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FaceAuCovid#10 : Le sommeil des enfants pendant le confinement

Le sommeil des enfants a quelque peu changé depuis le début du confinement. Entre les veillées tardives, les difficultés à s’endormir ou les sommeils agités, les experts affirment que le confinement joue un rôle important sur la dégradation de la qualité du sommeil. Voici les conseils et les recommandations de notre spécialiste du sommeil, le Dr Sonia Scaillet.

La perte des repères et de la routine quotidienne sont les raisons principales de ce dérèglement du sommeil. Les enfants ne suivent plus un rythme de vie basé sur l’école, ce qui explique parfois leur agitation ou leur difficulté à s’endormir.

Les écrans

Trouver des nouvelles activités à faire avec les enfants peut s’avérer être une tâche difficile pour les parents qui peuvent arriver rapidement à court d’inspiration. Les enfants passent alors plus de temps devant les écrans de télévision, d’ordinateur, de tablette ou de smartphone.

Avant d’aller dormir, il est également conseillé aux parents de ne pas autoriser les écrans aux enfants. Le mieux serait qu’ils n’y soient pas exposés au moins 2 heures avant d’aller dormir. Les adolescents, cela peut être plus compliqué. Il est conseillé d’éteindre son téléphone au minimum 30 minutes avant de se coucher.

L’anxiété des parents

Cette période assez particulière peut apporter de l’anxiété dans certains foyers. Dès leur plus jeune âge, les enfants ressentent lorsque leurs parents sont inquiets ou stressés. L’anxiété du foyer peut également affecter la qualité du sommeil.

Garder le même rythme et les mêmes pratiques qu’avant

Il est important pour les parents de veiller à garder les mêmes habitudes qu’avant la période de confinement. Les parents doivent s’assurer que leurs enfants se couchent aux mêmes heures que s’ils avaient école le lendemain. S’ils avaient aussi pour habitude de raconter une histoire, il faut s’assurer de continuer cette pratique afin d’apaiser son enfant et de faciliter son endormissement.

Les enfants peuvent présenter des signes de fatigue s’ils manquent de sommeil (beaucoup bailler, se frotter les yeux ou les oreilles, avoir des cernes, etc.). Il est important pour les parents d’être attentif à cela. Le nombre idéal d’heures de sommeil varie en fonction de l’âge de l’enfant. Un enfant de moins de 10 ans aura besoin de dormir entre 9 et 11 heures par nuit alors que pour un adolescent, le nombre tournera autour des 9 heures.

Les adolescents peuvent estimer ne pas avoir besoin de dormir tôt et auront alors tendance à rester réveillés très tard la nuit. Ils vont, par conséquent, également se lever tard le matin et toute leur journée sera décalée. Nous conseillons aux parents de négocier avec leurs ados sur une tranche horaire pour le coucher (par exemple, entre 22h et 23h30) et une heure limite pour le lever (maximum 10h).

Une chambre au frais

Notre corps produit naturellement la mélatonine lorsque nous sommes plongés dans le noir. Il s’agit de l’hormone qui permet notre endormissement. Lorsque cette hormone atteint son pic, on ressent de la fatigue et on a envie d’aller se coucher.

Il est conseillé d’aérer la chambre afin d’avoir un sommeil de qualité. S’il fait trop chaud dans la chambre, l’air sera sec et l’enfant pourrait boucher les muqueuse et irriter le nez. L’idéal serait de ne pas dépasser les 18° dans la pièce.

Merci au Dr Sonia Scaillet pour ces précieux conseils.

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FaceAuCovid #9 : quand le coronavirus fait la météo de nos émotions

Dès les premiers jour du confinement, l’équipe des psychologues du Service de Pédopsychiatrie de l’HUDERF s’est mobilisée pour offrir des ressources à leurs patients, aux enfants du personnel, aux parents, déboussolés par tant de changements. Leur objectif ? Aider les parents à accueillir, exprimer et comprendre les émotions des tout petits, en lien avec le coronavirus et toutes ses conséquences sur la vie des enfants de 2 à 6 ans.

Carnet à lire en intégralité ici et ci-dessous

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FaceAuCovid#8 : « Mon jour préféré après mon anniversaire c’est le jour de la rentrée des classes »

Voici les mots hautement symboliques qu’une petite fille de 10 ans a glissés à son papa un soir au moment d’aller dormir… Oui, le confinement est long, très long, y compris pour les enfants… mais écoute-t-on seulement leur voix lorsqu’ils l’expriment ? A l’heure où le déconfinement progressif prend forme qu’en est-il des enfants ?

Nous faisons le constat que, même si on parle beaucoup d’eux, dans les faits les enfants sont les oubliés du déconfinement. La plupart d’entre eux ne pourront pas rentrer à l’école avant septembre. Mais alors qu’y a-t-il de prévu pour eux ? Quel est le plan B ?

Nous souhaitons mettre en avant leurs intérêts et leurs droits.

Il n’y a pour nous aucune raison médicale valable pour exclure plus longtemps les enfants de la collectivité.

Ils ne sont pas les super-transmetteurs présumés comme dans la grippe.

Les données disponibles à ce jour convergent pour mettre en avant que la majorité des enfants infectés l’ont été au contact avec un adulte positif pour le Covid.

En cas d’infection les précautions seront identiques à celles du reste de la société. Un enfant malade devra immédiatement être exclu de la collectivité. Il sera testé et si le test est positif il sera mis en quatorzaine avec sa famille.

Personne ne veut voir son enfant malade et tout le monde souhaite voir son enfant s’épanouir et progresser dans ses apprentissages. Bien sûr, le risque zéro n’existe pas. Mais si nous pensons la société comme un système global respectant tous les individus, y compris les enfants, ce petit risque est nécessaire pour le bien de tous.

Au Danemark la réouverture des écoles n’a pas entrainé une recrudescence de cas plus de 4 semaines après la reprise.

Par ailleurs les enfants sont très peu infectés et quand ils sont atteints par le virus ils sont peu malades dans la très grande majorité des cas. Les formes graves sont très rares, bien moins fréquentes qu’en cas de grippe ou de bronchiolite. Récemment des cas de complications inflammatoires tardives ont été observés (Syndrome de Kawasaki) dans les régions où le virus a circulé, mais cela concerne un nombre très limité d’enfants. Les pédiatres connaissent bien cette maladie, un traitement existe et le pronostic est favorable si le diagnostic est posé de façon précoce.

Donc en toute logique ce sont les enfants qui devraient être les premiers à être déconfinés.

Permettre aux enfants de retourner à l’école et en collectivité est indispensable pour éviter des effets collatéraux. L’école, outre son rôle pédagogique et social, offre un environnement qui permet de détecter les signes de souffrance physique et psychologique de certains enfants.

Le confinement creuse les inégalités avec un risque accru de négligence, de maltraitance et de manque de surveillance pouvant résulter en une augmentation des accidents domestiques. Nous constatons également plus de troubles du sommeil, d’anxiété et de pertes de repère pouvant être préjudiciables pour l’enfant et son développement. L’usage prolongé des écrans encore accentué par le confinement a par ailleurs un effet délétère qui n’est plus à démontrer.

D’autres avantages comme la cantine gratuite dans certaines écoles sont des éléments importants à mettre dans la balance pour les familles les plus défavorisées. Priver les enfants de cette possibilité supplémentaire d’accès à une alimentation équilibrée constitue une autre atteinte à leurs besoins de base.

Restons positifs et pragmatiques

Pour ceux qui auront la possibilité de retourner en collectivité, nous insistons pour que ce retour puisse se faire dans des conditions sereines et bienveillantes. Des mesures de protection excessives (comme la suppression des espaces de jeux, l’interdiction aux enfants de jouer entre eux, ou l’impossibilité de consoler un enfant) ne sont pas basées sur une évidence et pourraient déboucher sur des situations anxiogènes pour l’enfant, les professeurs et les parents.

L’enfant doit pouvoir évoluer, interagir et jouer normalement.

Nous faisons confiance aux enseignants mais aussi aux enfants, qui doivent être pleinement acteurs de cette nouvelle vie à l’école, pour être créatifs et trouver le juste équilibre entre les mesures barrières et d’hygiène nécessaires et l’harmonie du vivre ensemble. Les mesures essentielles recommandées sont le lavage régulier des mains et l’organisation de classes plus petites (bulles) sans interdire le contact. L’OMS insiste sur le fait que les enfants peuvent être les meilleurs ambassadeurs en termes de mesures d’hygiène et qu’ils doivent être positivement encouragés dans ce sens. Nous insistons également sur le rôle important des parents dans le respect des consignes de sécurité en particulier en rue et à l’entrée des écoles.

Enfin, nous rappelons aux parents l’importance du suivi médical habituel de leurs enfants

et de la poursuite de la vaccination. Il faut impérativement éviter que la pandémie à COVID-19 entraine une recrudescence de méningite, de coqueluche ou de rougeole (bien plus dangereuses pour l’enfant que le Covid) en rapport avec un retard vaccinal. Un rattrapage vaccinal doit donc être organisé dès que possible pour éviter l’éclosion future d’épidémies. Une interruption du suivi classique peut aussi retarder le diagnostic de certains problèmes médicaux.

En conclusion nous faisons la demande expresse aux autorités de donner un signal fort pour que la situation de l’enfant soit mise au centre du débat afin que leurs droits fondamentaux soient respectés.

  1. Dimitri Van der Linden, pédiatre infectiologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc
  2. Petra Schelstraete, pédiatre infectiologue, hôpital universitaire de Gand
  3. Marc Raes, président de la Société Belge de Pédiatrie
  4. Tyl Jonckeers, président de l’association professionnelle belge des pédiatres
  5. Pierre Philippet, président du Groupement Belge des Pédiatres de langue Française
  6. An Bael, présidente du Vlaamse Vereniging voor Kindergeneeskunde
  7. Georges Casimir, président de l’ Académie Belge de Pédiatrie
  8. Ann De Guchtenaere, secrétaire générale du European Academy of Paediatrics
  9. Marie Christine Seghaye, chef de service de pédiatrie, CHU Liège
  10. Stéphane Moniotte, chef de département de pédiatrie, Cliniques universitaires Saint-Luc
  11. Pierre Smeesters, infectiologue pédiatre, chef de département de pédiatrie, Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola
  12. Anne Tilmanne, pédiatre infectiologue et hygiéniste, Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola
  13. Julie Frère, pédiatre infectiologue, CHU Liège
  14. Marc Hainaut, pédiatre infectiologue, CHU Saint-Pierre
  15. Marianne Michel, vice-présidente de l’association professionnelle belge des pédiatres
  16. Gunnar Buyse, chef de département de pédiatrie, Hôpital Universitaire de Louvain (KULeuven)
  17. Stijn Verhulst, chef de service de pédiatrie, Hôpital Universitaire d’Anvers
  18. François Vermeulen, pneumologie et infectiologie pédiatrique, Hôpital Universaire de Louvain (KULeuven)
  19. Daan Van Brusselen, Pédiatrie Tropicale, Hôpitaux GZA, Anvers
  20. Herman Goossens, professeur de Microbiologie, Université d’Anvers
  21. Pierre Van Damme, professeur à l’Université d’Anvers, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé
  22. Koen Vanden Driessche, infectiologue pédiatre, hôpital universitaire d’Anvers
  23. Els Duval, chef de service des soins intensifs pédiatriques, hôpital universitaire d’Anvers
  24. Siel Daelemans, pneumologie pédiatrique, UZ Brussel
  25. Luc Cornette, néonatologie, AZ Sint-Jan
  26. Françoise Smets, doyenne de la Faculté de Médecine, UCLouvain
  27. Sabine Van Daele, chef de service de pédiatrie, UZGent
  28. Annick Covents, pédiatre, St Nicolas
  29. Bénédicte Van Grambezen, néonatologie, Cliniques universitaires Saint-Luc
  30. Ana Onnela, néonatologie, Cliniques universitaires Saint-Luc
  31. An Van Damme, hématologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  32. Nathalie Godefroid, néphrologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  33. David Tuerlinckx, chef de service de pédiatrie, CHU Dinant -Godinne, UCL Namur
  34. Olga Chatzis, pédiatre infectiologue, Cliniques universitaires Saint-Luc
  35. Tessa Goetghebuer, pédiatre, CHU Saint-Pierre et conseillère pédiatre ONE Bruxelles
  36. Catheline Hocq, néonatologie, Cliniques universitaires Saint-Luc
  37. Pierre Maton, néonatologie, CHC-Groupe santé- Montlegia
  38. Cécile Boulanger, hémato-oncologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  39. Etienne Sokal, gastro-entéro-hépatologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  40. Xavier Stephenne, gastro-entéro-hépatologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  41. Jean-Philippe Stalens, chef de service de pédiatrie, Centre Hospitalier de Wallonie Picarde
  42. Elisabeth Rebuffat, chef de service de pédiatrie, CHU Saint-Pierre
  43. Patricia Carlier, pédiatre en pratique privée
  44. Valérie Vandresse, pédiatre en pratique privée
  45. Michèle Loop, pédiatre en pratique privée
  46. Nathalie Debroux, pédiatre en pratique privée
  47. Vanessa Largent, pédiatre en pratique privée
  48. Sybille Andries, pédiatre en pratique privée
  49. Françoise Weerts, pédiatre
  50. Catherine Barrea, cardiopédiatre, Cliniques universitaires Saint-Luc
  51. Thierry Sluysmans, chef de service de cardiologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  52. Dominique Hermans, chef de service de pédiatrie générale, Cliniques universitaires Saint-Luc
  53. Diane Stroobant, pédiatre infectiologue, Grand Hôpital de Charleroi
  54. Thierry Detaille, soins intensifs pédiatriques, Cliniques universitaires Saint-Luc
  55. Stephan Clément de Cléty, soins intensifs pédiatriques, Cliniques universitaires Saint-Luc
  56. Bénédicte Brichard, chef de service d’hématologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  57. Nadegda Ranguelov, néphrologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  58. Annelise Bruwier, pédiatre hématologue, Grand Hôpital de Charleroi
  59. Olivier Danhaive, chef de service de néonatologie, Cliniques universitaires Saint-Luc
  60. Benoit Brasseur, pédiatre infectiologue, clinique Saint-Pierre Ottignies
  61. Christiane Vermylen, professeur émérite de pédiatrie, UCLouvain
  62. Jack Levy, professeur émérite de pédiatrie, CHU Saint-Pierre
  63. Fiammetta Piersigilli, néonatologie, Cliniques universitaires Saint-Luc
  64. Caroline Dolieslager, présidente de la société flamande des infirmiers specialisés en Pédiatrie et Néonatologie (VVKV)
  65. Tom Luyckx, infirmier en chef spécialisé en Pédiatrie Centre en réhabilitation Pulderbos
  66. Jeroen Verlinden, infirmier spécialisé en Pédiatrie; coordinateur KinderThuisZorg et Kindzorgtraject
  67. Jordaan Pollet, infirmier spécialisé, Association des Infirmiers Spécialisés en Pédiatrie et Néonatologie
  68. Catherine Wanty, pédiatre gastro-entérologue, Grand Hôpital de Charleroi
  69. Jean-Jacques De Bruycker, rhumatologie et immunologie pédiatrique, CHU Sainte-Justine, Montréal, Canada
  70. Alec Aeby, neurologie pédiatrique, Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola
  71. Armand Biver, chef de service de pédiatrie, Centre Hospitalier Luxembourg
  72. Anne Mostaert, pédiatre néonatologue, CHR Namur
  73. Philippe Cuvelier, pneumo-allergologie pédiatrique, CHIREC-Delta
  74. Laurie Lecomte, pédiatre infectiologue, hôpital de Jolimont
  75. Silvia Berardis, pneumopédiatrie et mucoviscidose, Cliniques universitaires Saint-Luc
  76. Christophe Vô, cardiologie pédiatrique, Cliniques universitaires Saint-Luc
  77. Laurence Dedeken, hémato-oncologie pédiatrique, HUDERF
  78. Levi Hoste, immunologie pédiatrique, UZGent
  79. Anneliese Dussart, néonatologie, CHU Tivoli, La Louvière
  80. Alice Ferster, hémato-oncologie pédiatrique, HUDERF
  81. Anne Johansson, néonatologie, HUDERF
  82. Saskia Vande Velde, gastro-entérologue pédiatre, UZGent
  83. Kristien Kamoen, pédiatre, coordinatrice du conseil d’administration de l’Association flamande de pédiatrie
  84. Quoc Le Phy, HIS Etterbeek-Ixelles
  85. Hilde Van Hauthem, pédiatre, Sint-Maria, Halle
  86. Chantal Dangoisse, dermatologue pédiatrique, HUDERF
  87. Catherine Heijmans, Chef de service de pédiatrie Centre Hopitalier de Jolimont, hématologue HUDERF
  88. Anne Monier, neuro-pédiatre, HUDERF
  89. Christine Quentin, pédiatre, HUDERF
  90. Bertrand Richert, Faculté de Médecine et FSM
  91. Inge Roggen, pédiatre, HUDERF
  92. Sonia Scaillet, pédiatre, HUDERF
  93. Ingrid Thomas, pédiatre, CHU A. Paré, Mons
  94. Françoise Vermeulen, chef de service de pédiatrie, Hôpital Erasme
  95. Valentine Weber, pédiatre, HUDERF
  96. Christine Devalck, pédiatre, HUDERF
  97. Cynthia Prigogine, pédiatre, HUDERF
  98. Nathalie Berneim, HUDERF
  99. Laurence Goffin, pédiatre, HUDERF/Chirec Delta
  100. Véronique Delvenne, pédo-psychiatre, HUDERF
  101. Eric Cavatorta, CHU Marie-Curie, Charleroi
  102. Karin Mathe, pédiatre, CHU Brugmann
  103. Hughes Dessy, pédiatre, HUDERF
  104. José Groswasser, pédiatre, HUDERF
  105. Mouna Al Husni AL Keilani, HUDERF
  106. Corinne De Laet, pédiatre, HUDERF
  107. Christine Versteegh, pédiatre, Chirec Braine-L’Alleud
  108. Thierry Schurmans, pédiatre, HUDERF et CHU Liège
  109. Sophie Lhoir, HUDERF
  110. Erika Boros, pédiatre, HUDERF
  111. Aurélie Empain, pédiatre, HUDERF
  112. Justine Van Gaver, pédiatre, HUDERF
  113. Benedetta Chiodini, pédiatre, HUDERF
  114. Abdel Kanfaoui, pédiatre, HUDERF
  115. Nicolas Lefevre, pédiatre, HUDERF
  116. Pascal Perlot, pédiatre, HUDERF
  117. Jean-Christophe Beghin, pneumologie pédiatrie, HUDERF
  118. Christine Fonteyne, soins palliatifs pédiatriques, HUDERF
  119. Céline Mignon, infectiologue pédiatre, HUDERF
  120. Elise Hennaut, pédiatre, HUDERF
  121. Anissa Messaaoui, pédiatre, HUDERF
  122. Brigitte Adams, pédiatre, HUDERF
  123. Nicolas Arribard, pédiatre, HUDERF
  124. Anna Bruscaglia, pédiatre, HUDERF
  125. Laura Slegers, pédiatre, HUDERF
  126. Caroline Bossicard, pédiatrie générale, HUDERF
  127. Anouk De Ganseman, HUDERF
  128. Sylvie Tenoutasse, pédiatre, HUDERF
  129. Diane Franck, chirurgienne pédiatrique, HUDERF
  130. Cécile Brachet, pédiatre, HUDERF
  131. Sophie Blumental, pédiatre infectiologue, HUDERF
  132. Isabelle Dagneaux, Chercheure au Centre de recherche en Bioéthique UNamur
  133. Paloma Carrillo-Santisteve, médecin épidemiologiste
  134. Roberta Cilio, neuropédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  135. Astrid Haenecour, pédiatrie, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  136. Bouchra El M’Kaddem, neuropédiatre Cliniques Universitaires Saint-Luc
  137. Laurent Houtekie, pédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  138. Christophe Goubau, pédiatre pneumologue, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  139. Maëlle de Ville de Goyet, pédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  140. Emilien Derycke, pédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  141. Laetitia Vanhoutte, pédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  142. Stéphanie Paquay, neuropédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  143. Marie-Cécile Nassogne, neuropédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  144. Bénédicte Michel, pédiatre néonatologue, CHIREC Delta
  145. Emeline Bequet, pédiatre, CHU CHR Liège
  146. Marie-Laura Godet, pédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  147. Georges De Bilderling, pédiatre, CHR Namur
  148. Ariel de Selys Longchamps, pédiatre, Clinique St-Jean Bruxelles, Clinique Gabrielle Uccle
  149. Allison Gilis, pédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  150. Julia Cornet, pédiatre, Cliniques de l’Europe – St-Michel
  151. Aude Helsmoortel, pédiatre néonatologue, CHIREC Delta
  152. Marc Hannesse, pédiatre en pratique privée
  153. Françoise Delmelle, neuropédiatre, CHWAPI Tournai
  154. Annick Sauvage, pédiatre, Cliniques de l’Europe – Ste-Elisabeth
  155. Anne Wintgens, psychiatre infanto-juvénile, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  156. Claire de Halleux, pédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  157. Ludivine Hougardy, pédiatre, Clinique Notre Dame de Grâce, Gosselies
  158. Sophie Lambert, pédiatre, CHC Montlégia, Liège
  159. Cyrielle Gobert, neuropédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  160. Céline Ridremont, pédiatre néonatologue, CHIREC Delta
  161. Nicolas Delvaux, pédiatre, CHU Charleroi – Marie Curie
  162. Antoine Bachy, pédiatre néonatologue, Grand Hôpital de Charleroi
  163. Sybille de Montpellier, pédiatre en pratique privée
  164. Bernadette Dejong, pédiatre en pratique privée
  165. Aurélie Lievens, pédiatre, CHR Namur
  166. Christine Bonnier, neuropédiatre, Centre neurologique William Lennox
  167. Christine de Montpellier, pédiatre en pratique privée
  168. Harold du Roy de Blicquy, pédiatre en pratique privée
  169. Virginie Schellekens, pédiatre, Cliniques de l’Europe – Saint-Michel
  170. Chryssoula Panagiotaraki, pédiatre, CHIREC Delta & en pratique privée
  171. Marie Jossart, pédiatre en pratique privée
  172. Julie Peeters, pédiatre, CH Jolimont
  173. Chloé Brunelle, pédiatre, CHWAPI Tournai
  174. Gaëlle Van De Poel, pédiatre, Clinique Notre Dame de Grâce Gosselies
  175. Sophie Merckx, pédiatre, Clinique Notre Dame de Grâce Gosselies
  176. Louis Alexandre Zeligzon, pédiatre, CHU Brugmann et en pratique privée
  177. Yaël Weinblaum, pédiatre, CHIREC Delta
  178. Christelle Berce, pédiatre, CHU Charleroi – Marie Curie
  179. Nathalie Blavier, pédiatre, Clinique Notre Dame de Grâce Gosselies
  180. Géraldine Gilbert, neuropédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  181. Justine Pêtre, pédiatre, CHC Montlégia Liège
  182. Olivier Robaux, pédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  183. Emmanuel de Becker, psychiatre infanto-juvénile, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  184. Imezzia Giovinazzo, pédiatre en pratique privée
  185. Thérèse Delattre, pédiatre retraitée, Clinique Notre Dame de Grâce Gosselies
  186. Laurence Pratte, pédiatre, Clinique Saint-Pierre Ottignies
  187. Sophie Gerard, neuropédiatre, CHU UCL Namur / Ste-Elisabeth
  188. Nathalie Mercier, pédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  189. Laura Dikuta Mayaula, pédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  190. David Weynants, pédiatre, CHU UCL Namur / Ste-Elisabeth
  191. Thierry Hecquet, pédiatre en pratique privée
  192. Emmanuelle Gueulette, pédiatre, CHU UCL Namur / Ste-Elisabeth
  193. Zoé Van Lier, pédiatre, Clinique Notre Dame de Grâce Gosselies
  194. Sophie Symann, psychiatre infanto-juvénile, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  195. Delphine Jacobs, psychiatre infanto-juvénile, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  196. Julien Mergen, pédiatre, Clinique Saint-Pierre Ottignies
  197. Yolande de Hemptinne, neuropédiatre en pratique privée
  198. Katarzyna Zakrzewska Jagiello, pédiatre en pratique privée
  199. Baudouin Petit, pédiatre en pratique privée
  200. Marion Depermentier, pédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  201. Violaine Somville, pédiatre, CHU UCL Namur / Ste-Elisabeth
  202. Angélique Lhomme, pédiatre en pratique privée
  203. Nadia Zarrouk, cardiopédiatre, CHWAPI Tournai
  204. Solange Béatrice Kouo Epa, pédiatre en pratique privée
  205. Bénédicte Mondovits, pédiatre, Clinique St-Jean Bruxelles
  206. Tharcisse Nsengiyumva, pédiatre, CHIREC Delta et pratique privée
  207. Pauline Filaine, pédiatre
  208. Grégory Delannoy, pédiatre, Clinique St-Jean Bruxelles
  209. Marie Deprez, pédiatre, CHU UCL Namur / Ste-Elisabeth
  210. Jean Goffaux, pédiatre en pratique privée
  211. Catherine Denoncin, pédiatre, VIVALIA Arlon
  212. Nathalie Albrecht, pédiatre, Centre Hospitalier Reine Astrid Malmédy
  213. Emilie Nicolaï, neuropédiatre, Clinique St-Jean Bruxelles
  214. Elisabeth Henrion, pédiatre néonatologue, Chef de Service de Néonatologie, CHR de Namur
  215. Anne-Sophie Truant, pédiatre néonatologue, CHR de Namur
  216. Ludovic Legros, pédiatre, CHR de Namur
  217. Valérie Gillet, neuropédiatre, CHC Montlegia Liège
  218. Pascaline Boes, pédiatre en pratique privée
  219. Coralie Steisel, pédiatre en pratique privée
  220. Nathalie Dujardin, pédiatre en pratique privée
  221. Agnese Vicari, pédiatre, CHU Charleroi – Marie Curie
  222. Chantal Lecart, pédiatre néonatologue, Grand Hôpital de Charleroi
  223. Douchka Peyra, pédiatre en pratique privée
  224. Valérie Leclercq, pédiatre en pratique privée
  225. Catheline Hocq, pédiatre néonatologue, pédiatre, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  226. Christine Halut, pédiatre, CHR de Namur
  227. Jean Vanclaire, pédiatre, Clinique St-Jean Bruxelles
  228. Cécile Dunga, pédiatre, Cliniques de l’Europe – Ste-Elisabeth
  229. Brigitte Henrot, pédiatre en pratique privée
  230. François Leclercq, pédiatre cardiopédiatre, CHU UCL Namur / Ste-Elisabeth
  231. Virginie de Halleux, pédiatre néonatologue, CHR La Citadelle
  232. Elena Bradatan, pédiatre, CHR de Namur
  233. Michel Maka, pédiatre, Centre Hospitalier du Grand Hornu – EpiCURA
  234. Leentje Peetermans, pédiatre néonatologue, Cliniques Universitaires Saint-Luc
  235. Mathieu Thimmesch, pédiatre pneumologue, CHC Montlégia Liège
  236. Amaury de Meurichy, pédiatre, Clinique Notre Dame de Grâce Gosselies
  237. Nathalie Hemelsoet, pédiatrie, Chef de Service, Grand Hôpital de Charleroi
  238. Alexandre Targnion, pédiatrie, Grand Hôpital de Charleroi
  239. Hélène Hariga, pédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  240. Viviane Goldberg, pédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  241. Mahaut de Crombrugghe, pédiatre, Clinique St-Jean Bruxelles
  242. Donatienne Lagae, pédiatre néonatologue, Grand Hôpital de Charleroi
  243. Thierry Mouraux, pédiatre, CHU UCL Namur / Ste-Elisabeth
  244. Philippe Lannoo, pédiatre en pratique privée
  245. Simon Vandergugten, pédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  246. Jean Evrard, pédiatrie, CHR de Namur
  247. Anaïs Wojcik, pédiatre en pratique privée
  248. Carole Olive, pédiatre, CHIREC Delta
  249. Claire Vandenbergh, pédiatre, CHR de Namur
  250. Vincent Cassart, pédiatre néonatologue, Grand Hôpital de Charleroi
  251. Didier Lebrun, pédiatre en pratique privée
  252. Jerry Cousin, pédiatre, Grand Hôpital de Charleroi
  253. Maryline Mattot, pédiatre en pratique privée
  254. Priscilla Jijon Morantes, pédiatre, CHR de Mouscron
  255. Caroline De Vreese, Médecin scolaire au centre PSE d’Ixelles
  256. Marie-Thérèse Dequevy, pédiatre en pratique privée
  257. Marie-Paule Guillaume, pédiatre, CH Jolimont
  258. Marie Van Schaftingen, pédiatre retraitée
  259. Lutty Kaïmba Mumba, pédiatre, VIVALIA, Hôpital d’Arlon
  260. Anne-Catherine Gillot, pédiatre, Clinique St-Jean et pratique privée
  261. Nathalie Sannikoff, pédiatre en pratique privée
  262. Marguerite Landsberg, pédiatre responsable des crèches communales d’Uccle
  263. Sara Peeters, pédiatrie en pratique privée
  264. Isabelle Loeckx, cardiopédiatre, CHC Montlégia Liège
  265. Marie-Françoise Dresse, pédiatre, CHU Liège
  266. Emmanuelle Carlier, pédiatre en pratique privée
  267. Eva Latus, pédiatre, Hôpital St- Nicolas, Eupen
  268. Natacha Cortisse, pédiatre, Hôpital St- Nicolas, Eupen
  269. Susanna Kreitz, pédiatre, Hôpital St- Nicolas, Eupen

CARTE BLANCHE publiée ce 19/05/2020, signée à ce jour par 269 pédiatres

La Libre Belgique

RTBF.be

Le Soir

L’Echo

 

FaceAuCovid#6 : conseils pour les enfants autistes

En cette période de confinement en raison du Covid-19, voici quelques conseils et informations utiles pour les familles concernées par l’autisme.

1. « Stucturez l’espace et le temps »

En raison du confinement, la plupart des enfants ont vu leurs repères quotidiens bousculés. Or, la perte des repères et routines ont tendance à déstabiliser l’enfant avec un TSA. Elle peut provoquer de l’anxiété, une majoration des comportements stéréotypés voire l’apparition de comportements-problèmes. Il est donc important de garder un minimum de repères et de réfléchir à un emploi du temps journalier. Les horaires visuels permettent de structurer le temps : n’hésitez pas à les afficher à un endroit-clé de la maison pour que votre enfant puisse s’y référer. Il peut aussi être utile de structurer l’espace de vie, notamment avec un lieu de détente bien identifiable, et un autre consacré aux activités plus structurées (ex : jeux encadrés), voire aux apprentissages. Alternez les séances occupationnelles/individuelles avec celles qui impliquent une attention partagée de la part de votre enfant.

2. « Gardez le contact avec les personnes qui s’occupent de votre enfant »

Essayez autant que possible de rester en contact avec les intervenants extérieurs : éducateurs, enseignants, thérapeutes … (de préférence par vidéo). Conserver ce lien permettra de rassurer votre enfant voire, dans certains cas, de poursuivre les apprentissages et les rééducations qui étaient proposés avant la pandémie du coronavirus.

3. « Poursuivez les traitements médicamenteux »

Si votre enfant a un traitement médical, il est indispensable de le poursuivre en concertation avec votre médecin de famille ou le spécialiste que vous consultez d’habitude. Un arrêt brutal de la médication peut entraîner des effets secondaires importants et/ou une majoration de la problématique initiale, notamment en cas de traitements prescrits pour les troubles associés à l’autisme (ex : troubles du sommeil, agitation). Vérifiez que vous ayez des ordonnances en réserve et anticipez leur renouvellement. Appelez-nous en cas de nécessité.

4. « N’hésitez pas à demander une attestation de dérogations pour les déplacements ».

Le gouvernement fédéral a prévu des dérogations pour les déplacements, activités physiques et promenades des personnes à besoins spécifiques ou en situation de handicap. Si votre enfant a besoin de s’aérer plus fréquemment, de passer devant les lieux qui lui sont familiers ou de faire une courte promenade en voiture, c’est permis. N’hésitez pas à nous demander une attestation médicale pour justifier ce genre de sorties ; vous en aurez besoin. Plus d’informations sur le site info-coronavirus.

5. « Soyez vigilants face aux dangers cachés de votre domicile »

Rester à la maison signifie un risque accru de dangers domestiques d’autant plus si votre enfant n’a aucun sens du danger. Il peut aussi ne pas faire la différence entre ce qui est comestible et ce qui ne l’est pas, ou présenter des particularités sensorielles comme le fait de ne pas ressentir la douleur ou la chaleur. Redoublez de prudence. Sécurisez la maison en mettant hors de portée les objets et produits dangereux, vérifiez la stabilité du mobilier, sécurisez portes et fenêtres… Une vigilance accrue est indispensable pour éviter les accidents domestiques.

Toute l’équipe du Centre Ressource Autisme se tient à votre disposition pour répondre à vos questions, pour assurer le suivi social de votre dossier ou vous conseiller sur la manière de mettre en place les recommandations ci-dessus. En cas de besoin, des consultations par téléphone ou visio-conférence peuvent être organisées.

Enfin, notre permanence Allo! Pédopsy reste joignable au 02/477.31.80 du lundi au vendredi de 9h00 à 16h30 pour vous conseiller et vous aider à faire face aux moments les plus difficiles.

Merci à Sophie Carlier, Docteure en Psychologie, pour ces précieux conseils.

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Des questions sur la santé de votre enfant ? Parlez-en avec votre médecin de famille ou votre pédiatre !

www.huderf.be

 

Sources :

  • https://deux-minutes-pour.org/
  • https://autismeenfance.blogspot.com/2015/05/activites-pour-enfants-autistes.html
  • https://handicap.gouv.fr/IMG/pdf/covid-19_autisme_vf.pdf
  • https://www.pedopsydebre.org/post/autismeetcovid19
  • https://www.participate-autisme.be/fr
  • https://comprendrelautisme.com/
  • https://www.craif.org/quest-ce-que-lautisme-44

FaceAuCovid#5 : Enfants avec des troubles du comportement (opposition, crise de colère)

L’opposition est un moyen pour l’enfant d’apprendre et fait partie de son développement. C’est un moyen pour lui de tester les limites ou de rechercher l’attention des parents. Avec la période de confinement, ce comportement risque d’être fortement amplifié, surtout chez certains enfants qui souffrent d’un trouble de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ou d’un trouble oppositionnel. Pour prévenir ou gérer ces comportements, la clef se trouve bien souvent dans la communication qui sera toujours adaptée en fonction de l’âge de votre enfant.

Plusieurs stratégies existent :

Pour prévenir ces comportements d’opposition

    • Clarté. Soyez clair et précis dans les consignes que vous donnez. Il est important que vous communiquiez en donnant des règles simples et que votre enfant puisse comprendre. Privilégiez une consigne à la fois et formulez-les de manière positive et respectueuse. Préférez par exemple lui demander : « s’il te plaît, parle doucement » au lieu de « arrête de crier ».
    • Compréhension. Restez vigilants au fait que votre enfant ait bien écouté et compris la consigne. Demandez-lui par exemple de vous regarder dans les yeux ou demandez-lui de répéter la consigne pour vous assurer de sa compréhension. Vous pouvez aussi rester quelques secondes à côté de lui pour vous assurer qu’il démarre bien la tâche. N’hésitez pas à l’aider si nécessaire au début.
    • Priorité. Priorisez les demandes qui permettent de conserver une bonne dynamique familiale. Gardez votre énergie pour les demandes qui sont les plus importantes. Mettez en place des règles qui sont réalisables et tenez compte de l’âge de l’enfant. Divisez les tâches compliquées en différentes sous-tâches pour qu’il ne se sente pas confronté à quelque chose d’irréalisable.
    • Anticiper. Verbalement ou à l’aide d’un planning, structurez l’environnement de votre enfant en lui disant ou en écrivant par exemple « dans 5 minutes ce sera le dîner » ou « dîner à 12 h 30 si c’est sur un planning ».
    • Motivation. Lorsque les consignes s’avèrent difficiles, divisez-les en plusieurs sous-consignes et prévoyez des petites récompenses à obtenir dans la journée qui permettront d’accroitre la motivation de votre enfant (ex. : jouer à son jeu préféré 10 minutes avec maman ou papa ce soir ou pouvoir choisir une partie du repas ce soir). Gardez à l’esprit qu’une récompense acquise l’est définitivement et ne doit pas être retirée, sinon l’enfant perdra cette source de motivation et pourrait avoir moins confiance en ce système.
    • Renforcement positif. Féliciter et encourager votre enfant à avoir réalisé les consignes. Si votre enfant respecte les règles, c’est une excellente solution pour maintenir les bons comportements. Au fur et à mesure, ces comportements deviendront des routines.
    • Cohérence. Soyez clair dès le départ sur ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. Un enfant ne comprendra pas pourquoi vous le laissez faire quelque chose un jour et vous lui criez dessus le lendemain pour la même activité. Il est également important de partager les mêmes règles éducatives avec l’autre parent et d’éviter de vous retrouver en opposition avec votre conjoint lorsque vous établissez les règles éducatives à la maison. Discutez le plus possible de tous les cas de figure à envisager (ex. : l’heure de coucher, les activités permises, les récompenses pour les comportements…).
    • Respect. Évitez les paroles blessantes, humiliantes, culpabilisantes et irrévocables. C’est un point très important. Lorsque vous devez faire une remarque à votre enfant, c’est son comportement que vous critiquez et non pas lui. Par exemple, dites-lui : « je n’aime pas quand tu me coupes la parole ». Toutes les paroles qui pourraient humilier ou dénigrer votre enfant (« tu es un nul » ou « tu es vraiment un idiot ») sont à bannir. De même, évitez de culpabiliser votre enfant avec des phrases comme « c’est à cause de toi que ça se passe mal ». Cela renforce la mauvaise image de soi qu’a l’enfant dans ces situations d’opposition. Cela peut même avoir pour conséquence de renforcer l’opposition (« Pourquoi devrais-je écouter alors que tout le monde me trouve nul ? »).
    • Persévérance. Soyez bienveillant envers vous-même si ces méthodes ne fonctionnent pas immédiatement. Acceptez de les conserver dans le temps : il est possible que ces stratégies ne fonctionnent pas les premières fois. C’est en persévérant sur ces comportements dans le temps que ces méthodes se montreront les plus efficaces.

Pendant les comportements d’opposition

Parfois, certains comportements d’opposition se produiront tout de même et seront difficiles à gérer. Lorsqu’un comportement d’opposition est en cours :

  1. Contact oculaire. Commencez par établir un contact oculaire avec votre enfant. S’il vous désobéit, approchez-vous de lui sans le menacer de votre présence physique. Mettez-vous à sa hauteur et conservez le contact oculaire. Vous pouvez également établir un contact physique, en lui prenant la main si nécessaire. Une fois que vous avez complètement son attention, expliquez-lui ce qu’il ne doit pas faire et proposez-lui une alternative.
  2. Proportionnalité. Réagissez en fonction du niveau de la désobéissance, de manière graduelle. Commencez par une conséquence courte et limitée, par exemple le retrait de la tablette ou d’un jouet pour quelques minutes, en lui expliquant à nouveau clairement pourquoi vous agissez de la sorte. Rendez-lui ce que vous lui avez retiré après le temps que vous avez prévu. Si le comportement que vous avez interdit se répète, retirer le même objet pour une durée un peu plus longue. En cas de crise de colère, proposez un temps calme de 5 à 10 minutes pour qu’il s’apaise.
  3. Régulez sa réaction et s’y tenir : bien souvent, nous avons tendance à vouloir poser des limites fortes à ses enfants « Tu seras privé de jeux vidéo pour toute une semaine » « Tu ne pourras plus appeler tes amis de toute la semaine ». Évitez des sanctions que vous ne pourrez pas tenir. Si vous décidez d’imposer une sanction, il faut qu’elle soit mesurée et réalisable. Dans le cas contraire votre enfant comprendra que vos punitions ne sont pas tenues et cela renforce l’idée d’impunité et le fait de pouvoir continuer les comportements non désirés. Restez ferme mais juste et privilégiez la récompense à la punition.

Pendant la crise de colère ou de rage

Cette période éprouve beaucoup plus qu’habituellement la famille, qui est soumise à une gestion plus importante des tensions et de la frustration quotidienne. Les crises de rages et de colères sont possibles dans ce moment-là. Il va être important de gérer de la meilleure façon possible, avec les ressources dont vous disposez, pour préserver l’harmonie au sein de la famille. Le message clef est de ne pas faire « d’escalade » durant la crise, c’est-à-dire réagir comme un miroir face à votre enfant. Voici plusieurs pistes et stratégies à mettre en place durant une telle situation :

  1. Restez calme devant votre enfant. C’est loin d’être simple, surtout lorsque l’enfant vous frappe ou vous insulte. Votre enfant cherchera à vous entraîner dans sa crise en vous provoquant, en criant, en vous suivant dans la maison pour obtenir une réaction de votre part. Le savoir vous aidera à prendre de la distance et d’être plus calme dans ces situations.
  2. Réalisez un temps de retrait. Essayez de faire en sorte que les interactions avec votre enfant soient interrompues en le mettant dans sa chambre ou une autre pièce. S’il ne veut pas y aller de lui-même, accompagnez-le. Cette phase est souvent très difficile. Essayez de ne pas trop parler et ne lui faites pas mal en l’accompagnant. C’est pour cela que l’accompagner est une bonne solution. En général, l’enfant vous suivra facilement si vous vous déplacez.
  3. S’il ne respecte pas ce temps de retrait, essayez de fermer la porte en expliquant à l’enfant que ce temps de retour au calme est nécessaire. Ne négociez pas avec lui à travers la porte. N’intervenez plus, sauf si mise en danger de l’enfant.
  4. S’il ne respecte toujours pas ce temps de retrait, et qu’il tambourine à la porte. Vous pouvez entrer dans la pièce, vous asseoir sur une chaise et faire semblant de lire. Faites semblant de ne pas le voir, ayez l’air occupé à regarder un livre ou un journal. En général les enfants détestent que ses parents soient indifférents à leur crise. Ne cherchez pas à négocier avec lui. Restez calme. N’intervenez plus, à moins d’une mise en danger de l’enfant.
  5. Évitez que la crise ne se généralise à toute la famille. Essayez de demander aux autres enfants d’aller dans leur chambre ou une autre pièce. Évitez de vous disputer entre adultes. Quand il y a une crise comme cela, très rapidement tout le monde se dispute.
  6. Les autres enfants de la fratrie ne doivent pas assister à la crise. En ce temps de confinement, il n’est pas possible de les faire sortir de la maison, il faut donc essayer de les mettre dans une autre pièce.
  7. Si vous êtes deux adultes à la maison, pensez à vous relayer auprès de l’enfant en crise. Cela permet aussi de souffler. En général on ressent soit même beaucoup de tension.
  8. Ne parlez pas trop pendant la crise. Restez simple. Ce n’est pas le moment pour interroger votre enfant sur ce qu’il ne ressent ni pour lui faire la morale. Votre enfant est débordé par ses émotions, il n’est pas accessible à la discussion. Plus vous le relancez, plus vous prolongez la crise.
  9. Après la crise (ouf), il faut reprendre la situation à froid avec votre enfant. Il faut réagir à froid, une fois que vous et votre enfant serez dans un état émotionnel stable.
  10. Évitez les punitions, car l’enfant n’a pas assez de contrôle sur son comportement pour éviter les crises, la punition risque d’augmenter sa colère et baisser son estime de lui. Privilégiez la réparation, en permettant à votre enfant de réparer les dégâts matériels qu’il a causés durant la crise. Donnez-lui des missions d’intérêt général, comme mettre le couvert, ou passer l’aspirateur. Accompagnez votre enfant pour les premières tâches.

Est-ce que la colère que j’ai ressentie en tant que parent est normale ?

Vous avez peut-être ressenti de la colère contre votre enfant, de la culpabilité si vous avez perdu le contrôle de votre comportement pendant la crise, mais aussi de l’empathie pour votre enfant qui souffre, ou même un sentiment de découragement dans votre rôle de parents. Ces émotions peuvent aussi se superposer, il faut les accepter.

Le confinement est une période stressante pour toute la famille, mais elle peut être un bon moment pour réaliser des activités en famille dont vous n’avez pas le temps en période scolaire. Vous pouvez faire un emploi du temps pour les temps dédiés aux devoirs/travail des parents et des temps pour les loisirs/activités en individuel et en famille.

N’hésitez pas à contacter votre médecin référent par email. C’est plus simple pour qu’il soit disponible et prêt à vous répondre.

Enfin, notre permanence Allo ! Pédopsy reste joignable au 02/477.31.80 du lundi au vendredi de 9h00 à 16h30 pour vous conseiller et vous aider à faire face aux moments les plus difficiles.

Merci à Anthony Beuel, neuropsychologue, pour ces précieux conseils !

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Sources:

FaceAuCovid#4 : Patients qui suivent un régime alimentaire strict

Certains enfants doivent, pour des raisons médicales, suivre un régime alimentaire particulier. Cette diète est parfois la base essentielle du traitement médical ou alors elle vient s’ajouter à d’autres mesures thérapeutiques.

Quel que soit le type de régime, l’enfant et ses proches doivent adapter leurs menus, apprendre à lire les étiquettes des aliments, se montrer inventifs dans leurs recettes ou développer de réels talents de cuisinier quand ils manipulent des produits spéciaux (ex pauvres en protéines).

Le confinement, en bouleversant notre quotidien, peut perturber notre façon de nous alimenter. Les grignotages, la recherche d’aliments plaisir, … sont très fréquents chez les adultes. Ils procurent un soulagement passager du stress ou améliorent l’humeur. Mais en excès, leurs effets sur la santé peuvent être nocifs. Nos enfants ne sont pas différents ; la déstructuration de leur quotidien, l’ennui, l’inactivité, … risquent de modifier leurs comportements alimentaires, ce qui chez certains, peut avoir des conséquences graves.

Voici quelques conseils pour vivre au mieux ce confinement, particulièrement lorsque son enfant doit suivre un régime spécifique :

  • Garder un rythme de vie.
  • S’octroyer les temps de repas en famille, sans être perturbé par les médias. Ces moments partagés sont des instants privilégiés pour vos enfants.
  • Maintenir les 4 repas principaux, petit-déjeuner, déjeuner, goûter et diner et éventuellement une petite collation milieu de matinée si l’enfant a pris son petit-déjeuner très tôt.
  • Manger des fruits et légumes, sous différentes formes, selon la prescription ; ils apportent vitamines, oligo-éléments et anti-oxydants. Les aliments plaisir autorisés peuvent être consommés mais il est préférable de les proposer en fin de repas
  • Poursuivre les vitamines habituelles comme la vitamine D par exemple
  • Ce confinement est peut-être l’occasion de découvrir de nouvelles recettes, peut-être même de les réaliser avec votre enfant. C’est une activité que nos plus jeunes aiment beaucoup et cela les aide à avoir une image positive de leur alimentation. N’hésitez pas à contacter l’équipe diététique pour vous donner des idées au besoin ou consultez notre page Facebook pour trouver des recettes simples.
  • Les pépinières ouvrent leurs portes. Pourquoi ne pas tenter un carré potager si vous avez un jardin ou faire pousser des tomates cerises sur votre terrasse.
  • Se coucher à des heures régulières, dormir un nombre d’heures suffisantes est important pour les enfants (et pour les adultes)

Si vous rencontrez des difficultés à maintenir le traitement diététique de votre enfant, l’équipe de Nutrition, diététique et médicale, se tient à votre disposition pour réfléchir aux adaptations à envisager.

Merci à l’équipe diététique/nutrition pour ces précieux conseils.

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FaceAuCovid#3 : Enfants avec trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

Pour beaucoup de familles, la situation actuelle peut créer des moments de tension et de détresse. Cette situation peut être encore plus difficile à gérer lorsqu’un membre de la famille est porteur d’un TDAH. Vous trouverez dans cette fiche des conseils, trucs et astuces pour aider au mieux votre (vos) enfant(s) au quotidien, tant pour la journée que pour anticiper les moments de la journée ou l’impulsivité ou l’hyperactivité peuvent être à leur comble.

1. « Si votre enfant est sous traitement, continuez le traitement médicamenteux, sauf indication contraire de votre médecin »

La médication aide votre enfant à mieux gérer les symptômes de son trouble. Il est donc important de continuer le traitement habituel. Si l’ordonnance pour son traitement est périmée, contactez votre médecin référent, renouvelez celle-ci par téléconsultation.

2. « Organisez les journées de votre enfant selon une routine fixe »

Les journées de nos enfants sont normalement structurées par le rythme scolaire. Les routines et rituels sont importants pour les enfants et adolescents TDAH, d’autant plus dans une période comme celle-ci où ils perdent leurs repères.

Prévoyez donc un emploi du temps (écrit, à l’aide de pictogramme, etc.) pour structurer ses journées. S’il ou elle est en âge de le faire, vous pouvez réaliser cet emploi du temps ensemble ou proposer qu’il le réalise seul. Faites en sorte que ce planning soit compatible avec ce que votre enfant à l’habitude de vivre en période scolaire. Un emploi du temps soudainement chargé d’activité inhabituelle ou d’objectifs à atteindre risque d’avoir l’effet opposé que celui qui est attendu.

Il est important d’avoir des points de repère fixes quotidiennement tel que :

  • Une heure de lever et de coucher fixe
  • Des heures de travail bien défini, ainsi que les matières à travailler
  • Les moments de temps libre
  • Le moment des temps repas
  • Les activités sportives
  • Les éventuelles tâches à réaliser, le moment de se laver, etc.

Formalisez les temps d’apprentissages et utilisez les supports pédagogiques fournis par l’école. Gardez en tête que le contexte d’apprentissage est différent de celui de l’école, et qu’il ne faut donc pas avoir les mêmes attentes. L’important est qu’il apprenne ou travaille, le cadre peut être plus souple (peut se lever, gigoter, travailler assis, debout ou par terre, travailler à l’oral, etc.).
N’hésitez pas à faire régulièrement des activités agréables afin de casser un peu le quotidien morose de la vie en confinement.

Si possible, trouvez des missions ou des objectifs pour votre enfant après la fin de la journée de travail et de la séance de sport. Cela lui permettra de canaliser son impulsivité et son agitation. Vous pouvez par exemple le nommer « chef de cuisine pour la préparation d’un gâteau » ou lui demander de s’occuper de ses petits frères et sœurs.

Exemple d’emploi du temps pour un jour de la semaine :

Horaire lundi Activité à réaliser
8h-8h30 Réveil ⏰ — Temps libre*
8h30-9h Déjeuner 🥣 — Se laver 🚿 — S’habiller 👖
9h-10h30 🏫 École à la maison : maths 🧮
10h30-11h Temps libre 🏰 🚀 🎮
11h-12h30 🏫 École à la maison : français 📖
12h30-13h30 Dîner🍴
13h30-14h30 Temps libre 🎨 🧩 🎼
14h30-16h 🏫 École à la maison : éveil 🌋
16h-16h30 Goûter 🍉 — Détente 🧘🏼♂️
16h30-17h Activité physique ⛹🏻♀️
17h-19h Temps libre 📞📱
19h Souper 🍽
20h Se préparer au coucher 🛁
20h30 Coucher* 🛌

* Dans la mesure du possible, faites attention au temps d’exposition aux écrans qui se cumule rapidement sur une journée. Il est aussi préférable d’éviter une utilisation des écrans trop prolongée avant le coucher. Privilégier d’autres activités, comme la lecture par exemple, plus favorables à l’endormissement.

Téléchargez notre calendrier et commencez à créer le planning de vos enfants !


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3. « Maintenez des temps de socialisation, gardez contact avec vos proches »

Autant pour vous que pour vos enfants, il est important de garder des contacts réguliers avec votre proche extérieur à la maison. S’ils sont en âge de le faire, encouragez vos enfants à contacter quotidiennement des membres de la famille ou des amis de l’école. Privilégier le plus possible des contacts visuels en utilisant les moyens de communication actuels (ex : Skype/ FaceTime/ WhatsApp / Viber/ Messenger). Pour les plus grands, s’ils n’ont pas de téléphone, laisser les discuter entre eux en toute discrétion. Ils seront plus à l’aise. Pour ceux qui possèdent un téléphone, ne vous inquiétez pas, ils ne vous auront pas attendu pour parler avec leur copain ou copine.

4. « Maintenez une activité sportive quotidienne »

Vos enfants, surtout s’ils ont un TDAH avec une hyperactivité prononcée, ont besoin de se dépenser. L’agitation et l’impulsivité risquent en effet d’être encore plus marquées après 16h, c’est donc une activité à ne surtout pas laisser de côté. En intérieur, proposez des activités de type yoga, relaxation, de la danse ou encore des parcours de gymnastique (à l’aide de mobilier qui ne casse pas, tel que des livres, des chaises, des coussins, etc.). Une fois le parcours réalisé, n’hésitez pas à mobiliser votre enfant pour qu’il en recrée un différent seul tout de suite après le premier parcours, afin de mobiliser sa créativité et sa motivation à l’activité.
Surtout si vous n’avez pas de jardin ou que vous vivez en appartement, proposez une activité physique extérieure d’au moins 30 minutes par jour (promenade, course à pied, vélo tout en veillant à respecter les distances requises avec les autres promeneurs et promeneuses).

Différents sites Internet peuvent vous aider pour le sport à l’intérieur :

5. « Ne vous inquiétez pas et apaisez votre enfant sur l’éventuel retard pédagogique que cette période de confinement peut entraîner »

Leur équilibre mental est plus important que leur niveau scolaire ! Rappelez-vous que tous les jeunes se trouvent dans la même situation. Lors du retour en classe, leurs enseignants s’adapteront à cette situation inédite. L’important est de continuer à apprendre.

Profitez des temps d’école – d’apprentissage pour également favoriser d’autres types de travaux. Organisez des travaux manuels durant la journée type dessin, pâte à sel, peinture, musique — encore comme des vrais cours à l’école. Il ne s’agit pas de temps de récréation. C’est aussi le bon moment pour leur apprendre à cuisiner, à chanter, à dessiner, à danser, à bricoler, etc. N’hésitez pas à utiliser les supports numériques et les tutoriels YouTube pour susciter leur intérêt.

6. « Organisez des temps de jeux en famille le soir »

Cela permettra à chacun d’être tous ensemble dans un moment agréable et d’apaiser les tensions si nécessaire. C’est également un temps qui permettra à chacun de s’exprimer plus sereinement. Essayez de prévoir des activités d’au moins 10 minutes, comme du karaté, de la danse, des jeux de société, pour rigoler tous ensemble et favoriser l’échange.

7. « Parlez de la situation actuelle à votre enfant »

Soyez ouvert à votre enfant, parlez-lui de la situation de manière calme et adaptée à son niveau de compréhension, évitez les détails inutiles. Demandez-lui quelles sont ses inquiétudes. Parlez-lui également des mesures d’hygiène actuelles, quels sont les gestes barrières, à quoi servent-ils. Votre enfant a besoin de comprendre quelle est l’utilité de ce geste. Vous pouvez par exemple faire un atelier avec des paillettes pour montrer à quoi sert de se laver les mains. Limitez également le temps d’exposition aux médias à vos enfants, aux informations de la télévision et des réseaux sociaux. Ayez régulièrement cette discussion avec vos enfants, les enfants sont inquiets, mais ne l’expriment pas comme les adultes.

8. « Prenez soin de vous en tant que parent »

L’anxiété se transmet : quand les parents sont anxieux, les enfants aussi, il est important de prendre aussi soin de vous en tant que parent, il faut vous informer, mais attention à ne pas écouter en boucle les chaines d’information qui peuvent majorer l’anxiété. Limitez les médias à 30 minutes par jour maximum.

Essayez de faire des séances de respiration ou de relaxation, avec ou sans les enfants. Soyez bienveillant envers vous et les autres membres de la famille. Nous passons rarement autant de temps tous ensemble sur des périodes aussi longues. Octroyez-vous des moments de solitude, à l’intérieur de la maison ou en allant marcher. Posez des horaires fixes ou vos enfants s’occupent eux-mêmes afin de pouvoir prendre du temps pour vous.

9. « En cas de crise »

La tension induite par la situation que nous vivons peut entraîner des crises et des comportements opposants chez vos enfants. N’hésitez pas à consulter notre fiche pratique pour vous aider à prévenir ce type de comportement, mais aussi pour gérer les situations plus critiques.

Enfin, notre permanence Allo ! Pédopsy reste joignable au 02/477.31.80 du lundi au vendredi de 9h00 à 16h30 pour vous conseiller et vous aider à faire face aux moments les plus difficiles.

Merci à Anthony Beuel, neuropsychologue, pour ces précieux conseils !

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Des questions sur la santé de votre enfant ? Parlez-en avec votre médecin de famille ou votre pédiatre !

www.huderf.be

Sources:

www.tdah.be

www.pedopsydebre.org

www.pieceofpie.ca/the-best-indoor-activities-for-adhd-kids/

www.caddra.ca

FaceAuCovid#2 : Patients diabétiques

Voici quelques points que nous souhaitions aborder avec toi en cette période spéciale de confinement…

On entend beaucoup parler du diabète et du coronavirus dans les informations. Sache qu’à l’heure actuelle, aucun jeune de moins de 25 avec un diabète n’a dû être hospitalisé pour des complications du CoviD-19 ! C’est essentiellement le diabète mal équilibré de la personne âgée qui favorise les complications de cette infection. D’ailleurs, vu ton âge, tu ne fais a priori pas partie de la population à risque des complications du coronavirus. Néanmoins, tu peux quand même l’attraper ou le transmettre à tes proches. Alors prends soin de toi, garde bien tes distances et lave-toi les mains régulièrement !

Si tu devais être infecté par le coronavirus, comme pour toute autre infection, ton diabète pourrait être déséquilibré. Mesure bien ta glycémie et adapte alors bien tes doses d’insuline. Les médecins de la Clinique de Diabétologie restent évidemment disponibles par téléphone pour t’aider à adapter ton traitement !

1) Prends soin de toi

Même en confinement, tu dois gérer au mieux ton diabète. Le fait de rester à la maison peut avoir modifié ton alimentation et ton activité physique. Comme tu le sais, ceci peut avoir un impact direct sur ton équilibre glycémique.

Même en pleine épidémie de coronavirus, nous te demandons de rester vigilant, de contrôler ton taux de sucre, de réaliser tes injections et de respecter les consignes diététiques. Profites-en pour compléter correctement ton carnet, adapter tes doses d’insuline, corriger les hyper- et hypoglycémies. N’hésite pas à contacter ton médecin pour des avis sur l’adaptation des doses d’insuline ou les diététiciennes, Manon Druppel et Nina Deveen, pour tout conseil diététique.

Nous t’invitons à garder une activité physique régulière en extérieur, en appliquant bien les consignes de sécurité (distanciation sociale et lavage des mains) ou en intérieur (il existe de nombreuses applications te proposant un coaching sportif gratuit !).

2) On garde le contact

L’équipe de diabétologie continue à travailler et à te recevoir sur rendez-vous. Nous sommes aussi toujours disponibles par téléphone pour répondre à toutes tes questions. Valérie Van Bever, la secrétaire de la Clinique de Diabétologie, prendra contact avec toi ou tes parents une semaine avant le rendez-vous initialement prévu, pour vérifier si tout va bien, si ce rendez-vous est bien indispensable et si tu as des besoins particuliers (tigettes, capteurs, prescriptions, attestations…).

Lors des rendez-vous, une seule personne peut t’accompagner et tu ne pourras entrer dans l’hôpital qu’en l’absence de symptômes et après prise de ta température. Si tu ne pouvais pas te rendre personnellement à la consultation, un de tes parents peut y venir avec ton lecteur ou les données de ta pompe.

Toutes ces mesures permettent de t’accueillir dans les meilleures circonstances à l’hôpital et, surtout, de protéger ta santé.

3) Et le Ramadan ?

Le 24/04 débute le Ramadan. Comme chaque année, nous t’invitons à prendre contact avec ton médecin pour savoir si ton état de santé et ton traitement te permettent de jeûner.

De toute façon, priorité à la santé ! Ne te mets pas en danger pour jeûner !

Merci à l’équipe de diabétologie pour ces précieux conseils !

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Des questions sur la santé de votre enfant ? Parlez-en avec votre médecin de famille ou votre pédiatre !

www.huderf.be

FaceAuCovid#1 : Patients allergiques et asthmatiques

En cette période d’épidémie du Covid-19, voici quelques informations importantes sur votre traitement y compris des conseils, trucs et astuces !

1. « Maintenez votre traitement de fond »

Les patients asthmatiques doivent en cette période d’épidémie du Covid-19, comme lors de toute autre infection virale, maintenir leur traitement de fond afin de contrôler leurs symptômes car les virus sont des facteurs déclencheurs de crise. Les enfants asthmatiques sont plus fragiles au niveau de leurs poumons et il est donc logique de penser qu’ils vont développer plus de complications en cas d’infection à Covid-19, même si on ne connaît pas encore bien ce virus.

Les corticoïdes inhalés du traitement de fond agissent localement. Il est donc important en cette période de les prendre quotidiennement pour stabiliser l’état respiratoire. Un asthme non contrôlé est un facteur de risque de développer des complications, comme des hospitalisations.

La toux sèche ou les difficultés respiratoires sont des symptômes d’un asthme non contrôlé qui sont également des symptômes de l’infection au Covid-19. La fièvre et les douleurs musculaires sont causées par des virus. Il est donc recommandé d’appeler son médecin en cas de doute.

2. « La saison pollinique du bouleau bat son plein » selon AirAllergy.be

Les patients allergiques aux pollens doivent poursuivre leur traitement.
En cette période d’infection à Covid-19, il est recommandé d’aérer les habitations. En cas d’allergie aux pollens, il faut éviter d’aérer toute la journée mais le faire tôt le matin (avant 8h) et tard le soir (après 22h).

L’écoulement nasal est un des symptômes de la rhinite allergique mais est également présent en cas d’infection virale. Si le nez chatouille, c’est plutôt un signe d’allergie mais il est recommandé en cas de doute de contacter son médecin.

3. « Maintenez une bonne hygiène de vie »

Restez confinés, ne veut pas dire : j’arrête le sport, je joue plus aux jeux vidéos, je mange n’importe quoi, …

Il est donc important de :

• Maintenir une activité sportive et pourquoi pas en famille? Il existe plein d’applications sur internet.
• Manger 4 à 5 fruits et légumes par jour. Et pourquoi pas, faire des ateliers cuisine en famille ?
• On peut jouer aux jeux vidéos, regarder des vidéos sur son smartphone, … mais pas trop. Pourquoi ne pas rejouer aux jeux de société ?
• Et même si on ne va pas à l’école, il est important de respecter son nombre d’heures de sommeil. Donc, au lit quand les parents le demandent.

Enfin, on vous ne le répète pas assez : « Restez chez vous ! » car rester confinés permet d’éviter d’attraper le Covid-19. Ne retardez pas non plus un passage aux urgences si l’état de votre enfant vous inquiète ou s’il arrive quelque chose ! Tout est prévu pour vous accueillir en toute sécurité.


 

Toute l’équipe de Pneumologue-Allergologie est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions éventuelles !

Merci au Dr. Laurence Hanssens, Chef de Clinique de Pneumologie, pour ces précieux conseils.

Des questions sur la santé de votre enfant ? Parlez-en avec votre médecin de famille ou votre pédiatre !

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Parler du coronavirus sereinement aux enfants

Comment nos infectiologues parlent-ils du Covid-19 à leurs propres enfants ? Voici leurs conseils.

N’oublions jamais que nos enfants restent des éponges, ils absorbent nos certitudes mais aussi nos angoisses. L’épidémie du coronavirus étant sur toutes les lèvres, prenons alors soin d’expliquer la situation personnellement à nos tout petits.

Sensibiliser : rassurons-les d’emblée en leur indiquant qu’ils ne font pas partie des personnes à risque. Mais sensibilisons-les au fait qu’ils peuvent facilement transmettre le virus aux personnes affaiblies ou âgées. Voilà, par exemple, pourquoi il faudra attendre avant de rendre visite aux grands-parents.

« Parler vrai » :  faisons appel à notre imagination pour expliquer clairement la situation mais surtout abordons sans détour les symptômes. Disons-leur de ne pas s’inquiéter si leur nez coule plus fort et qu’ils ont plus chaud que d’habitude, nous sommes là pour les accompagner.

Décrire les bons gestes : nos habitudes ont changé, expliquons-leur pourquoi il est important de bien se laver les mains plus régulièrement avec de l’eau et du savon. Rappelons-leur d’utiliser des mouchoirs en papier ou de bien éternuer dans son coude.

En ces temps de crise sanitaire, inspirons-leur avant tout confiance.

 


 

Prendre soin de soi, prendre soin des autres : comment bien se laver les mains ? 

 

 

 

 

 

Bien s’informer : www.infocoronavirus.be

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