entraînent des hospitalisations prolongées, des séquelles parfois irréversibles et des décès.

 


Etude

« Préoccupations parentales concernant la vaccination pédiatrique : étude en focus groups à Bruxelles », Isabel Castroviejo Fernandez, Sarah Jourdain, Nadine Kacenelenbogen, Pierre Smeesters, Revue Médicale de Bruxelles [under press]

*Référence : Tableau OMS


Plus d’informations sur la vaccination ? Parlez-en à votre médecin ou au pédiatre de votre enfant. Vous trouverez également les articles de nos experts sur ce blog.


Avis aux professionnels : le sujet de la douleur sera également abordé lors d’un séminaire-webinar est prévu le vendredi 27 avril à 17h. Rendez-vous à l’HUDERF, au CHU St Pierre ou en ligne, lors de la Semaine de la Vaccination.


 


 

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Pourquoi vaccine t-on les bébés contre l’hépatite B ?

« Dans le monde, environ 240 millions de personnes souffrent d’une infection chronique par le virus de l’hépatite B. Et plus de 686.000 personnes meurent chaque année des suites d’une infection par l’hépatite B, notamment de cirrhose ou de cancer du foie. » OMS – Juillet 2016.

En Belgique, grâce à une couverture vaccinale élevée, moins de 2% de la population est porteuse du virus. Malgré ce faible taux, l’hépatite B reste l’une des pathologies infectieuses les plus préoccupantes.

L’hépatite B : du virus aux symptômes

L’hépatite B est une maladie contagieuse causée par le virus VHB qui s’attaque au foie. La transmission se fait par le sang ou les sécrétions corporelles. Le patient s’infecte lors de contact avec le sang (personnel de santé, transfusion,…).

Il existe également une transmission de la mère à l’enfant durant la grossesse et/ou à l’accouchement (appelée transmission verticale).

Une fois contracté, le virus peut induire une infection du foie, l’hépatite aiguë. Celle-ci peut passer inaperçue ou entraîner un tableau clinique avec jaunissement de la peau et des yeux, des maux de tête, des douleurs abdominales, des nausées et une fatigue importante. Les hépatites B aiguës peuvent, dans un cas extrême, conduire au décès.

La contraction du virus peut entraîner un autre type d’infection, l’hépatite chronique, qui va progressivement entraîner des lésions sévères et irréversibles du foie (cirrhoses et cancer du foie). Le traitement de ces pathologies du foie par chimiothérapie, thérapie antivirale et chirurgie est extrêmement lourd et présente des succès divers.

Ce risque de passage à la chronicité est d’autant plus élevé que le patient est jeune. En effet, si un nourrisson est affecté par l’hépatite B durant sa première année de vie, le risque de développer une hépatite chronique est de plus de 80%. Durant les trois années suivantes, les risques diminuent, mais restent conséquents (30 à 50%).

« Plus les enfants sont infectés jeunes par la maladie, plus le risque de développer un cancer du foie sera important », souligne Sarah Jourdain, pédiatre infectiologue au sein des Hôpitaux Iris Sud.

La prévention par la vaccination des jeunes enfants joue donc un rôle crucial. Nous disposons, en effet, d’un vaccin sûr et efficace qui empêche de développer les deux types d’infections (aiguë et chronique). Depuis 1982, plus d’un milliard de doses de vaccins ont été administrées et ont démontré non seulement leur efficacité, mais également leur innocuité.

En Belgique, le schéma vaccinal contre l’hépatite B se présente en 4 doses : la première dose à 2 mois, la deuxième à 3 mois, la troisième à 4 mois et la dernière à 15 mois. Ces 4 doses sont administrées lors de l’injection d’un vaccin combiné contre six maladies infectieuses.

Le tétanos : pourquoi vacciner ?

Le tétanos est une maladie infectieuse grave qui attaque le système nerveux central et provoque des contractions musculaires douloureuses. Elle entraîne le décès dans 20 à 30% des cas. Mais le tétanos, contrairement aux autres maladies évitables par vaccination, n’est pas une maladie contagieuse (elle ne se transmet donc pas de personne à personne).

Clostridium tetani, la bactérie responsable du tétanos

Clostridium tetani est une bactérie présente dans la terre et dans les déjections animales. Elle produit une toxine dangereuse qui, lorsqu’elle s’introduit dans l’organisme, s’attaque au système nerveux central et entraîne un tableau clinique caractéristique. Celui-ci débute par une contraction des muscles responsables de la mastication (trismus) qui va atteindre d’autres groupes musculaires et se généraliser. Ces spasmes sont extrêmement douloureux. La contraction des muscles respiratoires peut entraîner le décès par asphyxie. Le traitement repose sur trois angles d’attaque :

  • Un antibiotique pour éliminer la bactérie de l’organisme et empêcher la production de toxines ;
  • Un sérum contenant des anticorps qui vont annuler l’action des toxines ;
  • Un traitement dit « supportif » qui consiste en antidouleurs et produits anesthésiques (curare,…).

Malgré ce traitement, le tétanos peut provoquer des lésions irréversibles du système nerveux, entrainant des troubles moteurs, une paralysie et présente un taux de mortalité élevé.

Comment cette maladie non-contagieuse se transmet-elle ?

La bactérie pénètre dans l’organisme via une brèche au sein de la barrière cutanée (plaie, morsure, écharde, épine,…). « La plaie peut être minime, voire inaperçue », explique Sarah Jourdain, pédiatre infectiologue au sein des Hôpitaux Iris Sud. « Une fois dans l’organisme, la bactérie va pouvoir sécréter sa toxine et la maladie va se développer. »

Nettoyer la plaie n’est-il pas suffisant ?

Il est toujours important de désinfecter une plaie, cependant la bactérie Clostridium tetani est présente dans les sols partout dans le monde et dans l’intestin d’herbivores comme le cheval. Etant donné l’omniprésence de cette bactérie et, en autre, l’imperceptibilité possible de la blessure, la désinfection des plaies n’empêche pas toujours la bactérie de pénétrer dans l’organisme.

Un vaccin immunisant

Avoir le tétanos ne permet pas d’être immunisé, c’est-à-dire qu’un patient pourrait contracter la maladie plusieurs fois dans sa vie. Le vaccin protège l’organisme durant une dizaine d’années, c’est pour cette raison que le rappel de vaccination est strictement nécessaire pour rester protégé.

Le schéma vaccinal recommandé pour le vaccin antitétanique est le suivant : la première dose à 2 mois, la deuxième à 3 mois, la troisième à 4 mois et la dernière à 15 mois. Le premier rappel est à l’âge de 5-6 ans et ensuite, tous les 10ans.

Pourquoi vacciner les nourrissons ?

Lorsque les enfants partent à la découverte du monde qui les entoure, ils ne sont pas conscients que la terre avec laquelle ils jouent peut être dangereuse. Un contact plaie/terre est fréquent, et parfois imperceptible. Il est important de suivre le schéma vaccinal afin que les enfants soient protégés le plus tôt possible. La vaccination est une prévention efficace qui arme les enfants face aux maladies.